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L'insurrection d'El-Mokrani
Publié dans La Nouvelle République le 14 - 03 - 2017

Considérée comme l'une des plus importantes et la dernière résistance armée face à l'occupation française, l'insurrection d'El-Mokrani sera lourdement réprimée.
«Je m'apprête à vous combattre ; que chacun prenne son fusil. Pour moi, je n'accepte ni la trahison, ni la destitution sans poudre. Il faudra me soumettre par la force, je préfère cela.» C'est par cette déclaration chevaleresque, proférée le 14 mars 1871, qu'El Mokrani entra en guerre contre l'occupant français. Cette insurrection, considérée comme l'une des plus importantes, sera menée par le cheikh El Mokrani, son frère Boumezrag El Mokrani et le cheikh El Haddad, chef de la confrérie des Rahmaniya. Les causes de ce soulèvement auquel prendront part plus de 250 tribus, prend racine dans l'avènement du régime civil annoncé le 9 mars 1870. Craignant la domination de plus en plus marquée des colons et la spoliation des terres qui se poursuivait, alors que les populations devaient affronter la misère, tout juste sorties d'une famine accablante (1867-1868), la Kabylie était au bord de l'insurrection. Aït Mokrane Hadj Mohand dit Cheikh El Mokrani, désigné comme bachagha en succession à son père, avait jusque-là soutenu la colonisation française et refusé de se joindre au combat de l'Emir Abdelkader. Jusqu'à ce qu'il se sente directement menacé. Rétrogradé par l'administration coloniale pour avoir soutenu la révolte du Cheikh Bouaquaz, un proche de son père, en 1864-1865, El Mokrani sous pression pour des raisons financières, décide de mener une révolte. Dans une lettre adressée au général Augeraud, il explique sa position: « Je vous remercie des excellentes choses que vous m'avez dites ; je vous remercie de la bonté que vous m'avez toujours témoigné ; j'en garderai le meilleur souvenir, mais je ne puis vous répondre qu'une chose : j'ai donné ma démission au maréchal de Mac-Mahon qui l'a acceptée. Si j'ai continué à servir la France, c'est parce qu'elle était en guerre avec la Prusse et que je n'ai pas voulu augmenter les difficultés de ma liberté. Vous le savez, je vous l'ai dit : je ne puis d'accepter d'être l'agent du gouvernement civil, qui m'accuse de parti pris et déjà désigne mon successeur. Cependant, on verra plus tard si on a eu raison d'agir ainsi, et si c'est moi qui ai eu tort. Mes serviteurs sont arrêtés à Sétif et à Aumale, et partout l'on affirme que je suis insurgé. Pourquoi ? Parce que l'on veut me condamner. Eh bien ! Je n'échangerai avec ces gens-là que des coups de fusils, et j'attendrai. J'écris à M. Olivier que je refuse mon mandat de février et qu'il ait à se tenir sur ses gardes, car je m'apprête à combattre, Adieu ! Mohammed-Ben-El-Hadj-Ahmed-El-Moqrani. » (Lettre cite par L. Rinn, «Histoire de l'insurrection de 1871 en Algérie»). Le 16 mars 1871, Mokrani lance six mille hommes à l'assaut de Bordj Bou Arreridj. Ce matin même, El Mokrani adresse une lettre au bachagha du Tittery, « Si Dieu le veut, nous nous emparerons dans la journée d'une partie de la ville ; le reste tombera cette nuit entre nos mains (...) Il y a ici un enthousiasme général pour le djihad, et si les musulmans se soulevaient de tous les côtés, je vous jure par Dieu qu'ils n'auraient plus besoin de s'insurger une autre fois... ». L'objective de cette missive est de faire réagir le bachagha afin qu'il lance également ses hommes contre l'armée d'occupation. Ainsi, El Mokrani sera suivis par différents chefs de tribus et sa révolte prend des airs d'une véritable insurrection, avec pas moins de 150 000 guerriers. Il sera tué le mai suivant lors d'une bataille sanglante, mais les combats se poursuivront plusieurs mois encore. Cette insurrection coutera la vie à 100 000 algériens, on dénombre des dizaines de milliers de blessés. L'administration coloniale, de son côté, sera sans pitié. « Les résistants furent considérés et traités comme des bandits. La presse française poussa au massacre des insurgés », écrit Mahfoud Kaddache. Les insurgés considérés comme « belligérants » durent payer de fortes contributions de guerre, près de 36 500 000 francs. Les terres des « sujets indigènes » furent frappées de séquestre : cette mesure toucha toutes les tribus insurgées, la collectivité tribale étant traitée comme personne civile responsable. Près de 340 000 hectares seront séquestrés à titre collectif et 250 000 à titre individuel, selon Kaddache. Des dizaines d'Algériens seront jugés devant des cours d'assises où siégeaient des jurys composés exclusivement de colons. Les condamnations à mort seront nombreuses. Des milliers d'Algériens seront embarqués pour être exilés de force notamment vers la Syrie, entre autre.

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