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La lutte contre la corruption passent par la réforme du système financier
Publié dans La Nouvelle République le 24 - 04 - 2019

Enjeux énormes de pouvoir, le grand défi est de dynamiser le système financier afin qu'il soit un facteur de développement et non pas un facteur facilitant le transfert illicite de devises par la redistribution de la rente des hydrocarbures dans le sillage des sphères de clientèles.
Pour paraphraser les militaires, il faut s'attaque à l'essentiel et non au secondaire , devant différencier stratégie et tactiques pour une lutte réelle contre la corruption, le système financier n'ayant pas fait sa mu depuis l'indépendance politique, incapable de se réformer du fait de la neutralisation des rapports de force au niveau des différentes sphères du pouvoir, un PDG de banque étant souvent plus puissant qu'un ministre des finances. Depuis 2000, nous retrouvons souvent les mêmes personnes au niveau des directions générales avec des permutations qui reproduisent les mêmes comportements bureaucratiques alors qu'il s ‘agit d'injecter du sans neuf existant au sein d'un bon nombre de compétences managériales en dehors de cette sphère, afin d'éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets néfastes . Ainsi s'impose des audits et un renouveau urgent au niveau de quatre structures stratégiques pour le devenir du pays, qui relèvent du ministère des Finances, les banques dont celles garantissant les crédits, la direction de la fiscalité, celle des domaines, et celle de la douane. A ce titre, je considère que le nerf du système rentier depuis l'indépendance politique repose sur le système financier, lieu de distribution de la rente, et que sans sa réforme, il ne faut pas s'attendre à ce que le mal de la corruption qui ronge le corps social disparaisse, car les mêmes causes et les mêmes responsables reproduisent les mêmes effets pervers pour le développement futur du pays. Tous les dossiers relatés récemment ont un lien avec le système financier , mais devant différencier la mauvaise gestion de la corruption, touchant la majorité des ministères et les autorités locales. Cela, ne datant pas d'aujourd'hui depuis l'indépendance politique, cela interpelle plusieurs responsables, et en toute objectivité, pour évaluer les préjudices financiers avec des impacts sur l' «économique et le social», l'on devra tenir compte de la valeur du dinar par rapport aux devises durant ces 50 dernières années. Le cours est passé (cours achat) de 4,94 dinars, un dollar en 1970 ; 5,03 dinars, un dollar en 1980 ; 12,02 dinars, un dollar en 1990 ; 77,26 dinars, un dollar en 2000 ; 74,31 dinars, un dollar en 2010 ; 99,50 dinars, un dollar en 2015 ; le 23 avril 2019 ; 119,23 dinars, un dollar et 134,27 dinars, un euro (cours achat) le cours sur le marché parallèle évoluant depuis les années 2000 avec un écart en moyenne de 50 % par rapport au cours officiel. Les surfacturations ont évolué corrélativement avec l'importance des importations et la distorsion dinar officiel/dinar sur le marché parallèle, pouvant prendre plusieurs formes : en complicité avec l'étranger, je vous achète un produit 10 euros, vous me (facturez 110/120, sinon plus ; cela peut s'appliquer sur la falsification du poids et surtout sur la qualité (produit chinois facturé au prix européen, matériel d'occasion facturé neuf). La mauvaise gestion, et certainement la corruption, a été constatée durant les années 1970/1980 avec les surcoûts de projets et des distribution de bénéfices à des unités déficitaires, le programme anti-pénurie, des années 1980/1985, des enrichissements douteux durant la période tragique qu'a connue l'Algérie entre 1990/1999, et récemment, sans être exhaustif, la nécessaire audit, notamment du PNDA (programme national de développement agricole), de Khalifa, de la CNAN, d'Air Algérie (avec leurs agences à l'étranger budgétivores), la gestion des ports et aéroports, la gestion des télécommunications, les différents barrages, le projet de canalisation d'eau InSalah/Tamanrasset, la Route Est-Ouest, Sonatrach, l'affaire de la drogue dite du « Boucher», la mauvaise gestion des ambassades (combien ces programmes ont-ils couté en devises et contribué à faire venir des investisseurs), les différents programmes d'habitat et d'infrastructures avec des malfaçons, certaines surfacturations lors des différents programmes d'importation, surcoûts des différentes unités de montage de voitures récentes , des montants faramineux de crédits octroyés non remboursés, d'impôts non recouvrés, une gestion anarchique des domaines et les enrichissements sans efforts de certaines personnes, tant au niveau national qu'à l'étranger, propriétaire d'immenses fortunes. Le système financier algérien est actuellement dans l'incapacité d'autonomiser la sphère financière de la sphère publique, cette dernière étant totalement articulée à la sphère publique. Comme la bourse d'Alger, création administrative en 1996, est en léthargie, les plus grandes sociétés algériennes comme Sonatach et Sonelgaz et plusieurs grands groupes privés n'étant pas cotées en bourse. L'important pour une bourse fiable est le nombre d'acteurs fiables au niveau de ce marché, pour l'instant limité. Imaginez-vous, un très beau stade de football pouvant accueillir plus de 200.000 spectateurs sans équipe pour disputer la partie. Les autorités algériennes se sont donc contentés de construire le stade, mais sans joueurs. Le marché bancaire algérien est totalement dominé par les banques publiques, les banques privées, malgré leur nombre, étant marginales en volume de transaction, avec au niveau public, la dominance de la BEA, communément appelée la banque de la Sonatrach. La raison fondamentale du manque de dynamisme du système financier est qu'il est bureaucratisé (guichets administratifs), déconnecté des réseaux internationaux, démontrant une économie sous perfusion de la rente des hydrocarbures, les banques prenant peu de risques dans l'accompagnement des investisseurs potentiels. La persistance des déficits publics à travers l'assainissement de leurs dettes et l'appui à l'investissement, le manque de rigueur dans la gestion, dont les lois de finances prévoient toujours des montants pour les réévaluations des coûts des projets publics en cours de réalisation, a produit un système d'éviction sur l'investissement productif, notamment du secteur privé. L'aisance financière artificielle grâce aux hydrocarbures par le passé a permis d'éponger une fraction importante de la dette publique intérieure et extérieure artificiellement par la rente des hydrocarbures. Aussi, d'autres modes de financement pour dynamiser le tissu productif sont nécessaires. Il y a lieu de lever la rigidité de la gestion, les banques privilégiant l'importation au détriment des producteurs de richesses. Ce qui suppose d'autres modes de financement, sans bien entendu renier les instruments classiques, afin de dynamiser les projets facteurs de croissance dont le retour du capital est lent. Le crédit-bail qui est en fait une sous-traitance dans l'achat de biens et la gestion de prêts, peut être considéré comme un substitut de l'endettement tant des entreprises que des particuliers écartés des formes traditionnelles d'emprunt en raison de leur risque. Les petites et moyennes entreprises (PME) jouant un rôle vital dans le développement économique, par l'accroissement de la concurrence, la promotion de l'innovation et la création d'emplois, sont souvent confrontées à plusieurs défis en matière de croissance, le plus grand obstacle demeurant leurs capacités limitées à avoir accès aux services financiers. Les financements bancaires à long terme habituels sont généralement inaccessibles pour les PME, faute de garanties, ce qui rend les actifs mobiliers peu sûrs pour l'accès au crédit. Cette situation, ajoutée au niveau élevé des coûts de transaction liés à l'obligation de vigilance, amène les banques commerciales à continuer de privilégier les prêts aux marges, en faveur des entreprises bien établies. Dès lors, le crédit-bail pourrait être un complément comme moyen de financement pour certains biens d'équipement, en particulier pour les entreprises plus petites qui n'ont pas une tradition de crédit ou qui ne disposent pas des garanties requises pour avoir accès aux formes habituelles de financement. Comme d'ailleurs, il faudrait songer à impulser le marché de la finance islamique qui a bien résisté à la crise mondiale qui est appelé à croître. D'ailleurs, certains savants musulmans ont pu émettre l'idée du cycle d'investissement concernant la durée de détention d'un titre de société intervenant, par exemple, dans le domaine agricole qui correspond au temps nécessaire pour semer, récolter et commercialiser, la décision de vente du titre, étant alors justifiée par une véritable stratégie d'investissement mesurée par le retour sur investissement post- cycle de récolte. L'objectif de la finance islamique est de promouvoir l'investissement dans des actifs tangibles, les investissements devant être adossés à des actifs réels, le banquier ne devant pas être seulement prêteur mais co-investisseur du projet financé, ses revenus correspondant à une quote-part des résultats issus du projet financé, permettent d'atténuer le risque, selon le principe du partage des «pertes et profits». Force est de reconnaître qu'en ce mois d'avril 2019, la majorité des opérateurs publics et privés, vivent grâce à la dépense publique via la rente des hydrocarbures. L'Algérie a une économie de nature publique avec une gestion administrée centralisée, du fait que les réformes structurelles de fond tardent à se concrétiser sur le terrain.

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