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«La situation actuelle du football africain m'inquiète et inquiète la FIFA»
Publié dans La Nouvelle République le 17 - 06 - 2019

»Ça se saurait depuis longtemps s'il y avait une morale dans le football», les professionnels, mieux lotis dans ce domaine, pourront faire connaître leurs avis sur cette réflexion. En attendant, osons poser une autre question : pourquoi le football est-il toujours menacé ?
Le patron malgache de la Confédération africaine de football, Ahmad Ahmad, a été entendu par les enquêteurs français, puis relâché sans poursuite à ce stade, dans le cadre d'une information judiciaire notamment ouverte pour corruption impliquant une société française. «Croyez-vous toujours à la probité du patron du football africain ?» C'était la première question posée par le journaliste de l'incontournable journal français sportif L'Equipe au président de la FIFA, Gianni Infantino. Une question qui résume le fond d'une sale situation au sein de la CAF et que nous avons d'ailleurs tenté de décrire lors de notre édition de samedi. La réponse du président de la FIFA est : «D'abord, il faut respecter la présomption d'innocence» qui est tout à fait légitime, mais cette observation ne devrait en aucun cas figurer dans le circuit mécanique du football africain ou européen. Mais il s'avère que c'est encore le football africain qui est monté sur scène pour se faire remarquer, l'acteur principal n'est autre que Ahmed Ahmed, le président de la CAF avec qui le patron de la FIFA entretenait, jusqu'ici, d'excellentes relations. Mais au regard de ce qui vient de se passer, la distance commence à se faire remarquer, lui qui veut protéger le football mondial de toute situation contraire à l'étique sportif dont il se porte garant. Il s'explique : «Ensuite, c'est clair qu'il y a des problèmes dans le football africain. On l'a aussi vu avec la finale de la Ligue des champions de la CAF (la finale retour entre l'Espérance de Tunis et le Wydad Casablanca n'est pas allée à son terme le 31 mai, l'équipe marocaine s'étant retirée du terrain suite à un problème de VAR alors qu'elle était menée 1-0. Le 5 juin, la Confédération a annoncé que la rencontre était à rejouer)». Mais dans cette bagarre entre deux nations maghrébines, il y a incontestablement une main de la CAF qui viendrait remuer et provoquer le Maroc, connu pour sa sportivité. La première épreuve était venue du royaume, elle menaçait de se retirer de la CAN et de toutes autres compétions... Gianni Infantino fait entendre sa position qui est aussi celle de la FIFA, «la situation actuelle m'inquiète et inquiète la FIFA. Plusieurs Fédérations africaines nous demandent de faire quelque chose». A la suite de cette réponse, la seconde question est la suivante : «Ahmad doit-il être traduit devant la commission d'éthique de la FIFA ?», invite le président de la FIFA à être plus claire dans ce dossier de la CAF. Pour rassurer son monde de football et faire passer d'autres messages en direction des autres gestionnaires de ce sport à l'échelle mondiale, il assurera que «si la commission d'éthique a quelques soupçons que ce soit sur le président ou quelqu'un d'autre, elle prendra des mesures. Ensuite, il y a un volet politique et sportif». Il faut comprendre que Ahmed Ahmed est déjà sur un siège éjectable ? Pour la FIFA, oui, elle n'accepte pas qu'un président d'une fédération, encore moins d'une aussi importante confédération, vienne porter atteinte à l'image de ce sport. Le mal qui se développe dans les coulisses risque d'aspirer ceux qui ne peuvent rien faire face aux diverses manœuvres d'une certaine classe. «Et on ne va pas se cacher : on va assumer et prendre nos responsabilités. On a déjà commencé à discuter avec Ahmad et avec d'autres dirigeants africains. La CAN va bientôt débuter en Egypte (elle est programmée du 21 juin au 19 juillet). Il y a aura une réunion du comité exécutif et un congrès extraordinaire de la CAF. On aura l'occasion de coordonner nos actions. En tout cas, la FIFA veut contribuer à ce que l'Afrique sorte de cette situation». La dernière question est on ne peut plus clair sur ce point et elle porte un message. «Un changement de gouvernance de la CAF est-il nécessaire ? On verra. Mais je ne veux pas me cacher derrière l'argument que c'est la CAF, c'est l'Afrique, cela ne concerne pas la FIFA». Non, ça nous concerne.

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