Belaid: toute manipulation des voix des citoyens est une manipulation du devenir du pays    Hadj: les inscriptions pour le tirage au sort débuteront mercredi 11 décembre    APN: examen des amendements proposés au projet de loi relatif au Conseil national de la Recherche scientifique    Vote de la communauté nationale à l'étranger: taux de participation "acceptable"    OPEP: l'application des baisses supplémentaires sans incidence sur les ressources de l'Algérie    OGC Nice : grosse blessure et opération pour Youcef Atal    Présidentielle: clôture de la campagne électorale des candidats dimanche à minuit    AFFAIRE BAIRI : 10 ans de prison requis contre l'ancien wali, Nouria Zerhouni    Poursuite du procès d'anciens responsables et hommes d'affaires impliqués dans des affaires de corruption    Ligue des champions (Groupe D). ES Tunis 1 – JS Kabylie 0 : Victoire difficile pour le tenant du titre    EN VISITE AU COMMANDEMENT DES FORCES TERRESTRES : Gaid Salah valorise la relation entre peuple et son Armée    POUR LA DEUXIEME FOIS : Des Mostaganémois marchent pour la présidentielle    3EME CONFERENCE INTERNATIONALE DE BIOSCIENCES : Les raisons du cancer en débat à Oran    EN RAISON DES TRAVAUX LANCES DANS LA STATION D'EPURATION : Mostaganem sans eau potable depuis des jours    SIDI BEL ABBES : Louable stratégie adoptée aux handicapés par la CNAS    Le Polisario proteste contre "France2" pour un "documentaire de propagande" sur l'occupation du Sahara occidental    Barça : Messi dépasse Ronaldo    Archaïsme et mauvaise gouvernance    Les opérateurs affichent leur inquiétude    Nouvelle domiciliation au stade de Ras El-Oued    La rue divisée à Constantine    Le Congrès américain désavoue Trump    30 000 enfants migrants disparus en Europe    Human Rights Watch dénonce    «Aux entreprises de s'adapter !»    Gâteau au yaourt, sirop au citron    Crème au concombre    Un nouvel essai en ligne d'Ahmed Cheniki    Le prix Mohia d'Or lancé à Tizi Ouzou    ...sortir ...sortir ...sortir ...    Le Grand Prix Assia-Djebar, une opportunité de promouvoir le roman algérien à l'international    Mise en exploitation de la bibliothèque de lecture publique dans la commune d'El Mahmal    L'hagiographie dans la poésie melhoun, une ethnographie des grands saints de l'islam    Zerouati : "l'Algérie déterminée à adopter un modèle économique durable"    Serie A : La Juventus perd des points face à la Lazio    Sérieux test pour les Pacistes    Groupe C. Pétro Atlético 1- USM Alger 1 : Les Algérois n'arrivent pas à gagner    Financement du 5ème mandat: Ali Haddad enfonce Saïd Bouteflika    Skikda: 19 harraga secourus    Débat télévisé: Dans les coulisses du «face-à-face»    Football - Ligue 1: Le CRB creuse l'écart, des bleus pour le NAHD    Syrie : Erdogan annonce un nouveau sommet Turquie-France-Allemagne-Grande-Bretagne en février    En réplique à la taxation des GAFA : "L'attaque de Trump est en dessous de la ceinture"    Chine : l'achat d'un téléphone conditionné au scan du visage    LPA: Les communes d'Alger procéderont à la convocation des souscripteurs fin décembre    France : Plus de 800 000 manifestants contre la réforme des retraites selon l'Intérieur    Cinéma : Trois films algériens primés au festival d'Al Qods    Théâtre : La pièce "Ez'Zaouèche" présentée à Alger    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Alfred Yaghobzadeh expose sur les murs de la ville
Publié dans La Nouvelle République le 13 - 10 - 2019

À l'occasion du Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre, le célèbre photographe iranien Alfred Yaghobzadeh expose quelques-unes de ses œuvres sur les murs de la cité normande. Qu'on s'y intéresse ou pas, on ne peut les ignorer, elles sautent aux yeux et interrogent, indignent. En grand format, les photographies d'Alfred Yaghobzadeh ornent les murs d'un parcours qui longe la rivière, l'Aure.
Chaque image rapportée par le reporter de guerre parle d'elle-même, résume l'un des conflits qui a ou qui ensanglante toujours la planète. La famine en Somalie en 1992, le calvaire des Yezidis en Irak en 2015, une femme pleurant son futur époux mort durant le conflit dans le Haut-Karabakh en 1991, le début du «printemps arabe» place Tahrir en 2011, une flagellation au Pakistan en 1987, mais aussi Paris en 2003 durant les manifestations contre les retraites, le conflit israélo-palestinien, la guerre du Vietnam, la révolution roumaine, etc. Autant d'événements qui ont bouleversé la marche du monde ; autant de clichés qui ont fait connaître au monde ce qui se passait autour de la planète.
Un talent reconnu très tôt
Les témoignages photos d'Alfred Yaghobzadeh ont fait la Une des plus grands journaux et magazines dont Time, Geo, Le Figaro, National Geographic, Newsweek, Life, El Pais, The Guardian, etc. Ils se distinguent de toute autre photo par la force de leurs couleurs et de leurs contrastes. Né en 1959 à Téhéran en Iran, d'une mère assyrienne et d'un père arménien, Alfred Yaghobzadeh est encore étudiant aux beaux-arts quand il photographie la révolution iranienne. Mais son travail ne plaît pas au pouvoir. Il travaille déjà pour les plus prestigieuses agences de photos, Associated Press, Gamma, Sygma. Il quitte donc l'Iran pour le Liban d'abord, au début des années 1980, où il est blessé par un éclat de grenade puis pris en otage huit semaines par le Hezbollah.
Puis il s'envole vers l'Afghanistan auprès des moudjahidines qui s'opposent aux Soviétiques. Il sera ensuite présent aux premiers jours de l'Intifada en 1987, un conflit qu'il couvrira durant plus de dix ans. «J'essaie de dépeindre la réalité telle que je la vois. Sans exagérer l'émotion ou l'esthétique. En tant que photographes, nous apprenons sans cesse sur le terrain et sur nous-mêmes. C'est un processus sans fin.» Alfred Yaghobzadeh immortalisera aussi la guerre Iran-Irak, la chute du mur de Berlin, Grozny sous le feu en Tchétchénie, conflit durant lequel il sera une nouvelle fois gravement blessé…
Un bref retour en Iran
À 47 ans, Alfred Yaghobzadeh, qui a reçu récompenses et prix en pagaille (dont le premier Prix World Press 1986, distinction suprême en photojournalisme, pour ses reportages sur la guerre du Liban), retrouve son pays natal. Un retour qui ne dure pas puisqu'en 2009, il est déclaré persona non grata après avoir témoigné durant les émeutes entourant les élections.
Après avoir couvert une partie des conflits de ces quatre dernières décades, il dit : «Je ne porte aucun jugement, je suis tel un invité, et comme un miroir, je montre ce que je vois. Mais je constate que l'usage de la liberté est mal compris.
Les opprimés qui se libèrent de leur joug deviennent à leur tour, très vite, des oppresseurs. Comme si l'être humain ne pouvait sortir de ce cercle infernal. Il fait subir à l'autre ce que lui-même a subi. Ça me laisse un peu perplexe. Je me demande si cela valait la peine de prendre tous ces risques et de croire à toutes ces révolutions». L'exposition Miroir sur le monde est un témoignage puissant des 40 dernières années de conflits, de la cruauté qui peut parfois saisir l'être humain.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.