Mines: La production nationale d 'or ne dépassera pas 58 kg en 2020    Mali: le médiateur de la Cédéao en visite à Bamako ce mercredi    Constantine : attribution "prochaine" de 100 aides financières à l'habitat rural dans la localité d'El Djedour    Al Ahli a pris sa décision finale pour Belaili    Le Premier ministre présente ses condoléances à la famille du défunt Hamdi Bennani    Coronavirus: 197 nouveaux cas, 133 guérisons et 7 décès    Mohamed Bourouissa remporte le prix de la "Deutsche Boerse Photography Foundatio"    Eau: une commission pour développer le renouvelable au niveau des équipements énergivores    5e rassemblement de solidarité avec Khaled Drareni    Illizi: installation du commissaire d'Etat près le tribunal administratif    Le Président Tebboune : si le peuple veut le changement, il est temps de l'opérer    Ighil prolonge d'une année    Un attaquant étranger pour boucler le recrutement    La défense arrache difficilement un second renvoi    Un terroriste abattu et un pistolet mitrailleur récupéré à Jijel    Timide reprise des cours    La colère des transporteurs    Le timing se précise    L'icone du malouf Hamdi Bennani n'est plus    Les femmes en force à Jijel    Le plan de relance en quête de mode d'emploi et de moyens : Entre les urgences de l'heure et les défis de la transformation économique    Boukaroum exclu de l'AG    La fille des Aurès    La science du projecteur expliquée aux daltoniens que nous sommes !    La production pétrolière reprend sur plusieurs sites en Libye    La répression israélienne s'intensifie    Les états-Unis se mettent à dos la communauté internationale    La faute de goût de Nasser    19 harraga arrêtés au large d'Arzew    Le Sébaou, un fleuve spolié    Madrid se prépare à restreindre la liberté de mouvement    La pénurie de liquidités en Algérie : Un défi macroéconomique qui requiert un plan global et cohérent de mesures    Un espace de coworking ouvre ses portes à Tizi Ouzou    Mention spéciale pour l'Algérien Ali Mehaoudi    Les zaouias, l'autre obstacle qui freine l'épanouissement du peuple algérien    Parution du livre Béjaïa, terre de lumières de Rachik Bouanani    Un projet de musée dédié au costume traditionnel    USM Bel Abbès : Le club de la Mekerra peine à garder ses cadres    L'Algérie ne renoncera point à la récupération des restes mortuaires de ses résistants    Crise sanitaire: Les offres d'emploi en forte baisse    ASO Chlef: Un effectif à reconstruire    Pour le lancement des travaux du réservoir d'eau: Les habitants des cités AADL Ain El-Beida interpellent le wali    ECORCHURE    Annaba: Les exportations des produits agricoles en débat    Tebboune rencontre des responsables de médias: Internet, rentrée scolaire, liberté d'expression…    Vers la révision de la loi sur la Monnaie et le Crédit et la prise en charge des risques de change    L'Arabie saoudite va-t-elle suivre ?    203 nouveaux cas, près de 50.000 au total    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Sur le plan économique, une prestation très moyenne, loin des véritables enjeux
Publié dans La Nouvelle République le 10 - 12 - 2019

Une prestations très moyenne de la majorité des candidats à l'élection présidentielle du 12 décembre, excepté un ou deux qui maîtrisaient leurs sujets alors que le pays traverse une très grave crise politique et économique.
Or ce n'est pas une élection locale mais une élection présidentielle déterminante pour l'avenir du pays. Beaucoup invoqueront le timing de deux minutes par question ne pouvant développer les idées sans compter d'autres sujets importants non abordés. Toutefois, beaucoup de promesses mais sans objectifs précis, ni quantification datées, sans préciser le mode de financement alors que l'Algérie connaît et devrait connaitre entre 2020/2022 de vives tensions budgétaires et financières.
Des promesses souvent surréalistes par exemple sans préciser la mise en place de nouveaux mécanismes de régulation pour combattre la corruption, afin qu'elle ne soit pas conjoncturelle,(quel rôle futur de la Cour des comptes et du Conseil économique et social en berne depuis plus de 20 ans), comment rapatrier les fuites de capitaux à l'étranger devant distinguer la part dinars dont celle dans la sphère informelle insaisissable, celle à l'étranger placés dans des paradis fiscaux ou en bons anonymes également insaisissables sauf bien entendu pour les biens réels tangibles avec de longues procédures judicaires pour l'étranger.
Les importants scandales financiers mis en relief récemment devant l'opinion publique implique de saisir les liens entre la production de la rente (refonte de la gestion de Sonatrach), le système financier lieu de distribution de la rente (refonte de tous les segments du ministère des fiances), débureaucratiser concrètement l'administration et l'économie et renforcer le pouvoir judicaire pour une impartialité totale, aspects stratégiques des réformes, non abordé ou superficiellement par les candidats. Autres remarques, les candidats n'ont pas abordé les dernières décisions du gouvernement qui engagent l'avenir du pays sur plusieurs années sans dialogue social, alors que sa durée de vie ne devrait pas dépasser l'année 2019.
Dès lors se pose la question impliquant des solutions concrètes autour de dix axes :
premièrement sur la loi des hydrocarbures pour être opérationnel qui devrait s'inscrire dans le cadre d'une loi organique de la transition énergétique ;
deuxièmement le récent découpage administratif, vision bureaucratique administrative avec d'importantes dépenses alors que l'objectif comme dans tous les pays développes afin de rapprocher l'Etat du citoyen est d'utiliser les nouvelles technologies (e-administration) et d'aller vers de grands pôles économiques régionaux et indirectement comment réformer l'administration et la fonction publique;
troisièmement comment mettre en place des subventions ciblées sans système d'information fiable ;
quatrièmement l'annonce du gouvernement d'augmenter le SMIG sans aborder la sphère informelle qui permet un revenu collectif qui risque de provoque une spirale inflationniste ;
cinquièmement aucune proposition concrète et réaliste comment éviter l'épuisement des réserves de change courant 2022 le retour au FMI ;
sixièmement comment mobiliser le capital humain et financier pour créer 350.000/400.000 emplois par an supposant une réforme profonde du système socio-éducatif du primaire au supérieur en passant par la formation professionnelle,
septièmement comment régler le problème du foncier industriel et agricole pour ce dernier, ne devant pas être utopique l'Algérie ayant un climat semi aride, la production étant fonction essentiellement des aléas climatique,
huitièmement comment assurer la cohésion sociale et réformer le système de retraite afin d'éviter son implosion ;
neuvièmement comment réformer notre diplomatie et la politique étrangère qui devrai se fonde sur des réseaux afin qu'elle soit un soutien actif aux affaires économiques et de nos actions internes et dixièmement quelle stratégie de nitre appareil e défense /sécurité face aux tensions géostratégiques à nos frontières.
Le monde connait une métamorphise impliquant des stratégies d'adaptations perpétuelles, n'existant pas de situation statique. Or, La majorité des candidats reproduisent les schémas du passé qui ont conduit à l'impasse économique, ne maitrisant pas les nouvelles mutations tant géostratégiques, politiques qu'économiques mondiales devant assister entre 2020/2030 à de profondes mutations : sur le plan économique notamment comment s'adapter au nouveau monde au sein de sous segments de filières internationalisées devant distinguer le marché intérieur du marché extérieur où l'Algérie fin 2019 a un produit intérieur brut seulement de 180 milliards de dollars irrigué à 80% directement et indirectement par la rente des hydrocarbures qui procurent directement et indirectement avec les dérivées environ 98% des recettes en devises.
Nous sommes à l'ère de la mondialisation où les lois économiques sont insensibles aux slogans politiques : pour preuve une étude Bloomberg/le quotidien le Monde du 07 décembre 2019 donne pour la capitalisation boursière de trois géants : Aramco 1700 milliards de dollars, Apple 1180 milliards de dollars et Microsoft 1144 milliards de dollars sur un PIB mondial en 2018 d'environ 84.740 milliards de dollars pour une population totale de 7,534 milliards.
Le poids économique est déterminant dans les relations internationales, l'Economique devant se fonder sur la bonne gouvernance et la valorisation du savoir, pilier du développement, ne pouvant distribuer ce que l'on n'a pas préalablement produit, quitte à conduire le pays au suicide collectif.
En bref, espérons une élection transparente, l'ANP pour sa part s'étant engagée auprès de l'opinion nationale et internationale de ne favoriser aucun candidat. Mais attention au bureau qui détient une part importante du véritable pouvoir en Algérie, devant être attentif aux anciens réseaux dont une partie de l'administration liée aux intérêts de la rente qui a été habituée aux trafics de toutes les élections, jouant sa survie.
Il appartiendra aux citoyens d'être attentif et de dénoncer tout dépassement et à l'actuel président de l'Etat de décréter une circulaire qui stipulerait une condamnation et une sanction exemplaire à toute personne ou institution de la république qui par ses actions nuiraient à la crédibilité de l'élection présidentielle et par là, à la crédibilité internationale de l'Algérie
Professeur des universités expert international Dr Abderrahmane Mebtoul


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.