À la suite de l'enlèvement de Nicolás Maduro, le président français n'a pas hésité à se réjouir publiquement sur X, affirmant que « le peuple vénézuélien est aujourd'hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro ». Il a accusé le dirigeant vénézuélien d'avoir « confisqué le pouvoir » et « piétiné les libertés fondamentales », se posant, une fois encore, en procureur moral de la scène internationale. Ces mots, lourds de condamnation, sonnent pourtant étrangement quand on les confronte à la réalité des faits récents. Car en 2022, Emmanuel Macron n'avait rien d'un pourfendeur de dictature lorsqu'il croisait Nicolás Maduro dans les couloirs feutrés de la COP27, à Charm el-Cheikh. Une courte vidéo, devenue virale, montre les deux hommes échangeant sourires et amabilités. Le président français y propose même d'« engager un travail bilatéral utile pour la région », avant d'assurer qu'il rappellera son homologue vénézuélien. À l'époque, pas un mot sur la « dictature », encore moins sur une prétendue indignité morale.n