,Le Maroc a frappé un grand coup ce vendredi 9 janvier 2026 au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. En s'imposant avec autorité face au Cameroun (2-0), les Lions de l'Atlas ont validé leur billet pour les demi-finales de la Coupe d'Afrique des Nations pour la première fois depuis 2004, mettant fin à une attente longue de vingt-deux ans. Portés par un public incandescent, les hommes de Walid Regragui ont livré une prestation aboutie, sérieuse et maîtrisée, face à une équipe camerounaise étonnamment absente de ce quart de finale pourtant très attendu. Les buts de Brahim Diaz (26e) et d'Ismael Saibari (74e), tous deux inscrits sur coups de pied arrêtés, ont scellé une qualification historique pour le Royaume. Une domination marocaine sans partage Dès l'entame, les Marocains imposent un pressing haut et une intensité qui étouffent totalement les Lions Indomptables. Le Cameroun peine à poser son jeu, multiplie les pertes de balle et se montre incapable de créer le moindre danger réel. La sortie sur blessure de Tchamadeu n'arrange en rien les affaires camerounaises, déjà fragilisées mentalement. La domination marocaine est logiquement récompensée à la 26e minute : sur un corner parfaitement exécuté, Brahim Diaz surgit et dévie le ballon au fond des filets. L'attaquant confirme son statut de révélation de cette CAN avec un cinquième but en autant de matchs. À la pause, le constat est sans appel : un Cameroun sans tir cadré, désorganisé, et un Maroc maître du tempo, affichant près de 60 % de possession de balle et une sérénité impressionnante dans toutes les lignes. Un Cameroun méconnaissable et des décisions arbitrales discutées Attendue comme l'une des équipes favorites du tournoi, la sélection camerounaise est passée totalement à côté de son match. Manque d'engagement, approximations techniques, fautes répétées : rien n'a fonctionné pour les hommes de Rigobert Song. L'arbitrage a également suscité des débats, notamment avec deux situations litigieuses dans la surface marocaine, où des pénaltys auraient pu être sifflés en faveur du Cameroun. Des décisions qui laissent place à la controverse, même si elles ne suffisent pas à expliquer l'écart de niveau observé sur le terrain. Saibari scelle la qualification Au retour des vestiaires, le Cameroun tente timidement de réagir par quelques coups de pied arrêtés de Bryan Mbeumo ou des initiatives isolées de Nkoudou, sans jamais inquiéter un Bono impérial. La défense marocaine, emmenée par un Aguerd solide et vigilant, reste intraitable. Les entrées d'Amrabat et d'En-Nesyri apportent davantage de maîtrise et de fraîcheur au jeu marocain. À la 74e minute, Ismael Saibari, totalement oublié au second poteau, conclut d'une frappe puissante et met définitivement fin aux espoirs camerounais.