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Manœuvres contre les Verts et naufrage de la crédibilité de la CAN
CAN-2025
Publié dans La Nouvelle République le 13 - 01 - 2026

La Fédération algérienne de football aurait saisi la Confédération africaine de football à la suite de l'élimination des Verts en quart de finale face au Nigeria (0-2). Au cœur du recours : l'arbitrage du Sénégalais Issa Sy, jugé partial et lourd de conséquences par les joueurs, comme par les dirigeants algériens.
Dès la première période, une main nigériane évidente dans la surface de réparation, ignorée à la fois par l'arbitre central et par la VAR, a suscité une profonde incompréhension. Le carton jaune infligé très tôt à Zerrouki (15e) a été perçu comme un signal d'intimidation clair, destiné à brider le milieu algérien. À l'inverse, plusieurs interventions violentes de joueurs nigérians ont bénéficié d'une indulgence manifeste, sans sanctions proportionnées. L'absence de carton jaune contre Bruno, après une faute flagrante sur Riyad Mahrez lors d'une action prometteuse, a marqué un point de non-retour. Pour l'Algérie, l'arbitrage a dépassé le simple cadre sportif pour basculer dans une véritable guerre psychologique et diplomatique. Cette CAN organisée au Maroc apparaît, aux yeux de nombreux observateurs, comme le prolongement d'un conflit latent visant à contenir l'influence sportive des Verts. Ni l'arbitre central ni l'assistance vidéo n'ont corrigé des décisions pourtant évidentes à l'ère de la technologie. Si le recours «déposé» par la FAF semble voué à l'échec — beaucoup estimant que l'issue de cette CAN était arrêtée à l'avance — le malaise est profond. Plusieurs médias internationaux évoquent une compétition marquée par des arrangements préalables, loin de toute éthique sportive. Certains vont jusqu'à rappeler l'existence présumée d'une feuille de route élaborée entre des responsables de la FRMF et de la CAF, visant à écarter l'Algérie du tournoi. Ce qui se déroule aujourd'hui reflète un conflit latent par lequel certaines parties tenteraient de limiter la puissance montante de l'Algérie, non seulement sur le plan footballistique, mais aussi diplomatique. Dans ce contexte, le soutien affiché du public marocain à l'équipe nigériane, au détriment des Verts — sous des consignes officieuses, selon plusieurs témoignages, s'éloigne de tout esprit sportif et interroge sur la neutralité de l'environnement de la compétition. Les déclarations de joueurs algériens renforcent ce sentiment d'injustice. Aïssa Mandi a ainsi déclaré : «Le Nigeria n'a pas besoin de ça. C'est une grande équipe». Ramy Bensebaïni a dénoncé une accumulation de fautes non sifflées, tandis que Riyad Mahrez a pointé une distribution des cartons à sens unique. Même après le coup de sifflet final, les tensions se sont prolongées, illustrant un climat délétère. Ce scandale arbitral ternit gravement l'image de la CAF. Dans un système où l'incompétence semble protégée et la tricherie couverte, l'arbitrage devient une norme institutionnalisée plutôt qu'une dérive isolée. La CAF ne corrige pas : elle banalise. Elle ne sanctionne pas : elle promeut. Le comble serait de voir, demain, ces mêmes arbitres récompensés par des désignations en Coupe du monde, non pour leur mérite, mais pour services rendus. Une consécration indécente, un affront aux arbitres intègres et un mépris flagrant envers les joueurs et les supporters. À ce stade, le ridicule ne tue peut-être pas. A la fin de la rencontre, la main du joueur algérien Berkane refusée par l'arbitre sénégalais, même scène lorsque un membre du staff est allé demander des explications sur le penalty non sifflé. Ces deux scènes, très commentées après la rencontre, dépassent le simple cadre sportif et prennent une dimension hautement symbolique, voire politique, dans la lecture qu'en font de nombreux observateurs. Elle devient le symbole d'un arbitrage perçu comme craintif, paralysé par des forces extérieures. Le refus de siffler, malgré l'évidence, est interprété comme la peur « d'être vu », de déplaire à des décideurs invisibles mais puissants. Aux yeux de beaucoup, ce geste manqué ne relève plus de l'erreur humaine, mais d'une soumission implicite à un ordre supérieur, ce qui entache gravement la crédibilité de l'arbitrage. La seconde scène renforce ce malaise. Lorsqu'un membre du staff algérien s'approche pour demander des explications sur le penalty non accordé, la réaction d'un officiel arbitral, bras croisés, posture fermée, est lourde de sens. Ce langage corporel traduit un mépris assumé, un refus du dialogue, presque une injonction silencieuse : « Allez voir ailleurs ». Ce n'est plus seulement une décision contestable, mais une attitude qui nie le droit à l'explication et accentue le sentiment d'arrogance et d'impunité. Ensemble, ces deux scènes donnent l'image d'un arbitrage déconnecté des valeurs de justice et de transparence que le football prétend défendre. Elles alimentent l'idée que certains matchs ne se jouent pas uniquement sur le terrain, et que l'arbitre, au lieu d'être garant de l'équité, devient parfois l'exécutant silencieux d'un système qui le dépasse. Mais il assassine, sans bruit, la crédibilité du football africain.

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