D'après les dernières données révélées par l'Agence italienne Nova, les livraisons de gaz vers l'Italie via le Gazoduc TransMed ont légèrement baissé en 2025, tandis que les expéditions de gaz naturel liquéfié (GNL) ont augmenté de manière significative.En 2025, l'Italie a importé environ 20,1 milliards de mètres cubes de gaz algérien par Gazoduc, un chiffre en légère baisse par rapport aux 21,1 milliards de 2024 et aux 23 milliards de 2023. Soit environ 31 % des importations totales de l'Italie en 2025, contre 34 % en 2024 et 36 % en 2023. Ce chiffre confirme le rôle prépondérant du Gazoduc TransMed dans le mix énergétique national, qui représente près d'un tiers des approvisionnements totaux en gaz. La livraison de GNL algérien vers l'Italie a connu une augmentation. En 2025, 47 cargaisons de gaz naturel liquéfié en partance d'Algérie sont arrivées en Italie, sur un total de 221 déchargements dans les terminaux italiens. La part algérienne a ainsi atteint environ 21 % du total. En 2024, les cargaisons algériennes représentaient 31 cargaisons sur un total de 150, soit environ 20,7 %. En valeur absolue, la progression est manifeste : 16 cargaisons supplémentaires par rapport à l'année précédente, soit une augmentation de plus de 51 %, confirmant une stratégie davantage axée sur la flexibilité des approvisionnements maritimes. Des sources industrielles citées par »Nova » indiquent que cette tendance ne signifie pas un retrait de l'Algérie du marché italien, mais plutôt un rééquilibrage des différents modes d'exportation. L'évolution des flux algériens vers l'Italie est liée à la capacité de l'Algérie à accroître sa production globale, à la tendance de la demande européenne et au rôle croissant du GNL comme outil de flexibilité commerciale. Pour le système italien, cela implique une importance toujours plus grande des infrastructures de transport et de regazéification, nécessaires pour intégrer les flux par gazoduc et par voie maritime et assurer la redistribution du gaz vers les autres marchés européens. Un cadre qui inclut également les accords signés par l'Algérie pour approvisionner des pays comme la Slovénie et l'Allemagne, prévoyant le transit du gaz via le corridor italien et le TransMed. Selon la plate-forme spécialisée ''Attaqa'', l'Algérie a continué de fournir la plus grande part du gaz importé par l'Espagne, avec environ 34,5 % du total, en 2025. Les exportations de gaz algérien vers l'Espagne ont atteint 128,5 térawattheures (TWh) en 2025, contre 131,2 TWh en 2024. Sur l'ensemble des importations espagnoles, on note une baisse de 9,7 % par rapport à l'année précédente, totalisant 372,25 TWh, contre 339,38 TWh en 2024. Les stocks de gaz en Espagne ont également diminué en décembre, atteignant 68 % de remplissage, contre 83 % un an plus tôt. Les importations espagnoles ont été de 125,4 TWh pour le gaz naturel et 246,85 TWh pour le gaz liquéfié. Les pics pour le gaz liquéfié ont été enregistrés en janvier et mars, tandis que pour le gaz naturel, les volumes les plus élevés ont été observés en janvier et décembre. En décembre 2025, l'Algérie reste en tête avec 8,99 TWh de gaz naturel, sans exportations de gaz liquéfié. Enfin, pour le classement des principaux fournisseurs, l'Algérie a fourni 107,18 TWh de gaz naturel et 21,32 TWh de gaz liquéfié (GNL). Les Etats-Unis sont arrivés en deuxième position avec 111,66 TWh de gaz liquéfié, tandis que la Russie occupe la troisième place avec 42,63 TWh. Le classement se poursuit avec le Nigeria (27,16 TWh), l'Angola (20,66 TWh), la France (10,055 TWh), le Pérou (6,55 TWh), le Qatar (6,4 TWh) et le Portugal (6,369 TWh).