La JS Kabylie a été contrainte au partage des points face à l'AS FAR de Rabat (0-0), samedi soir, sur la pelouse du stade Hocine Aït Ahmed de Tizi Ouzou, pour le compte de la troisième journée de la phase de groupes de la Ligue des champions de la CAF. Un résultat frustrant pour les Canaris, Sous la direction de l'arbitre rwandais Abdul Karim Twagirumukiza, les hommes de l'entraîneur allemand ont affiché, dès le coup d'envoi, une volonté claire de reprendre la main, comme pour dissiper les turbulences extra sportives qui entourent le club depuis plusieurs semaines. Malgré une affluence modeste en début de rencontre, la JSK a rapidement pris l'ascendant territorial, installant son jeu dans le camp adverse et monopolisant le ballon. Sur le plan tactique, les Kabyles ont opté pour un pressing haut et une animation offensive basée sur la largeur, avec des montées fréquentes des latéraux. Toutefois, cette domination s'est heurtée à une organisation défensive rigoureuse de l'AS FAR, disposée en un bloc bas très compact, réduisant les espaces entre les lignes et forçant la JSK à multiplier les centres peu exploitables. Les décisions arbitrales, notamment deux situations litigieuses dans la surface adverse et plusieurs fautes non sifflées, ont également contribué à l'agacement des locaux, sans pour autant expliquer leur manque de réalisme. Le tournant de la première période intervient à la 34e minute, lorsque le défenseur Ahmed Maamri est contraint de céder sa place à Laïd Belahouel, perturbant quelque peu l'équilibre défensif kabyle. Par la suite, le match s'est enlisé dans une bataille du milieu de terrain, où l'intensité a pris le pas sur la créativité, menant à une mi-temps logiquement vierge. En seconde période, le scénario n'a guère évolué. La JSK a poursuivi sa domination, mais sans variation tactique suffisante pour désorganiser le dispositif ultra-défensif des Marocains, visiblement venus pour préserver le nul. Le manque de projection rapide et l'absence de solutions entre les lignes ont limité les occasions franches. Ce semi-échec à domicile complique sérieusement la situation des Canaris dans la course à la qualification. Dans l'autre match du groupe, Al Ahly s'est imposé face aux Young Africans (2-0), consolidant sa place de leader avec 7 points. Les Tanzaniens suivent avec 4 unités, tandis que la JSK et l'AS FAR se retrouvent dos à dos à la troisième place, avec seulement 2 points chacun, rendant la suite du parcours continental particulièrement délicate pour les Jaune et Vert. USMA : une confirmation d'une suite positive Un peu plus tard dans la soirée, l'USM Alger a livré une démonstration de maîtrise et d'ambition face au Djoliba AC. Plus directe, plus verticale et surtout plus dominante, la formation de Soustara a imposé sa loi au stade 5-Juillet, s'imposant logiquement (2-0) et consolidant son statut de leader du groupe A de la Coupe de la Confédération. Dès l'entame, les Rouge et Noir ont affiché une intention claire : confisquer le ballon, étouffer l'adversaire et frapper rapidement. Abdelhak Benchikha avait visiblement opté pour un plan de jeu offensif, basé sur un pressing haut et une circulation rapide dans les couloirs. Une stratégie payante, puisque les Maliens ont été constamment repoussés dans leur camp, contraints de défendre bas face aux vagues successives algéroises. Cette domination territoriale s'est concrétisée dès la 12e minute. À la suite d'une séquence collective bien construite, Zakaria Draoui a ouvert le score, récompensant une entame agressive et parfaitement maîtrisée. Ce but précoce a offert à l'USMA un confort tactique précieux : bloc compact, transitions rapides et gestion intelligente du tempo. Le Djoliba AC, privé de solutions entre les lignes, a peiné à exister offensivement. En seconde période, les visiteurs ont tenté de se réorganiser, cherchant à densifier le milieu et à exploiter quelques contres. Mais la défense usmiste, bien en place et disciplinée, n'a laissé que peu d'espaces. Les Algérois ont continué à contrôler les débats, alternant phases de possession et accélérations soudaines, laissant planer la menace d'un second but. Celui-ci est finalement intervenu en fin de match. À la 84e minute, Khaldi a scellé le sort de la rencontre, concluant une action collective qui illustre la maturité tactique de cette équipe. Un but libérateur qui a définitivement éteint les derniers espoirs maliens