Le CR Belouizdad a sauvé l'honneur du football algérien sur la scène continentale. Seul club national à avoir tenu son rang lors de cette troisième journée de la phase de groupes de la Coupe de la Confédération de la CAF, le Chabab s'est imposé avec autorité face aux Sud-Africains de Stellenbosch (2-0), dimanche, au stade Nelson-Mandela, dans le cadre du groupe C. Une victoire précieuse qui permet aux Algérois de s'installer en tête de leur poule avec six points et de renforcer sérieusement leurs chances de qualification pour le tour suivant. Les hommes du CRB ont affiché leurs intentions dès l'entame de la rencontre. Très entreprenants et bien organisés, ils ont rapidement pris le contrôle des débats. Cette domination initiale a été concrétisée dès la 5e minute, lorsque Belhocini, à l'issue d'une action collective parfaitement construite, a ouvert le score d'une frappe imparable, laissant le gardien sud-africain sans réaction. Un but précoce qui a permis aux Belouizdadis de gérer la suite de la première période avec assurance. Maîtrisant la possession et imposant un pressing mesuré, le CRB empêche Stellenbosch de développer son jeu. Les visiteurs, en manque d'inspiration offensive, se sont heurtés à un bloc défensif algérois compact et discipliné, incapable de trouver des espaces exploitables. Au retour des vestiaires, les Sud-Africains ont tenté de hausser le rythme et de mettre davantage de pression sur la défense algérienne. Mais celle-ci est restée solide, bien en place, annihilant les rares tentatives adverses. De leur côté, les Belouizdadis ont fait preuve de maturité tactique, alternant conservation du ballon et projections rapides en contre-attaque. Alors que le match semblait se diriger vers une victoire étriquée, Melali a définitivement mis fin au suspense dans le temps additionnel (90e+5), en inscrivant le second but synonyme de délivrance. Une réalisation tardive venue récompenser la supériorité globale du CR Belouizdad. Grâce à ce succès probant, le Chabab prend les commandes du groupe C avec six points et confirme son statut de sérieux prétendant à la qualification, envoyant au passage un signal fort à ses futurs adversaires. LDC : la cruelle désillusion du MCA Le MC Alger a vécu une cruelle désillusion à Lubumbashi face au FC Saint Eloi Lupopo, concédant une défaite (1-0) qui n'aurait jamais dû arriver au vu des enjeux. Le Doyen s'était déplacé en République Démocratique du Congo avec l'ambition assumée de revenir au minimum avec un nul, voire mieux, afin de préparer sereinement le match retour. Jusqu'aux dernières secondes, ce scénario semblait se dessiner : un nul arraché à l'extérieur aurait constitué un résultat positif. Mais une fin de match mal maîtrisée a tout fait basculer. Pourtant animés d'une réelle envie au coup d'envoi, les Algérois ont rapidement perdu leur fil conducteur. L'énergie et l'impact espérés n'ont jamais été accompagnés de justesse technique ni de créativité offensive. Aucune véritable conduite de balle, peu de projection vers l'avant, zéro tir cadré, malgré un volume de jeu important. Les statistiques sont parlantes : beaucoup d'attaques stériles, trop de déchets, 17 fautes commises et 4 cartons jaunes, symbole d'une nervosité persistante qui a fini par coûter cher. Le tournant du match intervient en fin de rencontre. Après les changements opérés par Lupopo à la 85e minute, le MCA recule mentalement. Une faute évitable de Zougrana dans l'axe, puis un penalty concédé dans le temps additionnel, transformé par Michel Mputu (90+5'), scellent le sort du match. Une sanction sévère mais révélatrice d'un manque de lucidité et de maîtrise dans les moments décisifs. Cette défaite, la deuxième en trois matchs, relègue le MC Alger à la dernière place du groupe C et compromet sérieusement ses chances de qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions CAF. L'automatisme collectif s'est grippé, certains joueurs ont laissé la nervosité prendre le dessus, et l'image du club en a souffert. Désormais dos au mur, le Doyen est condamné à un parcours quasi parfait et à un sursaut collectif immédiat. Sans réaction forte, cette campagne africaine pourrait s'achever prématurément, bien loin des ambitions affichées au départ.