La gestion des déchets plastiques pose un véritable problème à Mostaganem, où l'environnement demeure sérieusement menacé par la prolifération incontrôlée des déchets plastiques. Le phénomène de la collecte clandestine du plastique prend de l'ampleur dans la wilaya de Mostaganem et demeure un véritable casse-tête environnemental. Cette situation résulte du manque de moyens mis à la disposition des assemblées communales pour permettre le tri sélectif au niveau des décharges et des bennes à ordures, ce qui complique la tâche des agents communaux et de l'entreprise Mosta Propre. Entre récupération anarchique et recyclage défaillant, les déchets plastiques envahissent de plus en plus la wilaya de Mostaganem, transformant l'environnement urbain en dépotoir à ciel ouvert. La récupération du plastique et son recyclage riment avec chaos urbain. La pollution par les déchets plastiques continue d'asphyxier la ville. Si l'Assemblée populaire communale peine à gérer ce fléau, l'activité des récupérateurs de déchets, censée être une alternative écologique, contribue paradoxalement à l'aggraver. Malgré l'existence de nombreuses techniques de recyclage des déchets plastiques, notamment les polyéthylènes, polystyrènes, polypropylènes, polychlorure de vinyle ou acrylonitrile butadiène styrène, seuls 2% du plastique collecté sont réellement recyclés en Algérie. À cela s'ajoutent les pratiques des collecteurs de plastiques qui fouillent les bacs à ordures et les décharges pour récupérer bouteilles, cartons et autres déchets solides qu'ils revendent ensuite aux entreprises de recyclage. Cette pratique peu écologique se traduit par des bennes vidées sur les trottoirs, des sacs éventrés et des traînées de déchets organiques abandonnées sur place. La récupération des déchets domestiques, initialement conçue comme une solution écologique, révèle ainsi un paradoxe troublant : elle crée des revenus et de l'emploi, mais contribue simultanément à la pollution et à la désorganisation urbaine.