Parlant de la mine de zinc et de plomb de Oued Amizour, le professeur Malek Ould Hamou, directeur du laboratoire de génie minier et consultant dans le domaine, a fait savoir qu'il est classé à peu près au douzième rang mondial. S'exprimant hier mardi dans l'émission ''L'invité du jour'' sur la Chaîne III de la Radio algérienne, il estime que cette position témoigne de l'importance stratégique du projet pour l'Algérie. « Le gisement permettra de renforcer l'approvisionnement national en matières premières pour l'industrie métallurgique et de réduire la dépendance aux importations », ajoute-t-il, rappelant que « l'exploitation se fera en mode souterrain, contrairement à certaines mines à ciel ouvert. » « C'est une exploitation souterraine où des blocs de minerai seront extraits puis transférés vers une usine de valorisation », explique-t-il, précisant que « le minerai brut alimentera ensuite une usine de traitement destinée à concentrer les métaux utiles. » Le professeur Malek Ould Hamou a apporté des éclairages techniques et économiques sur ce projet d'envergure. Selon lui, « le gisement de Oued Amizour est un minerai polymétallique composé principalement de zinc et de plomb. C'est un minerai qui est composé de plomb et de zinc, avec une estimation de 34 millions de tonnes exploitables », expliquant que les réserves contiennent environ 170.000 tonnes de zinc et 30.000 tonnes de plomb. Bien que ce projet ne soit pas comparable en volume à certains grands projets de minerai de fer, il se distingue par « la valeur élevée de ces métaux sur les marchés internationaux. » Le professeur souligne également que la teneur du minerai reste relativement faible. « Le minerai de plomb et de zinc se situe aux alentours de 4 % de zinc et de moins de 1,5 % de plomb », précise-t-il, ce qui nécessite des procédés de valorisation spécifiques afin d'extraire efficacement les métaux contenus dans la masse totale du minerai. Il y a moins d'une semaine, le Président Tebboune a présidé une réunion de travail consacrée à l'état d'avancement des mégaprojets dont le projet d'extraction de zinc à Oued Amizour, avant le lancement de leur exploitation effective fin mars courant. Il y a un mois, lors de son entrevue périodique accordée aux représentants de la presse nationale, il avait précisé que la prochaine phase, après le lancement de la ligne ferroviaire minière Ouest, concernera la mine de Oued Amizour, où les premiers travaux de forage débuteront fin mars prochain. « Nous sommes désormais sur le point de lancer le projet avec l'accord des citoyennes et des citoyens, habitants de la région », soulignant que l'opération de régularisation de la situation avec les propriétaires des terrains est à sa « phase finale ». Le Gouvernement assure un suivi permanent, sans doute quotidien, et attentif de l'exécution des projets miniers structurants dont fait partie le projet zinc-plomb de Oued Amizour. Le président de la République a insisté maintes fois sur la contribution de ces projets à la diversification de l'économie nationale, en plus qu'ils constitueront une locomotive de développement dans les régions qui les abritent, à travers la création de postes d'emploi et le développement de l'infrastructure, à l'instar du réseau ferroviaire. Cette démarche contribue à réaliser l'ambitieux objectif de faire de l'Algérie un pays émergent. Le Président Tebboune l'a confirmé lors de sa dernière entrevue avec les représentants de madias nationaux. Il prévoit que le produit intérieur brut (PIB) de l'Algérie dépassera les 400 milliards de dollars à la fin de l'année 2027 au plus tard. Il avait estimé que « la cadence à laquelle évolue actuellement l'économie nationale nous rend optimistes quant à la réalisation de cet objectif ». Concernant le projet d'extraction de zinc et de plomb du gisement à Oued Amizour, situé entre les communes de Tala Hamza et Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, une réunion de coordination a eu lieu, tout récemment, afin de finaliser les derniers préparatifs avant le lancement du projet. L'accompagnement permanent de ce projet stratégique a été réaffirmé par les autorités locales, sachant les retombées socio- économiques attendues, notamment la création d'emplois directs et indirects, le renforcement des opportunités de formation professionnelle, le développement de l'industrie minière de transformation et le transfert d'expertises et de technologie.