Comme chaque année, en période hivernale, une grande quantité de sable de la partie ouest de la plage du Puits est emporté par les vagues de la mer en colère, emportant souvent des pans du mur de protection. Le calme étant revenu, et les grosses vagues s'étant retirées, avec la baisse du niveau de la mer, il y a quelques jours, les habitants découvrent avec étonnement mais aussi avec un intérêt non dissimulé, cet insolite « vestige » de l'époque coloniale, ressorti des entrailles du sable. Obligatoirement construit par les mains de l'homme, cet ouvrage, découvert à quelques mètres des habitations et du rivage de la mer, au-delà du mur de protection. Les plus avertis des habitants, rejettent l'idée que ce serait un puits d'autant que ce n'est que la partie ronde supérieure de cet ouvrage de maçonnerie. D'autres pensent que ce serait un bout d'une fosse septique immergée et reliée, rattachée par un « canal » , genre fogaras souterraine, à une autre fosse, installée à l'intérieur de la maison. Il faut souligner que le quartier de la plage du Puits n'est pas pourvu d'un réseau d'assainissement des eaux usées et toutes les maisons ne sont dotées que de fosses septiques. Toutefois, le plus probable serait que cet ouvrage ait été tout simplement un piège en un vivier où s'engoufreraient les poissons, les plus téméraires, qui se seraient aventurés au plus près du rivage, emportés par le flux des vagues. Ces poissons restaient donc retenus dans cette nasse pleine d'eau, une méthode simple pour « aller » à la pêche, une petite réserve de poissons, toujours frais et vivants, pour le propriétaire-colon français, comme le faisaient plusieurs habitants de ce quartier à cette époque. Ce qui est absolument certain, c'est que ce n'est pas ce « puits » qui aurait donné le nom à ce quartier de la plage du… Puits, comme l'ont proposé avec humour et désinvolture, certains Béni-safiens. Mohamed Seghiouer (ancien correspondant de presse