Les travailleurs de l'Agence régionale d'Oran de la Caisse nationale de Sécurité sociale des non salariés (CASNOS) viennent de décider de réagir face à ce qu'ils qualifient de «graves problèmes», dans l'exercice de leur fonction, en appelant à un rassemblement de protestation de deux heures, pour jeudi prochain. Le mouvement, présenté comme un avertissement qui pourrait se durcir pour donner lieu à une grève, a été annoncé, hier, par la section syndicale de la CASNOS Oran, après avoir fait l'objet d'une correspondance, envoyée au directeur régional de la CASNOS et dont des copies ont été transmises au ministre de tutelle, au directeur général de la CASNOS et à l'Inspection régionale du Travail, entre autres. «A l'issue de la réunion, tenue le 02 février 2014, à 14h, il a été, malheureusement, constaté qu'il n'y a eu aucune solution aux graves problèmes exposés, pourtant, dans divers correspondances», lit-on dans la lettre de la section syndicale. Ces problèmes, explique-t-on, sont le résultat d'«une situation professionnelle tendue, d'une absence des bonnes conditions de travail et de décisions abusives de la part de l'administration». Voilà, en gros, le climat général décrit par les travailleurs pour justifier leur arrêt de travail pour deux heures, prévu pour jeudi prochain, à partir de 10 h et qui devra toucher l'ensemble des antennes, relevant de la direction régionale d'Oran. Un mouvement, précise-t-on, qui se veut, d'abord, un signal d'alarme face à une situation de pourrissement, illustrée par l'état de délabrement dans lequel se trouve le siège de l'annexe du centre-ville, un local qui présente un danger pour la sécurité des administrés et des employés, de surcroît loué, ce qui est, en soi, indigne d'un grand organisme public comme la CASNOS. Dans cette même lettre, les syndicalistes demandent à l'administration de réexaminer le cas d'un des employés, un ingénieur qu'on dit avoir été licencié d'une manière abusive, juste pour intimider les travailleurs. Il est, également, exigé de la direction régionale d'ouvrir les promotions aux employés et l'application de la convention collective.