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Fautes et erreurs médicales: Quelle responsabilité pour les médecins ?
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 22 - 03 - 2014

Quand nous avons demandé jeudi au professeur Boudraa Zohra, de la médecine légale du CHU de Constantine, si elle possédait des statistiques sur les erreurs et les fautes médicales commises par les praticiens de la santé, elle nous a conseillé de nous adresser au secteur de la justice pour avoir les chiffres. Cette praticienne qui a présidé le comité de la 9ème journée scientifique organisée dans l'amphithéâtre de l'EHS Psychiatrique de Djebel Ouahch par le bureau régional du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), sur le thème générique des «droits et devoirs du praticien», a donné une communication axée sur «la faute médicale : responsabilité civile et pénale». Elle a résumé le contenu de sa communication en disant : «Un bon père ne peut pas se tromper, dit le juge à propos du médecin qui commet une faute médicale. Le médecin est justiciable au même titre que le simple citoyen. La faute médicale et l'erreur médicale sont séparées par un fil très ténu que le juge ne peut délimiter s'il ne fait pas appel à un professionnel, c'est-à-dire un médecin». Et d'expliquer, articles à l'appui, les textes du code pénal régissant l'activité du praticien de la santé en indiquant que ce dernier a une double responsabilité : professionnelle qui est sanctionnée par le conseil de l'ordre, et pénale par le juge.
Lors de cette journée, ce sont les médecins du secteur privé qui ont révélé la situation difficile à laquelle ils font face, seuls et sans l'aide de personne. Aussi, ils se sont beaucoup épanchés sur le travail stressant qu'ils accomplissent au quotidien. «Dans le secteur privé on vous demande beaucoup de comptes en cas d'erreur médicale, et cela se traduit par un harcèlement constant de la part du malade et de sa famille», estiment les concernés. Sur ce sujet, le docteur Boukhechem Djamel, médecin libéral en ORL installé à Constantine, a donné un aperçu sur la responsabilité médicale du praticien à travers laquelle il a constaté que les médecins n'ont pas eu une formation véritablement axée sur la responsabilité dans la pratique de tous les jours. «Cela est vrai pour le secteur libéral où on nous demande plus de comptes s'il y a une faute médicale entraînant notre responsabilité. Pour nous, il est essentiel de faire la part des choses en délimitant les domaines de l'erreur médicale et de la faute».
Interrogé sur la prolifération des erreurs médicales de toute sorte qui font peser des soupçons sur la réelle compétence de certains praticiens, le Dr Boukhechem rejeta d'un geste l'accusation en affirmant que «lorsqu'on lit une certaine presse on se dit que nos praticiens font tout sauf de la médecine. La réalité est tout autre», objectera ce praticien. Evoquant la situation de ses confrères dans le secteur public, il pointera du doigt l'administration «qui ne fait pas souvent son travail et laisse le médecin seul face au harcèlement, voire à l'agressivité des malades et de leurs familles qui, eux aussi, ont leur part de responsabilité en ne suivant pas les prescriptions du médecin contenues dans l'ordonnance qu'il délivre». Et de souhaiter voir «instaurer la confiance entre le patricien et le malade en cessant de diaboliser le praticien. Qu'on cesse enfin de faire porter le chapeau de la faillite de notre système sanitaire au médecin, ce dernier maillon de la chaîne sanitaire», s'est-il exclamé en estimant que chaque maillon de la chaîne doit assumer sa responsabilité. «A commencer par les instances supérieures », dira-t-il en demandant une réelle politique de la santé, en dénonçant «l'improvisation» qui consiste à envoyer un médecin dans une polyclinique avec pour tout bagage un bureau, un stylo et un ordonnancier, tout en lui demandant de faire des miracles. Cela ne réussira pas. «Chaque maillon de la chaîne doit assumer ses responsabilités», dira-t-il en conclusion. Le Dr Djeghim Hocine, président du bureau régional du SNPSP qui regroupe 16 wilayas à l'Est, dont 9 étaient présentes, dira pour justifier l'objectif d'organisation de la journée « nous avons pensé sensibiliser les médecins pour leur faire comprendre qu'au même titre que la malade ils pourront être victimes eux aussi. Et nous souhaitons que les deux doivent être protégés et que les pouvoirs publics comprennent qu'il faut donner les moyens au médecin pour accomplir son travail. Nos médecins sont compétents et pour nous il n'y a pas de différence entre activité libérale et publique».


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