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Europe - Brexit : pour le meilleur et pour le pire
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 17 - 11 - 2018

Avant même son adoption par les gouvernements de l'UE et du parlement européen, «l'accord» sur le Brexit soulève bien des interrogations et des incertitudes. Il n'est pas exclu que la crise politique qui secoue la Grande-Bretagne ne contamine pas le reste de l'UE.
La surenchère politique sur le Brexit à laquelle s'adonnent la Grande-Bretagne et la Commission européenne risque d'hypothéquer durablement l'Union européenne (UE) plus que la Grande-Bretagne. Car la crise politique que vit le gouvernement de Mme Theresa May qui a vu la démission de sept de ses ministre, dont quatre la semaine écoulée, aura des conséquences directes sur la suite des événements liés au divorce entre les deux parties. Il n'y a pas de raison pour que les désaccords des partis politiques (et de l'opinion) britanniques sur le contenu du contrat de divorce fassent l'unanimité des vingt-sept autres pays de l'Union. A bien observer la «philosophie» du projet soumis par le gouvernement britannique aux institutions européennes, il en ressort une priorité donnée au marché et rien qu'au marché jusqu'en 2020. Autrement dit, le maintien en place de la Grande-Bretagne dans l'Union douanière ou marché unique, du moins jusqu'en 2020, peut-être plus, beaucoup plus longtemps même. C'est que les négociations pour ce divorce enclenchées voilà plus de deux ans ont été conduites, pour le coup, dans la plus pure tradition du libéralisme et sous le prisme de la mondialisation qui avance à pas de géant. Les deux parties ont déployé toute une stratégie pour maintenir le Royaume-Uni dans le marché unique européen via la question irlandaise. Et c'est ce que reprochent les «hard brexiteurs» qui veulent une rupture totale avec le reste de l'UE, quitte à y laisser des plumes pour les premières années après le divorce.
En réalité les adversaires de Theresa May, y compris le parti travailliste, savent très bien qu'il est impossible pour le Royaume-Uni de s'isoler du reste de l'Europe. Ils utilisent le Bexit pour faire chuter le gouvernement de Mme May comme ils l'ont fait avec son prédécesseur David Cameron pour des raisons de politique interne. En réalité, les opposants à l'accord de divorce négocié par Mme May sont conscients qu'une rupture brutale avec le reste de l'Europe au plan économique est suicidaire pour leur pays. Les économies des deux parties sont trop imbriquées et liées, y compris bien au-delà du marché européen, pour se permettre une rupture immédiate et brutale. C'est ce qu'ont compris également les négociateurs de la Commission européenne et c'est pourquoi ils ont usé de la question irlandaise pour ne pas «exploser» le marché européen avec un Brexit immédiat, sans période de transition.
Globalement l'UE comme la Grande-Bretagne sortent à la fois gagnantes et perdantes dans ce divorce. Gagnantes en préservant provisoirement leur marché commun et les intérêts des trusts et entreprises économiques, perdants parce qu'en plus du coût de la gestion de la période transitoire il faudra rattraper les pertes en termes macro-économique sur le long terme. Cependant, si l'affaire du divorce semble pliée en Grande-Bretagne, il n'est pas certain que les 27 pays restants de l'UE adoptent unanimement et sans réserves le «contrat» proposé par les Britanniques et accepté par la seule Commission européenne. Ce contrat reste sous réserve de l'approbation (vote) du parlement européen et surtout des gouvernements des 27 pays de l'Union. Il n'est pas exclu, voire certain même qu'un nombre de pays émettront des réserves ou des oppositions sur le texte de cet accord de près de six cents pages. Le diable se cache dans les détails, dit l'adage.
Les tensions politiques actuelles entretenues notamment par des ex- pays de l'Est comme la Hongrie, la Tchéquie ou la Pologne ne sont pas pour favoriser l'unanimité sur les innombrables règles, directives et lois proposées dans le contrat de divorce. Certains pays useront du prétexte de tel ou tel chapitre de l'accord conclu entre le gouvernement de Mme May et la Commission européenne pour «régler» des comptes avec la Commission européenne ou pour arracher d'autres concessions sur d'autres plans, tels ceux relatifs au pacte sur la migration ou de la libre circulation des personnes par exemple.
La situation dans l'UE marquée par une montée des populismes et de l'extrême droite ne peut se permettre de faire perdurer la procédure de divorce avec la Grande-Bretagne et surtout consommer un divorce brutal et sans accord (No deal) tant les conséquences sur les deux parties seront catastrophiques et profiteront aux populistes et autres eurosceptiques. Sans doute ce sont autant d'éléments qui ont compté pour finaliser ce fameux accord qui accompagne la sortie «en douce» de la Grande-Bretagne de la famille européenne.


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