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Tailleur de pierres, un métier ancestral
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 09 - 12 - 2018

La science vient de dé-couvrir les raisons qui ont poussé le kamis à défigurer la statue de Aïn El Fouara. Des archéologues ont, en effet, découvert dans la région de Sétif, des outils en pierre taillée remontant à 2,4 millions d'années. Le violeur au burin de la nana de Francis de Saint-Vidal a agi par atavisme, reproduisant les mêmes gestes réalisés par nos plus anciens ancêtres, premiers autochtones de l'Algérie, qui aimaient travailler la pierre. Cette découverte, dont on ne mesure pas encore l'importance, risque de bouleverser les acquis scientifiques, préhistoriques, anthropologiques, sociologiques, rhumatologiques et tutti quanti qui voulaient que l'Afrique de l'Est soit le berceau unique de l'humanité. Pour une fois qu'on parle de nous en bien, enfin pas de nous les Algériens «one, two, three», mais de la région géographique, on ne va pas faire la fine bouche. L'Algérie ne fait plus l'actualité pour l'image négative qu'elle véhicule à l'extérieur avec ses scandales à la Panama papers, l'exportation de sa jeunesse désespérée ou l'importation de conteneurs d'ordures et de courants d'air, mais elle est au centre de l'intérêt scientifique du monde. Qui connaissait Aïn Boucherit avant cette découverte ? Personne en Algérie, en dehors des chercheurs qui y travaillaient, de quelques bergers qui surveillaient leurs troupeaux et des bureaux de vote itinérants qui se rappelaient de son existence. En conclusion de profanes, l'être humain était en Algérie, il y a 2,4 millions d'années. Voilà qui tempère un peu les ardeurs des amateurs des origines du premier homme chez nous. Parlait-il kabyle ? Mangeait-il des dattes ? Priait-il un dieu unique ? Regardait-il Al-Djazeera ? On peut se poser les questions qu'on veut quitte à avoir une migraine carabinée mais les réponses sont inscrites dans ces outils découverts qui ne se souciaient ni de l'accent de celui qui les a fabriqués ni de la couleur de sa peau.
L'homme marchait sur la terre d'Algérie, il y a de cela 2,4 millions d'années, bien avant la playstation ou les amoureux de Djanitou, ne votant ni pour le FLN ou le MSP, respectant la nature, des écolos de la première heure, qui chassaient pour se nourrir, ne haïssant pas leur proie. Puis est venu l'argent, les religions, les femmes et l'occupation française.
L'Algérie a changé depuis et les outils oubliés, enterrés sous les plis de l'histoire, ont laissé place aux instituts de formation professionnelle et à l'Ansej. L'Algérie a de nouveau rendez-vous avec l'Histoire pour peu qu'un gratte-papier écervelé n'autorise l'ouverture d'une carrière de pierres dans la région, comme cela a été le cas du côté de Beni Abbès.


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