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Hommage à la veuve de Maurice Audin: Macron revient sur la torture pendant la guerre d'Algérie
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 05 - 02 - 2019

Le président de la République française a reconnu, hier, que le militant Maurice Audin «avait été torturé puis exécuté ou torturé à mort» par l'armée française, durant la guerre de libération nationale.
Dans un hommage à Josette Audin, veuve du mathématicien et militant de la cause algérienne, enlevé et assassiné par l'armée française en juin 1957, Macron a rappelé qu'arrêté à son domicile par des militaires français, Maurice Audin «ne revint jamais». Le 13 septembre dernier, en rendant visite à Josette Audin, il lui avait remis une déclaration reconnaissant que le militant communiste était mort sous la torture du fait d'un «système légalement institué» alors en Algérie par la France.
Dans cette déclaration, le président «reconnaît, au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l'avaient arrêté à son domicile (…). Il reconnaît aussi que si sa mort est, en dernier ressort, le fait de quelques-uns, elle a néanmoins été rendue possible par un système légalement institué». Devant la veuve, Emmanuel Macron a également confirmé l'ouverture des archives sur le sujet des disparus civils et militaires, français et algériens. Arrêté à son domicile à Alger le 11 juin 1957, en présence de sa femme, par des parachutistes, Maurice Audin, 25 ans, était soupçonné d'héberger des membres de la cellule armée du Parti communiste algérien.
Il a été torturé à plusieurs reprises dans une villa d'El Biar, en compagnie d'Henri Alleg. Dix jours plus tard, sa femme apprend officiellement que son mari s'est « évadé » lors d'un transfert. En dépit de son invraisemblance, cela restera la version officielle jusqu'à ce que François Hollande affirme en 2014 que «M. Audin ne s' (était) pas évadé» mais était «mort durant sa détention». Macron a souligné que la plainte pour enlèvement et séquestration que Josette Audin déposa alors «achoppa, comme d'autres, sur le silence ou le mensonge des témoins-clés». Il a encore rappelé que «l'enquête fut définitivement close en 1962 par un non-lieu, en raison des décrets d'amnistie pris à la fin de la guerre d'Algérie, qui mirent fin à toute possibilité de poursuite». Le chef de l'Etat français a insisté sur le combat pour la justice de Mme Audin, indiquant qu'elle l'avait déplacé «sur le terrain de l'établissement et de la reconnaissance de la vérité, des faits historiques et des responsabilités politiques». Il a également évoqué son combat de plus de soixante ans, en compagnie de ses enfants, au sein de l'Association Maurice-Audin, avec le soutien d'historiens comme Pierre Vidal-Naquet, de mathématiciens et de journalistes «pour que jamais le souvenir de Maurice Audin et la mémoire de son sort ne s'éteignent».
Ce combat, a-t-il poursuivi, a été également mené pour que «l'Etat reconnaisse la responsabilité des gouvernements français qui, durant la guerre d'Algérie, échouèrent à prévenir et à punir le recours à la torture, faillirent à cette mission fondamentale qui incombe à toute autorité démocratique d'assurer la sauvegarde des droits humains et, en premier lieu, l'intégrité physique de celles et de ceux qui sont détenus sous leur souveraineté». Réagissant à son décès, le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, a tweeté : «Grande tristesse. Josette Audin s'en est allée. Elle s'est battue toute sa vie pour la vérité et pour la mémoire de son mari. Elle part apaisée d'avoir vu enfin ce crime d'Etat reconnu».


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