Barça : Messi reprend l'entrainement avec le groupe    Bonnes perspectives en gaz et électricité    DIALOGUE NATIONAL : Le panel s'engage à rencontrer la société civile    «Le dialogue doit satisfaire les demandes du peuple»    COUR DE JUSTICE D'ORAN : Le président de la cour et du procureur général installés    «L'investissement est ouvert au privé»    DEGRADATION DU SOLDE COMMERCIAL : Les experts tirent la sonnette d'alarme    Un professeur américain rejette la propagande marocaine    Guterres profondément préoccupé par la situation dans le Nord-Ouest    Jeux militaires de Russie : l'Algérie décroche la 6e place    La paire Meriem Azem-Amel Zaïdi au dessus du lot    Islam Slimani en prêt à Monaco    «Je n'ai pas envie de poursuivre ma mission»    ACCIDENT DE LA ROUTE A SIDI BEL ABBES : Six blessés dans une collision à Sidi Khaled    Sept personnes arrêtées dans plusieurs wilayas    SAISON ESTIVALE : 17 morts par noyade à Mostaganem    PELERINAGE 2019 : 22 Algériens décédés depuis le début du Hadj    Crime odieux sur un jeune homme à El Matmar    L'EN «messieurs» se contente de la 12e place    "La mission du panel est de diviser le hirak"    Les ventes de voitures en baisse en juillet en Chine    La hantise des conducteurs    L'armée face à une situation sécuritaire de plus en plus préoccupante    Farès opéré avec succès    Une jeune fille fait une chute du 5e étage à Haï Essalem    L'histoire convoquée pour le présent    L'ONM demande la dissolution du FLN    Serge Michel : engagement total pour la Révolution algérienne    "L'enseignement des arts a besoin d'un nouveau souffle"    Trop de questions (2)    Yémen : Les séparatistes s'emparent de nouvelles positions    Blida : Installation du nouveau président de la Cour et du procureur général    Bensalah réitère son appel au dialogue    Marche des étudiants: Maintien de la mobilisation à Alger    ASM Oran: Ahmed Belhadj ne viendra pas    Haï Nour: Deux dealers arrêtés    Tébessa, El-Tarf: De nouveau des routes coupées à cause de l'eau    ATP: Le Sud-Coréen Lee, le 1er joueur sourd à gagner un match sur le circuit    Climatiseurs DualCool et ArtCool : Les nouveaux nés de LG    Bourses : L'Europe finit en hausse, portée par les espoirs de relance    Chine : Réunion du PCC pour analyser la situation économique    Rencontre Poutine-Macron : La Russie ne souhaite pas un scénario à la Gilets jaunes à Moscou    ZLECAF : Nécessité de saisir les opportunités au profit de l'économie nationale    Importations: Des matériels roulants en souffrance au niveau des zones sous-douanes débloqués    Afin d'atteindre "rapidement" ses objectifs : Le chef de l'Etat renouvelle son appel à faire avancer le processus de dialogue    Deuxième jour du ministre de l'Intérieur à Illizi : Les jeunes expriment leurs préoccupations    Plus de 180.000 unités en 2018    Nouvelle publication    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





18ème vendredi de la contestation: «Le problème de l'Algérie n'est pas le drapeau, mais le système»
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 22 - 06 - 2019

«Nous n'avons pas demandé de changer l'emblème national par un autre, nous avons exigé le changement du système», telle est la réponse des manifestants à la déclaration de Gaid Salah sur l'interdiction des drapeaux autres que l'emblème national, lors de ce 18ème vendredi de manifestations pacifiques.
A Alger, les services de la police n'ont pas hésité à interpeller quelques manifestants et confisquer les drapeaux amazighs, en usant de gaz lacrymogènes. Cela s'est passé notamment près de la Grande Poste d'Alger et ses alentours, où était déployé un impressionnant dispositif sécuritaire.
Les policiers ont tenté de «faire respecter strictement les lois en vigueur et de faire face aux individus qui essayent d'attenter à nouveau aux sentiments des Algériens à propos de ce sujet sensible et délicat», selon les propos de Gaid Salah, mais ils ont par la suite abandonné, vu la foule des protestataires.
Les manifestants ont demandé, comme il était écrit sur des pancartes, aux acteurs du Hirak de se concentrer sur l'essentiel : «discutons des propositions pour un sortie de crise et le changement radical du système». Sur une autre pancarte on pouvait lire «le problème de l'Algérie n'est pas le drapeau mais le système en place, svp pas de confusion».
Avec un pacifisme exemplaire, les manifestants scandaient ensemble «les Algériens amazighs», «nous sommes tous des Algériens, pas de régionalisme». Des drapeaux Amazighs flottaient à coté de l'emblème national.
Les protestataires ont demandé, hier encore, le départ des symboles du régime et l'installation d'une instance souveraine et indépendante qui sera chargée de préparer les élections. En insistant sur l'édification d'un Etat civil et non un Etat militaire. Et de scander «l'unité de l'Algérie est une ligne rouge, tous des frères, pas de régionalisme».
Sur une pancarte brandie par un jeune manifestant, il était écrit «Qui protège Naima Salhi qui passe son temps à nourrir la division et le régionalisme et le racisme en toute impunité ». Des manifestants ont crié des slogans hostiles au chef de l'état-major de l'armée.
Hier, à Constantine, 18e vendredi consécutif des manifestations contre le système, des milliers de citoyens ont sacrifié leur virée du week-end au bord de la bleue pour ne pas rater le rendez-vous. Et, la foule immense a marqué cette manifestation avec des slogans qui plaident pour l'unité nationale, à cause de l'irruption sur la scène de cette interdiction de ne porter que l'emblème national. « Djazayrines machi aâda» (les algérien ne sont pas des ennemis), « notre force est dans notre union», scandaient dans ce sens les manifestants. A Constantine, ce drapeau Amazigh n'est généralement pas trop voyant au sein de la foule. Et, ce 18e vendredi, deux manifestants seulement le portaient au beau milieu d'un carré compact. Des policiers en civil ont tenté de leur arracher des mains ce drapeau, mais les choses ont failli dégénérer dans le sillage de cette intervention, si ce n'est l'attitude professionnelle adoptée par les policiers en question, qui ont su manœuvrer pour apaiser les esprits et laisser les manifestants battre le pavé dans une atmosphère pacifique. On a pu remarquer également que les affaires d'autres manifestants qui arrivaient au centre étaient fouillées, apparemment à la recherche du drapeau amazigh. Un autre passera avec le même sigle amazigh imprimé sur son tee-shirt. Difficile de lui arracher son tee-shirt de sur le corps et le laisser torse nu ! D'ailleurs, on n'a pas parlé de tee-shirt mais de drapeaux. Le débat sur la question était au sein des policiers déployés au centre-ville. Cette intrusion de la problématique de l'étendard au sigle amazigh n'a pas été du goût des manifestants, qui ont insisté, eux, sur le départ de la « Issaba». « Trouh el îassaba n'walou labass» (avec le départ du gang on sera mieux), scandait la foule. La foule, elle, donc, continuait de marcher et crier « dawla madania machi aâskaria» (état civil et non militaire). D'autres slogans réguliers ont été également maintenus, dont « Algérie libre et démocratique», « Djazaïr Chouhada», ainsi que d'autres chants patriotiques qui ont toujours animé la scène du Hirak, recouverte de l'emblème national.
Des marches similaires ont été enregistrées à travers plusieurs wilayas du pays où les manifestants ont scandé les mêmes slogans et revendications.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.