Real Madrid : Les conditions sont fixées pour ce flop de Zidane !    La Cnas de Béjaïa lance une campagne d'information    Trois morts et une blessée dans un accident    «Un départ en fanfare» : le dernier caprice de Donald Trump    Placé sur liste noire par les Etats-Unis, le Chinois Xiaomi répond    Institut français d'Alger Médiath'ART: La nuit porte…concept    La Lamborghini des bourdes !    Relance des travaux    La Juventus et l'Inter, deux visions du mercato    La Lazio se relance en corrigeant la Roma dans le derby    L'AG ordinaire de la FAC le 23 janvier à Alger    Le lait en sachet, une denrée rare    Les infusions et les jus pour soigner la douleur sciatique    Saviez-vous que ... ?    Chronique du grand éclat de la diplomatie algérienne    Chachnaq 1er, Ouyahia et la «boîte noire»    Les super-héros Marvel de retour sur petit écran en noir et blanc    Record pour un dessin de Tintin : 3,175 millions d'euros    Les avocats plaident l'innocence    Réunion extraordinaire du BF pour trancher la question    Les adversaires de Mellal n'ont pas mobilisé    La Tunisie et la Libye à pied d'œuvre à Alger    Le schiste américain remonte la pente    Museveni réélu avec 58,6% des voix pour un 6e mandat    Jan Kubis, nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye    300 millions de centimes dérobés    La rue fait monter la pression au Soudan    L'Algérie classée derrière la France et la RDC    Situation politique et questions régionales au menu    Le SNM s'en prend à la Cour suprême et au Conseil d'Etat    Hommage à la mère et à la Kabylie    Le moudjahid Moussa Cherchali inhumé au cimetière de Sidi Yahia    LE DROIT SELECTIF DU CRIME CONTRE L'HUMANITE    Oran : Tremblement de terre de magnitude 3,5    Relizane : Des demandeurs de logement manifestent    Métro d'Alger : La décision de reprise tarde à venir    Lentement ou sans précipitation ?    LOURDE CHARGE    Régularisation des détenteurs de contrats pré-emploi: 30.000 postes budgétaires pour l'Education    Hausse inédite des prix: Mise en garde contre la dégradation du pouvoir d'achat    Football - Ligue 1: Le MCA refroidit l'ESS, le WAT de mal en pis    Tribune - De Gaulle peut-il être un personnage passerelle entre la France et l'Algérie ?    230 nouveaux cas et 4 décès en 24 heures    Le RCD fustige le gouvernement    «C'est Bouteflika qu'il fallait juger»    Guterres propose Jan Kubis pour le poste d'envoyé spécial    Tébessa: Cinq morts et trois blessés dans l'explosion d'une bombe artisanale    Nettoyer le pays de qui et de quoi ?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Dans la nuit de la prison d'El-Harrach
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 12 - 12 - 2019

«Je me demande si les gardiens de cette prison qui est aujourd'hui mon sort se comportent avec moi comme avec les autres détenus, ceux de droit commun par exemple. Je suppose qu'ils ont dû recevoir des instructions pour adopter à mon encontre une attitude qui tienne compte aussi bien de mes anciennes hautes fonctions que de ma situation actuelle peu reluisante. Dans ma cellule, je retourne le problème dans tous les sens : je n'arrive pas à comprendre ce qui m'est arrivé. Des fois, je me dis que ce n'est qu'un mauvais rêve et que je vais bientôt me réveiller.
Les différents bruits du pénitencier, qui varient d'une heure à l'autre, rythment désormais mes jours et mes nuits. Dehors, la vie continue sans moi. Là où je me trouve à présent, je ne décide plus de rien, je ne donne plus d'ordres à personne. A l'intérieur de ma tête, les réquisitoires ont remplacé les louanges, les huées les acclamations. Moi qui étais un seigneur, j'attends maintenant mon tour au parloir. Moi qui étais quelqu'un, je suis devenu un matricule.
Pourtant, tout le long de ma vie, je me suis battu pour être une personnalité. J'ai cultivé les relations importantes, j'ai négocié les soutiens qui comptent, j'ai servi les forces influentes du moment, quitte à retourner ma veste plusieurs fois. Dans les postes que j'ai occupés, j'ai peut-être été inique et partial, mais je n'ai fait qu'appliquer la règle fluctuante, la loi incertaine du pouvoir arbitraire.
L'argent, l'autorité, les privilèges : je me croyais inaccessible et même irréprochable. Mais selon la justice qui m'a condamné, ce n'était rien d'autre que de la rapine, de l'aveuglement, de l'égoïsme criminel. Qui aurait pu imaginer qu'un jour ce peuple d'éternels mécontents allait se soulever et faire trembler la terre sous mes pieds ? Face à son jugement, toutes les raisons que je peux invoquer pour justifier mes actes me paraissent dérisoires. J'espère que mes enfants seront cléments avec moi ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.