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ASILE DE FOUS
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 12 - 07 - 2020

A quoi pourrait répondre l'échignement d'un jeune diplômé en génie civil à se lancer dans le petit commerce de la layette? L'exemple n'est pas isolé et la démarcation sinon la contradiction entre des études universitaires accomplies et les déviations des itinéraires d'une grande partie de la jeunesse algérienne laisse pantois. Nombreux jeunes sont contraints de caser leurs diplômes dans l'abstinence pour trouver une occupation professionnelle dans une tentation souvent ardue et douloureuse de donner un sens à leur existence.
Les uns partent à la recherche d'un petit local à louer, d'autres se démènent dans l'étalage de babioles à vendre pour une preuve par neuf que les études ne mènent pas aujourd'hui là où ils espéraient aboutir. Mais le reste, tout le reste des innombrables semences pour construire une vie, a-t-il aujourd'hui l'assurance naturelle des aboutissements ?
Puis arrive maintenant en damnation assurée ce satané virus annonçant que les vies avaient décidé de foutre les camps. Exister dans les conditions actuelles avec la seule permission de respirer n'est pas vivre et ne pas pouvoir investir son corps et son esprit dans l'espace social pour se frayer un petit espace dans sa communauté est le pire des effacements.
La torture est énorme et elle mène vers tous les travers. On ne se rend certainement pas compte de l'énormité des signes d'une fin du monde et on fait comme si le temps poursuit une chevauchée normale. Tout est dénaturé et le masque sanitaire est devenu un étendard universel pour que chacun ne puisse plus se détacher du statut de zombie. Même les enfants, privés de la sacralité de leurs écoles, sont prisonniers dans l'inertie des aînés et se rendent compte dans leur innocence que leur univers ne tourne pas rond. Les sévices sont douloureux quand on ne sait pas de quoi demain sera fait.
Ce qui est certain, ce n'est pas de savoir que rien ne sera plus comme avant, mais d'être convaincu que le présent et le futur sont désormais dans une confusion pour que l'histoire donne un coup d'arrêt à son cheminement et pour que chacun ait la nette impression d'être dans un asile de fous.


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