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Le temps de la normalisation
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 14 - 07 - 2020

L'évolution des positions est énorme entre la ‘non-reconnaissance' de l'Etat d'Israël, naguère prônée presque à l'unanimité par les pays arabes, notamment dans les années soixante-soixante-dix, et le point où l'on est arrivé aujourd'hui, qui discute désormais de la normalisation des relations des pays arabes avec Israël. Par quel miracle ? De par sa persévérance dans la stratégie de « diviser pour régner », Israël a investi dans les différends qui opposent les pays arabes, ainsi que les haines qui consument les liens entre musulmans chiites et sunnites, et a su tisser des rapports secrets avec quelques pays arabes, dont les gouvernements continuaient à nier tout lien avec l'Etat hébreu par crainte de réactions hostiles de leurs peuples, mais plus maintenant.
On ne s'en cache pas trop des liaisons avec Israël. Et ceux qui continuent encore de tenir au secret leur relation avec Israël deviennent plus malléables encore, subissant le chantage de la révélation publique de ces liens. Peut-être bien que les révélations ces derniers jours du ministre israélien des Renseignements sur une chaîne de télévision, au sujet du souhait de l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et d'autres pays arabes de coopérer avec Israël à cause de ses capacités scientifiques et technologiques, s'inscrivent dans le cadre d'une pression médiatique sur ces pays pour les confiner au silence face au plan d'annexion d'une partie de la Cisjordanie. En vérité, ce rapprochement est scellé par l'ennemi commun, en l'occurrence l'Iran, que les uns et les autres souhaitent détruire, ne pas lui permettre d'acquérir l'arme nucléaire, surtout.
Le ministre des Renseignements l'a avoué en soulignant que la question charnière au Moyen-Orient n'est plus liée aujourd'hui à la cause palestinienne mais à la menace iranienne. Que vise cette sortie de ce responsable israélien ? L'intimidation, certainement, de ces Etats arabes qui souhaitent coopérer avec Israël pour les pousser à afficher un profil bas devant ce plan annoncé par Benyamin Netanyahou pour annexer des pans de la Cisjordanie. Un plan qui a été dénoncé par l'ONU et de nombreux pays européens, mais qui n'a pas fait réagir d'une manière musclée tous les pays frères et amis de la Palestine. Après quelques gesticulations et mises en garde contre l'application de ce plan, laissant entendre que cela donnerait un frein à la normalisation des relations entre les pays arabes du Golfe et Israël, la voix des pays arabes reste inaudible sur ce chapitre.
Le ministre des Renseignements israélien dira, d'ailleurs, que les relations avec le monde arabe « ne dépendaient pas de la paix avec les Palestiniens», prévoyant encore que « le rapprochement avec le monde arabe se renforcera » en dépit de l'évolution du conflit israélo-palestinien. Dit-il vrai ? Possible, pour une partie seulement du monde arabe. Une autre partie ainsi que certains pays hors monde arabe ne lâcheront jamais la cause palestinienne. Mais en ce temps de crise sanitaire, le vent souffle en faveur des plans israéliens.


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