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Contrôle des vaccins: L'Institut Pasteur en quête de moyens
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 17 - 11 - 2020

Les espoirs suscités de par le monde et en Algérie par l'annonce de la mise au point d'un vaccin crédité d'une efficacité de 90% font ressurgir dans le pays la problématique du manque des moyens matériels et des technologies de contrôle de son efficacité thérapeutique.
C'est en effet ce qui ressort de l'intervention, hier, sur les ondes de la Chaîne 3 de la radio algérienne, du Dr Fouzia Bengourgoura, cheffe du département de contrôle des produits biologiques à l'Institut Pasteur, seul organisme habilité pour cette mission de contrôle de tous les vaccins avant leur mise en circulation. «Nous ne pouvons pas mettre sur le marché un vaccin qui n'a pas été contrôlé. La réglementation nous l'interdit», a-t-elle affirmé. Reçue hier à l'émission «l'Invité de la Rédaction», le Dr Bengourgoura signale que cette question de contrôle de la qualité thérapeutique et de la conformité du produit, particulièrement quand il est nouveau sur le marché, se posera dès la réception du vaccin.
La première opération, indique-t-elle, va consister, documents techniques à l'appui, à déterminer sa «haute qualité» et pour cela, ajoute-t-elle, l'institut doit disposer des équipements techniques nécessaires à cette évaluation, car dans le cas contraire, il va falloir faire en sorte de les acquérir. Pour Fouzia Bengourgoura, l'institut possède les compétences humaines pour assurer le contrôle de qualité des vaccins.
Il ne dispose pas cependant de certains matériels indispensables, notamment les réactifs, «importés en totalité de l'étranger», dont l'approvisionnement, souligne-t-elle, doit s'effectuer d'une manière continue et ininterrompue. Aussi, ajoute-t-elle, l'organisme qu'elle représente, ne dispose pas de l'ensemble des moyens pour assurer une bonne qualité de contrôle destinée à confirmer la conformité des produits de soins importés.
Dans le cas précis du vaccin anti-Covid-19, l'intervenante souligne la nécessité pour le laboratoire de l'Institut Pasteur d'assurer le meilleur contrôle, et que pour ce faire, il faudrait qu'il puisse être considéré comme un laboratoire de référence en disposant impérativement d'un cahier des charges auquel le laboratoire doit répondre à toutes les clauses, ce qui n'est pas actuellement le cas, observe-t-elle. Pour assurer ces exigences, insiste-t-elle, «il faudrait nous donner les moyens», en s'attachant à valider les structures, les équipements et les méthodes de contrôle et à qualifier les procédures et les personnels.
«Un travail de longue haleine que nous devons faire mais pour lequel nous devons être aidés», a-t-elle insisté, tout en soulignant en outre l'exigence pour le laboratoire qu'elle représente d'être «audité par l'Agence nationale des produits pharmaceutiques, qui, rappelle-t-elle, sollicite l'Institut Pasteur pour le contrôle des vaccins soumis à enregistrement». Rappelant que l'Institut Pasteur ne conçoit plus, comme il le faisait par le passé, certains vaccins, à l'exemple du BCG, un vaccin de prévention contre la tuberculose, le docteur Fouzia Bengourgoura met encore une fois en avant le déficit de moyens, mais également le suivi des normes de productions pharmaceutiques, «lesquelles évoluent continuellement».


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