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Yennayer à Batna : la racine des arts
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 14 - 01 - 2021

Yennayer, cette année-là, a été fêté à Batna. Trois caractères intrinsèques ont attiré l'attention de l'invité que j'étais. Un ministre, un wali et un commissaire. Cela dit la région avec ses atouts, son empreinte séculaire avait cependant fait tiédir mes appréhensions. Une région formidable, riche en tout repère. De l'historique à l'artistique, de l'archéologique à la symphonique.
Il est impensable dans la tête du chroniqueur qu'un patrimoine universel, classé mondialement, soit zappé, voire totalement ignoré par un ministre en charge du tourisme. Il était à deux pas du site historique de Timgad. Donnant son temps à une visite dune maisonnette dont l'intitulé d'inauguration donne du fil à retordre, «valorisation des compétences», il s'agissait en fait de poterie, de couture, de couscous, en somme, de l'artisanat et du travail familial, ce qui coïncide totalement avec le titre du secteur qu'il dirige. Et la ville encore debout de Timgad était là, semblant attendre un geste « touristique » du premier responsable de ce créneau en perpétuelle souffrance pour défaut d'attention. Ce ministre n'a aucunement jugé utile d'aller battre le pavé sous l'arc de Trajan ni admirer ce qui reste de la bibliothèque ou des thermes de cette ville éponyme. Il n'aurait qu'un hôtel dans sa tête.
Cependant, sur un autre registre, il est de ces walis que le zèle ou l'humeur ne peuvent être une manière de gouverner. La simplicité et l'écoute font plus d'aisance chez ce wali qui sait faire savoir ses pensées. La projection pour un avenir radieux de la cité est prise telle une campagne électorale tendant à faire adhérer au projet tous les acteurs locaux. Il se dit qu'une ville ne se construit que par l'engagement et la passion que l'on développe à son égard. J'ai pour habitude, évidence aidant, de toujours battre en brèche les faux dévots et les saints altérés qui s'acharnent à s'ériger en « sidi el wali », de les mettre face à leur solitude quand tout s'évaporera, quand il n'y aura plus de protocoles ou de mondanités. Exception faite, ce wali est dans la vertu de son costume.
Ce qui est aussi important à retenir à travers cette célébration de Yennayer, c'est de constater l'effort fourni par le Haut-Commissariat à l'amazighité sous la houlette de son secrétaire général, plus militant qu'un fonctionnaire. Son sens de fédérateur, de rassembleur de valeurs et sa fierté d'arborer avant tout son algérianité en font un capital parmi le patrimoine intellectuel national.
Batna, en cette circonstance, ne s'exempte pas des autres régions du pays où l'on affiche sa fierté à l'égard de cet héritage, de fêter la culture, l'histoire et l'identité qui constitue en somme le socle commun des valeurs ancestrales, de convivialité, de la profondeur historique, de partage, de générosité, de solidarité et du vivre ensemble. J'ai vu ici de l'art émanant des doigts d'artisans et d'artistes. Les litanies musicales, les œuvres littéraires, les peintures à l'huile ou à l'aquarelle, des jeunes filles toutes belles, des fillettes toutes innocentes renseignent sur les trésors que recèlent cette Algérie profonde. Ses racines s'étendent sur tout l'espace qu'elle couvre. Assegass ammegass.


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