Cour d'Alger : Ali Ghediri condamné à 4 ans de prison ferme    Le renforcement des capacités de combat de l'armée sahraouie, une des priorités pour 2022    Football / Algérie : Djahid Zefizef nouveau manager général des Verts    Education: la suspension des cours prolongée jusqu'au 5 février prochain    Chaalal met en avant la volonté politique de renforcer les relations culturelles entre les peuples algérien et égyptien    Entreprise portuaire de Skikda: hausse de 5% du volume des activités en 2021    Sétif: démantèlement d'un réseau international spécialisé dans le trafic de drogue dure    Maroc: le déficit budgétaire dépasse 7,6 milliards de dollars en 2021    Covid-19: l'urgence de se faire vacciner réitérée par le Pr Rachid Belhadj    L'Algérie envoie une 4ème cargaison d'aides humanitaires au Mali    Les médicaments prescrits dans le protocole thérapeutique disponibles    JSK - Royal Leopards de nouveau annulé    Le Maroc et le Sénégal passent en quarts de finale    Le Chabab réussit la passe de trois    Une politique difficile à mettre en œuvre    L'information locale au centre des préoccupations    Mohcine Belabbas de nouveau devant le juge aujourd'hui    Quand les plans de l'AEP font défaut    Un casse-tête chinois    Quel avenir pour la force Takuba au Mali ?    Des enjeux plus grands qu'un sommet    Le procès du groupe Benamor à nouveau reporté    Les secrets du président de la FIFA...    «On reviendra plus forts... Soyez en sûrs»    Le refus de remplacement des candidats rejetés suscite l'ire des partis    La 1ère édition à Constantine en mai prochain    50 pièces de monnaie rares saisies à el Ogla    Loi de finances 2022 revue et corrigée : après les avocats, à qui le tour ?    Chlef: Un complexe sportif pas comme les autres    Dans la vie, rien n'est acquis une fois pour toutes    Promotion des enseignants aux grades supérieurs: Le Snapest boycotte le concours    Es-Sénia: Le service des cartes grises fermé à cause de la Covid-19    Jungle/Pub sur Internet ?    L'Afrique ou les changements anticonstitutionnels    Tlemcen: Des habitants attendent toujours leur livret foncier    Les Français accepteraient-ils d'être gouvernés par un président raciste ?    Albert Cossery : l'écrivain égyptien de l'indolente paresse et de la douce allégresse (1/3)    Le Tchad et la Libye veulent raffermir leurs relations bilatérales    Un challenge au sommet de l'UA    Messi penserait à un retour au Barça    «Le pays est toujours ciblé»    Les preuves du complot    Le temps de l'efficacité    Les APC sans majorité absolue débloquées    L'Algérie redessine les contours de la région    Fermeture des espaces culturels    L'illusion d'un eldorado européen    Rachid Taha au coeur de l'actualité    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le gouffre et le grand pas en avant !
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 11 - 02 - 2021

Sous les coups de boutoir d'une vie outrageusement «délavée», le citoyen n'a plus besoin d'écouter de fastidieux mais surtout des discours sirupeux, pour savoir si le pays va bien ou se porte très mal. L'exemple qui nous montre le mieux que les temps ont changé est sans conteste la « surchauffe » du front social, avec des mouvements sociaux qui couvent, un peu partout, dans le pays. Mais laquelle des deux colères est la plus dommageable pour le pays, celle des Algériens ou celle de ceux chargés de leur garantir une vie au strict minimum syndical ?
Ces derniers préfèrent-ils gérer la menace d'une déflagration sociale plutôt que dilapider des richesses que nous ne produisons plus ? C'est que le pays, en entier, découvre, les yeux exorbités, que les « zones d'ombre » ont trop longtemps caché le lever du « soleil politique » ! Effarés, des Algériens découvrent l'immense étendue des dégâts. L'équivalent en oseille de quoi construire un autre pays est parti dans les poches des Danaïdes d'une engeance prédatrice, qui se sont servis par des pelletées entières dans les caisses de l'Etat «essoré». Comment dégripper cette immense machine en panne après presque un quart de siècle de gabegie et d'incuries criminelles ? La réponse à cette question lancinante importe peu. Personne de sensé ne pourrait valablement réfuter l'idée qui voudrait que pour que le pays ait une chance de retrouver sa force perdue, il ne faudrait surtout pas persister à cacher la vérité aux Algériens, en continuant à leur renvoyer une image faussement satisfaisante d'eux-mêmes. Cruellement désillusionné pour avoir été pendant longtemps gavé de « bobards » amers, l'Algérien doit, aujourd'hui, apprendre à influer sur son destin et avoir le courage de faire face à l'austère nudité de la vérité. L'un des indices, peu ou prou encourageants qui, prudemment, nous autorisent à penser que quelque chose est en train de changer dans le pays et que nombre de voix se sont fait entendre, ces derniers temps, pour dire que la démarche des hommes nouveaux, en charge de la gestion du pays, aussi sujette à caution qu'elle pourrait l'être, a au moins le mérite de rassurer sur un point : le discours langue de bois et «orienté» vers des buts peu avouables, est en net recul. Et cela n'est pas rien quand on connaît les graves dommages occasionnés au pays par les fausses rassurances données aux Algériens au moment où la patrie à Ahmed Zabana se rapprochait, dangereusement, du précipice.
Aujourd'hui, les choses sont condamnées à changer. Mais face à une telle «leçon», rien ne dit que des résistances ne vont pas continuer à se dresser sur le chemin du personnel politique en charge de la gestion du pays, qui fait montre, il faut bien le dire, d'une grande détermination à faire « avancer les choses ». Et si résistance il y a (et il y en aura sans doute), les Algériens doivent-ils se convaincre que le sauvetage du pays doit nécessairement passer par leur propre faillite ? Aussi vrai que beaucoup de chemin reste à faire pour s'arrimer au train du développement, le vrai, il est à craindre que les dessous de la corbeille vont apparaître plus tôt que prévu !


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.