Rapatriement de 740 ressortissants algériens bloqués en Turquie    Extension du confinement partiel à toutes les wilaya et rallongement des horaires pour neuf autres wilayas à compter de dimanche    Karim Tabbou pas concerné par la grâce présidentielle    Le président Tebboune interdit les cadeaux entre responsables de l'Etat    ORAN : Deux secteurs seulement pourvoyeurs d'emplois    Le commissaire à la paix de l'UA rend un vibrant hommage au défunt Khadad    SIDI BEL ABBES : 2 bureaux de Poste mobiles pour le versement des salaires de la police    Coronavirus : la Cnep-Banque prend de nouvelles mesures    MOSTAGANEM : L'Association Salsabil intensifie ses actions envers les établissements de santé    Real Madrid: l'agent d'Hakimi dément un accord    La chute de la maison Bouteflika    80 nouveaux cas confirmés et 25 nouveaux décès en Algérie    Pétrole : les pays de l'Opep+ décidés à agir pour stabiliser les cours de l'or noir    JM d'Oran: vers l'organisation d'un maximum de manifestations sportives pour tester les infrastructures    Covid-19: des aides financières au profit des artistes dont les activités sont suspendues    Convention reportée, candidats confinés et vote à distance : L'inédite course à la Maison-Blanche    Un million de signatures pour un cessez-le-feu mondial    Trois journalistes placés sous contrôle judiciaire    L'Unep mobilise les entreprises publiques    Le MJS, la FAF et la LFP ne veulent pas d'un championnat à blanc    Les feuilles de l'automne    L'infrangible lien…    USM Alger : Le groupe Serport engagé contre le Covid-19    JSM Béjaïa : Hammouche plaide pour une meilleure reprise    Premier prototype de respirateur artificiel 100% algérien    Douanes : entrée en vigueur des mesures exceptionnelles    Boudouaou : Distribution défaillante du lait en sachet    Hirak : la machine judiciaire toujours fonctionnelle    Wilaya de Tizi Ouzou : Les actions citoyennes solidaires se multiplient    Le chef de file de l'opposition malienne toujours introuvable    "Nous avons encore une vision très normative de la création théâtrale"    Le geste fort d'Aït Menguellet en faveur des détenus d'opinion    Cela s'est passé le 29 mars 1956 à Constantine : L'assassinat du commissaire principal Jean Sammarcelli    Théâtre régional Azzeddine Medjoubi d'Annaba : Riche programme virtuel pour le public confiné    Hommage à la «princesse rouge» : Son Altesse populaire    Une nouvelle carte du monde serait-elle possible ?    Pour faire face à la suspension des cours: Un «plan d'urgence» pour l'Education    Pour avoir publié une vidéo «alarmiste visant à tromper l'opinion publique»: Une femme arrêtée à Oran    Traitement à la chloroquine: L'optimisme du ministre de la santé    LFP: La Ligue fait un don d'un milliard de centimes    La lutte contre le Covid-19 va-t-elle autoriser de nouvelles dérives éthiques ?    L'ex-directeur de l'éducation: Tahar Brahmi n'est plus    DEFENSE NATIONALE : Un terroriste et trois éléments de soutien éliminés en mars    Mines antipersonnel: l'Algérie marque le journée internationale de sensibilisation au problème    Décès de Kheddad: l'Organisation américaine des juristes rend hommage à un défenseur incontestable et un négociateur assidu    Hamel écope de 15 ans de prison ferme    Appel à la libération des détenus d'opinion    Sahara occidental : Décès du diplomate M'hamed Kheddad    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le pas en avant au bord du précipice !
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 27 - 02 - 2020

Le pays en entier découvre, les yeux exorbités, que les «zones d'ombre» ont trop longtemps caché le lever du «soleil politique» ! C'est qu'il ne se passe pas un jour sans que la prison d'El Harrach ne reçoive un nouveau «locataire» en col blanc. Effarés, les Algériens découvrent l'immense étendue des dégâts causés au pays par une caste de dirigeants corrompus jusqu'à l'os. L'équivalent en oseille de quoi construire un autre pays est parti dans les poches des Danaïdes d'une engeance prédatrice, qui se sont servies par des pelletées entières dans les caisses de l'Etat «essoré». Comment dégripper cette immense machine en panne après presque un quart de siècle de gabegie et d'incuries criminelles ? La réponse à cette question lancinante importe peu, sinon comment peut-il en être autrement quand on connaît l'ampleur de la saignée grandeur nature causée au pays et la difficulté «objective» pour un président à servir sa patrie sans forcément s'aliéner les sympathies d'une partie, grande ou petite, de ses concitoyens ? Personne de sensé ne pourrait valablement réfuter l'idée qui voudrait que pour que le pays ait une chance de retrouver sa force perdue, il ne faudrait surtout pas persister à cacher la vérité aux Algériens, en continuant à leur renvoyer une image faussement satisfaisante d'eux-mêmes. Cruellement désillusionné pour avoir été pendant longtemps gavé de «bobards» amers, l'Algérien doit aujourd'hui apprendre à influer sur son destin et avoir le courage de faire face à l'austère nudité de la vérité. L'un des indices, peu ou prou encourageants qui, prudemment, nous autorisent à penser que quelque chose est en train de changer dans le pays et que nombre de voix se sont fait entendre, ces derniers temps, pour dire que la démarche des hommes nouveaux, en charge de la gestion du pays, aussi sujette à caution qu'elle pourrait l'être, a au moins le mérite de rassurer sur un point : le discours langue de bois et «orientée» vers des buts peu avouables, est en net recul. Et cela n'est pas rien quand on connaît les graves dommages occasionnés au pays par les fausses rassurances données aux Algériens au moment où la patrie à Ahmed Zabana se rapprochait dangereusement du précipice. Aujourd'hui, les choses sont condamnées à changer.
Sous les coups de boutoir d'une vie outrageusement «délavée», le citoyen n'a plus besoin d'écouter de fastidieux mais surtout de creux discours, pour savoir si le pays va bien ou se porte très mal. L'exemple qui nous montre le mieux que les temps ont changé est sans conteste la «surchauffe» du front social, avec un nombre effarant de mouvements sociaux qui couvent. Mais laquelle des deux colères est la plus dommageable pour le pays, celle des Algériens ou celle de ceux chargés de leur garantir une vie au strict minimum syndical ? Ces derniers préfèrent-ils gérer la menace d'une déflagration sociale qui se rapproche dangereusement de l'horizon, plutôt que dilapider des richesses que nous ne produisons pas ? Mais face à une telle «leçon», rien ne dit que des résistances ne vont pas continuer à se dresser sur le chemin du personnel politique en charge de la gestion du pays, qui fait montre, il faut bien le dire, d'une grande détermination à faire «avancer les choses». Et si résistance il y a (et il y en aura sans doute), les Algériens doivent-ils se convaincre que le sauvetage du pays doit nécessairement passer par leur propre faillite ? Aussi vrai que beaucoup de chemin reste à faire pour s'arrimer au train du développement, le vrai, il est à craindre que les dessous de la corbeille vont apparaître plus tôt que prévu !

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.