Juventus : Ronaldo n'ira pas au Sporting    Real Madrid: Zidane aurait pris sa décision    Oran: les traditionnelles photos de l'Aïd indétrônables    Délégation nationale aux risques majeurs: Promulgation d'un décret exécutif    Exactions au temps du Hirak : Affaire d'Oran, la fabrication de l'ennemi    Inondations à M'sila: la PC découvre un cadavre    Vendredi 117 : Marche empêchée et des interpellations y compris de journalistes    Mali: démission du gouvernement, Ouane reconduit    Coronavirus: 170 nouveaux cas, 134 guérisons et 5 décès    Palestine: Session publique du Conseil de sécurité dimanche    Aïd el-Fitr: le respect par les commerçants du programme de permanence salué    L'Armée sahraouie mène de nouvelles attaques contre les positions de l'occupant marocain    Aïd El-Fitr: Belhimer adresse ses vœux au personnel du secteur    Un intérêt de Lyon pour Ghezzal ? L'intéressé répond    Fédération internationale de rugby: l'Algérie obtient le statut de membre permanent    Coronavirus : 207 nouveaux cas, 146 guérisons et 5 décès    Paiement électronique: le nombre des TPE a évolué de 30% au 1er trimestre 2021    Aïd El-Fitr : 13ème édition de l'opération "un jouet, un enfant, un sourire" récolte des cadeaux    Traidia et Boukhelala parmi les jurys du Festival international du cinéma de La Haye    Le Président Tebboune félicite l'ANP, les corps sécuritaire et médical à l'occasion de la fête de l'Aid El Fitr    Le Premier ministre accomplit la prière d`Aïd El-Fitr à la Grande mosquée d`Alger    Proche-Orient : La résistance palestinienne frappe Tel Aviv    NON AU SIMULACRE ELECTORAL DU 12 JUIN PROCHAIN !    ElQods vaincra !    Maturité et montée en gamme    Abdelhamid Dbeibah sous pression    Le ministère du Commerce part en guerre contre la spéculation et le monopole    La couronne    Un Aïd sans restrictions    Le flou persiste    Création de l'orchestre philarmonique Bouna    En quoi l'ennemi n'est absolument pas commun !    Voiture électrique, un "levier du chômage" ?    Les fellahs victimes de dégâts des dernières crues seront indemnisés    CRB-EST, maintenu pour le 15 mai à 17h    Les syndicats exigent des mesures urgentes    Vers l'ouverture d'un laboratoire pour détecter les nouvelles souches    Rebiaï suspendu quatre matches    Dépréciation du dinar et poussées inflationnistes    La lutte se poursuivra jusqu'à l'indépendance    Des enfants trisomiques stars de la sitcom "Omar séchoir"    Aux frontières du monde réel et du virtuel    Pour transférer leurs dossiers vers le Social: Les désistements des souscripteurs AADL après le 1er décembre 2020, refusés    Le Cnese en phase de propositions    Réactions mitigées des partis politiques    Au royaume de l'horlogerie    Du rap pour exister!    Des cours de danses traditionnelles    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Saignée de capital humain
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 20 - 04 - 2021

Une recommandation du président de la République dans le sillage de l'exposé présenté par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, lors du dernier Conseil des ministres, sur les projets de réalisation au niveau du pôle technologique Sidi Abdellah d'une Ecole nationale supérieure des mathématiques et une Ecole nationale supérieure de l'intelligence industrielle, retient particulièrement l'attention. Après avoir insisté sur la nécessité de réunir toutes les conditions pédagogiques et de service pour
encourager les inscrits des deux écoles en question et leur accorder toutes les incitations nécessaires pour développer le niveau d'apprentissage scientifique et faciliter leur intégration professionnelle plus tard, le président Tebboune n'a pas manqué dans ce contexte d'exhorter les responsables concernés de « trouver les mécanismes juridiques pour encadrer les diplômés de ces écoles et lutter contre le phénomène de fuite des cerveaux ». Car, à quoi bon créer ces écoles et former des scientifiques de haut niveau si après avoir décroché leurs diplômes ils décrochent du pays ?
C'est une question pertinente, voire désespérante, qui devrait trouver réponse claire en parallèle au lancement de ces deux écoles qui seront, à n'en pas douter, dans la ligne de mire des chasseurs de la «matière grise» dans les pays en voie de développement ou pauvres, en général dans les pays du Sud (Afrique) et en Asie. Des puissances mondiales œuvrent ouvertement, d'une manière franchement éhontée et en tout affranchissement des règles morales, à la chasse des petits et grands génies dans les pays sous-développés ou en voie de développement à travers une politique migratoire très motivante, ciblant les compétences scientifiques et les travailleurs très qualifiés, notamment dans les secteurs de la santé et l'ingénierie. Et, il s'agit peut-être de sortir des sentiers battus faits de dissertations autour des causes et conséquences de la fuite des cerveaux, qui n'ont absolument rien apporté à la cause des pays qui souffrent de la saignée du capital humain, pour tenter une nouvelle approche dans la lutte contre ce phénomène en allant vers la mise en place de mécanismes juridiques visant à contrecarrer les desseins des pays, universités de renom ou grandes sociétés, en tant que «recruteurs » des génies et « facilitateurs » des fuites des cerveaux. Est-ce légal de venir à la fin des longs cycles de formation cueillir les fruits que d'autres ont pris la peine d'investir et entretenir ? Si l'individu ou le cerveau opte pour une vie meilleure sous d'autres cieux à la fin de ses études, il ne doit pas oublier qui lui a permis d'acquérir le savoir et qu'il a un dû à payer au pays formateur, lui ou celui qui consentirait à le recruter. Une lutte efficace contre le phénomène de la fuite des cerveaux passerait-elle par l'établissement de solides contrats qui préserveraient les droits du pays formateur sur ses génies ? Les étudiants qui seront formés dans ces deux écoles, ou d'autres universités, devraient signer des contrats de travail dont
les articles restent à élaborer par les spécialistes, qui logiquement irait jusqu'à demander réparation en cas de non-respect des termes de ces contrats. Bien sûr, d'autres mesures à engager en parallèle restent indispensables, dont l'adaptation des formations au marché du travail. Car, former les jeunes dans des spécialités qui ne trouvent pas de débouchés dans le marché de l'emploi local n'est qu'une forme d'incitation à l'auto-exil.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.