Sahara occidental : l'Espagne plaide pour une solution politique, dans le cadre de l'ONU    Mondial-2022 (barrages) Cameroun - Algérie :"Un choc entre deux équipes qui se connaissent"    Sommet arabe: le Président Tebboune compte proposer une date alliant la symbolique nationale historique et la dimension arabe    USTO-MB: 113 postes de formation en doctorat ouverts en 2021-2022    Fiscalité : prolongation du délai d'accomplissement des obligations au 27 janvier courant    Axe d'une nouvelle gouvernance pour relancer l'économie nationale    Les précisions de la direction générale des impôts    Les activités du PST gelées    Les avocats gagnent leur première bataille    "Jeter les bases d'une presse professionnelle"    "Je demande pardon au peuple algérien"    Le projet de loi en débat au gouvernement    Retour au confinement ?    11 mis en cause placés en détention provisoire    "Les retombées des suspensions des cours apparaîtront à l'université"    L'Algérie perd l'un de ses plus grands maîtres luthiers    CAN-2021: la sélection algérienne regagne Alger    Un colonel dans la ligne de mire    L'armée sahraouie mène de nouvelles attaques contre les forces de l'occupant marocain dans plusieurs régions    Actuculte    Le monde en «aâdjar» !    Numidia...    Covid-19 : une urgence nationale    Appels insistants à la vaccination: Pic de contaminations attendu dans les prochaines semaines    Diplomatie olympique    Formation continue et échange de connaissances: Accord de partenariat entre Djezzy et l'ESI    Equipe nationale: La douche Froide    Football - Ligue 1: Les prétendants sans pitié !    «Dhakhira» Implosée    Les Algériens ont donné de la voix    Le nouveau challenge de Nasri    L'ANP trône sur le Maghreb    Daesh attaque une grande prison en Syrie    Deux manifestations interdites à Ouagadougou    N'est pas influenceur qui veut!    Tabi enfin à l'intérieur du pays    Les parents d'élèves soulagés    L'après Haddadou se prépare    Les sénatoriales à l'épreuve des alliances    En deux temps, trois mouvements    Tosyali lance sa deuxième usine à Oran    Bougherara veut résilier son contrat    Slimani doit encore patienter    Une saga familiale à Sétif    Hommage à Abderrezak Fakhardji    Le ministère approuve le financement de 18 opérations    Le procès de l'ancien wali Abdelwahid Temmar reporté au 27 janvier    Hassan Kacimi: «Etre attentif à ce qui est en train de se produire autour de nous»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Médicaments: La facture en baisse grâce à l'Industrie pharmaceutique
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 08 - 12 - 2021

  Depuis la mise en place d'un ministère de l'Industrie pharmaceutique, il y a environ 2 années, la facture des importations de médicaments est passée de 2 à 1,2 milliard de dollars, a déclaré hier, Lotfi Benbahmed, ministre du secteur, lors d'une émission de la Radio nationale Chaîne 3.
«En deux ans, la facture des médicaments soumis à un programme d'importation est passée de 2 milliards de dollars à environ 1,2 milliard de dollars» soit «une baisse de 800 millions de dollars, en 2021», a affirmé le ministre, estimant qu'il s'agit du «concret» et «un changement significatif en termes de valeur ajoutée».
Le ministre a également ajouté qu'au cours de la même période, un autre objectif a été atteint qui est celui «d'augmenter la production nationale de médicaments». Considérant qu'il s'agit d'une «très forte augmentation» de la production nationale de «près de 50 % en valeur» en 2 ans. En d'autres termes, a-t-il ajouté à ce propos, «les importations n'ont pas été réglementées au détriment de la disponibilité des produits». Pour le ministre, il faut préserver les ressources en devises pour les affecter «uniquement» aux produits qui «ne sont pas disponibles sur le marché algérien». Ajoutant que «l'objectif est, en exécution des instructions du président de la République, de développer la production nationale à haute valeur ajoutée et créer des ressources et des emplois».
«Tout ce qui est industrie, chimie classique, c'est-à-dire les produits généricables, y compris les formes les plus complexes, dont les formes stériles comme celle du vaccin, sont fabriquées localement, par des producteurs locaux. Parfois ça se fait, lorsqu'il y a besoin d'un transfert technologique, avec des partenaires internationaux, comme dans le cas entre Saïdal et Sinovac pour la production du vaccin anti-Covid, et entre Saïdal et la joint-venture Corée-Indonésie, CKD OTTO Pharma, pour les produits d'oncologie. Sinon, les principaux investissements, représentant la plus grande partie de la valeur ajoutée, ce sont les laboratoires locaux», a précisé le ministre de l'Industrie pharmaceutique.
Vers le développement d'un réseau de sous-traitance
Par ailleurs et selon Lotfi Benbahmed, le ministère de l'Industrie pharmaceutique a également fixé d'autres objectifs aux producteurs en termes d'atteinte des taux d'intégration. «Nous avons en place un dispositif réglementaire, à travers une quinzaine de décrets et une quarantaine d'arrêtés, qui oblige, au fur et à mesure, les producteurs à aller vers un taux d'intégration plus élevé et d'aller, à travers des coopérations que nous faisons avec d'autres ministères comme le ministère des micro-entreprises, vers la création d'un tissu de sous-traitance, pour faire tout ce qui est emballage et conditionnement des médicaments produits localement».
Concernant les exportations de la production nationale de médicaments et autres produits pharmaceutiques, le ministre a estimé que les producteurs algériens devraient «se fixer des objectifs avant d'annoncer quoi que ce soit de nouveau».
«Nous rouvrons le champ de l'exportation. C'est la première année depuis l'indépendance que nous mettons en place des programmes prévisionnels d'exportation. Et dans notre équation pharmaco-économique, notamment pour les multinationales, pour leur taux d'intégration on leur comptera le taux d'exportation. C'est-à-dire quand elles investissent en Algérie, forcément leur marché est protégé, puisque le produit disponible n'est plus importé. En contre partie, ils se doivent de se projeter à l'exportation».
A propos de sous-traitance, le ministre a évoqué le partenariat prévu avec l'Entreprise nationale des sels (ENASEL) pour s'approvisionner localement en sel comme intrant de fabrication du sérum salé, dont l'importation coûte «plus de 3 millions d'euros», a dévoilé M. Benbahmed.
Le ministre de l'Industrie pharmaceutique a également annoncé la mise en place d'un «système d'homologation pour les prototypes» en Algérie. «Je vous annonce que dès la semaine prochaine, nous allons homologuer le premier concentrateur made in Algérie, fruit d'une collaboration entre l'Université des Sciences et de la Technologie ‘Houari Boumédiene' (USTHB) et l'Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP). «Nous avons créé un système d'homologation pour les prototypes afin que la recherche et le développement se concrétisent en production industrielle», a-t-il ajouté à ce sujet.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.