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Prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik: l'AI pour un procès civil équitable
Publié dans Algérie Presse Service le 28 - 07 - 2016

L'organisation des droits de l'Homme, Amnesty International (AI) a plaidé, mercredi, pour un procès équitable, conforme aux normes internationales, pour les prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, détenus arbitrairement par les autorités d'occupation marocaines.
Après un premier procès en 2013, entaché d'irrégularités, devant un tribunal militaire, le nouveau procès devant un civil devrait être "équitable, conforme aux normes internationales, basé sur une enquête impartiale", a souligné l'ONG.
Amnesty International a indiqué qu'un nouveau procès devant un tribunal civil des 25 accusés, dont 21 purgeant de longues peines dans le cadre des manifestations de 2010 au Sahara occidental, "était attendu depuis longtemps".
La directrice adjoint d'Amnesty International pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Magdalena Mughrabi, a déclaré qu'un nouveau procès pour ces détenus sahraouis, "emprisonnés il y a plus de cinq ans et injustement condamnés à des peines de prison lourdes en 2013, offre une lueur d'espoir que justice va peut-être, enfin, être rétablie".
Elle a rappelé que ces citoyens sahraouis avaient été jugés et condamné dans un procès militaire injuste "fondé sur des preuves insuffisantes et douteuses, entachées par des allégations et des révélations soutirées sous la torture", ajoutant que c'était "une erreur choquante de justice" qui devrait être rattrapée.
Pour rappel l'ONG avait demandé aux autorité marocaines, à maintes reprises, de libérer les prisonniers sahraouis et de leur accorder un nouveau procès civil équitable.
"Les autorités marocaines doivent maintenant veiller à ce qu'ils bénéficient d'un nouveau procès équitable conforme aux normes internationales et exclu de toutes les révélations faites sous la torture et autres mauvais traitements, et après une enquête impartiale", a soutenu Magdalena Mughrabi.
Elle a jugé essentiel que le tribunal civil respecte la présomption d'innocence, et qu'il accorde aux prisonniers sahraouis dans cette affaire, la libération, "à moins qu'un juge détermine qu'il existe des motifs valables de les détenir".
En Novembre 2010, des affrontements ont éclaté au Sahara occidental, lorsque les forces de sécurité marocaines ont démantelé un camp sahraoui à Gdeim Izik où des milliers de Sahraouis manifestaient pour des revendications sociales et économiques.
Des centaines de sahraouis ont été arrêtés et 25 d'entre eux ont été condamnés par un tribunal militaire, dont 21 sont encore en prison. Ils purgent de lourdes peines d'emprisonnement allant de 20 ans à la perpétuité.
Les prisonniers politiques sahraouis avaient mené plusieurs fois, des grèves de la faim pour protester contre leur incarcération arbitraire et leur jugement inéquitable.
Des organisations internationales, ainsi que les familles des prisonniers avaient, à plusieurs occasions, demandé un autre procès, appelant à l'application du droit international dans ce dossier, puisqu'il s'agit de détenus politiques liés à la question sahraouie qui est gérée par l'Organisation des Nations unies (ONU).
Même le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme avait exprimé son inquiétude face aux rapports attestant que les accusés sahraouis avaient été torturés et maltraités pendant leur détention provisoire.
"Le recours aux tribunaux militaires ou d'exception pour juger des civils soulève de sérieux problèmes quant à l'équité, l'impartialité et l'indépendance de l'appareil de justice" avait déclaré le porte-parole du Haut-Commissariat onusien.
Trois ans après le verdict du procès, la cour de cassation marocaine, a ordonné la tenue d'un nouveau procès devant une juridiction civile, selon le représentant du Front Polisario à Londres, Mohamed Limam.


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