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L'heure est à l'octroi du statut de chahid aux victimes des massacres du 8 mai 1945
Publié dans Algérie Presse Service le 07 - 05 - 2019

Le président de la Fondation du 8 mai 1945, Abdelhamid Selakdji a affirmé que "74 ans après le crime contre l'humanité" commis par le colonisateur français contre des Algériens sans défense dans les régions de Sétif, Guelma et Kherrata, "il est grand temps pour le ministère des Moudjahidine de leur octroyer officiellement le statut de chahid".
Dans un entretien accordé à l'APS, M. Selakdji a précisé que la Fondation avait soumis au ministère des Moudjahidine ainsi qu'aux hautes autorités du pays une demande officielle pour "octroyer aux victimes des massacres du 8 mai 1945 le statut de chahid, à l'instar des victimes de la Glorieuse guerre de libération", soulignant que "l'impact financier de cette procédure est minime, le nombre des ayants-droit de ce dossier ne dépassant pas la centaine".
L'intervenant a mis l'accent sur l'importance symbolique de cette décision qui "réhabilitera quelque 45.000 Algériens morts pour la liberté de l'Algérie et qui avaient décidé, il y a 74 ans, de sortir dans des marches pacifiques suite à la chute de l'Allemagne nazie après la deuxième Guerre mondiale, hissant des banderoles appelant la France coloniale à honorer ses engagements et scandant des slogans pour une Algérie libre".
"Ce chiffre n'est pas exagéré et sa revendication est un droit de tout Algérien ayant souffert des affres du colonialisme français", ajoutant que "l'Etat français est en mesure de s'acquitter de ce montant par plusieurs moyens économiques, tels que les investissements, pas nécessairement le paiement direct", a-t-il ajouté.
Pour M. Selakdji, l'Etat français pourrait être amené à reconnaitre et présenter des excuses pour ses crimes coloniaux en Algérie, pour peu qu'il y ait "une forte volonté politique de la part des autorités algériennes de soulever et défendre les deux revendications d'excuses et d'indemnisation", ajoutant qu'il "n'attend pas grand chose" de l'actuel régime français représenté par le Président Macron qui "avait déjà promis aux Algériens d'examiner le dossier de la Mémoire alors qu'il était candidat à la Présidentielle, mais qui n'en a rien fait une fois au Pouvoir".
Les archives françaises sont falsifiées et ne peuvent constituer une référence
Parmi les questions en suspens dans le dossier de la Mémoire entre l'Algérie et la France, figure la question des archives dont l'Algérie réclame la restitution.
Dans ce contexte, M. Selakdji estime que "les Algériens n'ont pas besoin des archives françaises", car "falsifiées et contenant de flagrantes contradictions", telles que "le nombre de victimes des manifestations du 11 décembre 1960, dont la répression a été reconnue récemment et officiellement par la France. Les documents des responsables sécuritaires de l'époque se trouvant au niveau des Archives françaises, sont en contradiction avec les témoignages rendus ultérieurement par les mêmes responsables.
M. Salakdji a mis en relief l'impératif pour "les Algériens d'écrire leur histoire et de rassembler leurs propres archives", précisant que la Fondation 8 mai 1945 "était soucieuse, depuis sa création en 1990, de collecter les témoignages vivants de tous ceux ayant survécu aux massacres. Elle a réussi à constituer une importante matière historique qu'elle veille à transmettre aux futures générations en toute honnêteté et fidélité".
Le dossier de la Mémoire dont "dépendent les relations historiques entre l'Algérie à la France, sera résolu à l'avenir grâce à la volonté des deux peuples qui mènent parallèlement des mouvements populaires, même si les objectifs diffèrent", a estimé le président de ladite Fondation ajoutant que "les marches pacifiques menées par le peuple algérien et qui ont réussi à libérer les institutions et les mentalités, réussiront également à libérer les dossiers en suspens entre les deux pays et réécrire leur histoire commune, à même d'assurer le droit légitime des Algériens à consigner la souffrance vécue par leur aïeuls durant 132 ans de colonialisme inique".


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