Indispensable neutralité    Vers l'organisation d'élections générales    Marche des étudiants à Alger    Elections, ANP, économie nationale: Tebboune s'explique    CR Belouizded: Les limites d'une conception figée    Relance des enquêtes ménages à Aïn El Turck: Les mal-logés crient leur désarroi    El-Bayadh: Des habitants d'El Bnoud vident leur sac    Personne n'est à l'abri tant que le monde entier ne l'est pas    La brindille que tu méprises t'éborgnera    Alliance Assurances se dote d'un nouveau siège régional à Blida    Le Siol d'Alger revient après plusieurs reports    Déstockage d'importantes quantités    Le poulet coûtera désormais cher !    La Tunisie renforce ses moyens à la frontière algérienne    "L'Algérie n'enverra pas de soldats au Sahel"    Un ancien chef de daïra en appelle à Tebboune    175 personnes infectées et 4 décès en 24h    Le président sous les verrous    La défense réclame la présence des accusés    Relaxe pour le maire d'Afir    Le président Tebboune appelle au changement des mentalités et met en garde contre la contre-révolution    Les députés jusqu'au bout de leur... immunité    Protesta des fonctionnaires du secteur de la jeunesse    "Les revendications du Hirak populaire authentique atisfaites, pour la plupart"    Macron reconnait la torture et l'assassinat d'Ali Boumendjel par l'armée coloniale    Une Fédération pour les énergies renouvelables    Une fake news fait flamber les prix    Une femme égorgée à son domicile    Fin de cabale pour les cambrioleurs de la poste de Bouhamza    La 2A devient GIG-Algeria    Bétonnage tous azimuts des terres agricoles    Trois romans algériens sur la longlist    «J'ai commencé l'écriture à l'âge de 13 ans»    Vendue à plus de 8 millions d'euros    Digital Gate International Film Festival: le court métrage algérien "Mania" primé    Les clubs algériens dans la tourmente    Le CRB dos au mur    PM Lesotho: "Nous poursuivrons la lutte pour libérer le peuple sahraoui du colonialisme"    ONU: le Polisario dénonce la description "ambiguë" et "incohérente" de la situation au Sahara occidental    Coronavirus: 175 nouveaux cas, 143 guérisons et 4 décès    Bechar: enregistrement audio de chansons et musiques du patrimoine Korandji    FC Barcelone: Griezmann serait bien sur les tablettes de Man U    Quinze associations font front commun contre la normalisation    Le CRB, le MCA, l'ESS et la JSK exempts du tour préliminaire    Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison    Euro-Med Monitor exprime sa profonde inquiétude    Le principal opposant retire sa candidature    Lecture scénique des "Filles de Bernarda" au TNA    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Moraliser l'acte commercial et assainir le marché des tenants du monopole et de la spéculation
Publié dans Algérie Presse Service le 11 - 05 - 2020

Le ministre du Commerce, Kamel Rezig a fait état du lancement prochain d'une large opération d'évaluation et de réexamen de plusieurs dossiers relatifs aux activités sous tutelle dans le cadre d'une démarche de "moralisation de l'acte commercial" visant essentiellement à assainir le marché des tenants de la spéculation, du monopole et de la manipulation des prix.
Dans un entretien accordé à l'APS, M. Rezig a indiqué que son secteur envisageait, "après le Ramadhan, le réexamen de plusieurs questions ( ...) nous avons pris des dispositions et des mesures pour mettre fin à l'anarchie régnant dans certains créneaux et nous sommes déterminés à moraliser l'acte commercial dans tous ses aspects".
Une commission ministérielle récemment mise sur pied se penche sur la question de la moralisation de l'acte commercial en analysant les causes des problématiques enregistrées dans nombre de filières et branches, a-t-il précisé.
Concernant son évaluation de l'activité commerciale en ce mois sacré, le ministre a estimé que "le citoyen était conscient que le Ramadhan de cette année n'est pas le même que les années précédentes (... ) les préparatifs ont commencé depuis janvier à la faveur de plusieurs rencontres organisées à différents niveaux avec les départements ministériels concernés, les unions et les offices".
Pour M. Rezig, les mesures prises avant le Ramadhan, en coordination avec les autres départements ministériels et les Services de sécurité et grâce à certains intervenants parmi les fellahs et les commerçants, a permis de parvenir à une stabilité et à la lutte contre la spéculation et la monopole, à l'exception des perturbations enregistrées dans deux produits (semoule et farine) et la filière viande.
Soulignant que la spéculation, notamment sur les produits subventionnés, est désormais un phénomène habituel qui ne se limite point au mois du Ramadhan, le ministre a expliqué que l'apparition de la pandémie Covid-19 cette année a impliqué des mesures plus coercitives contre le monopole et la spéculation.
Durant le premier trimestre, les agents du contrôle ont effectué plus de 42000 interventions dans le cadre de la lutte contre la mafia du commerce en dépit des difficultés de déplacement pendant les tranches horaires du confinement.
Par ailleurs, M. Rezig a déclaré que les mesures prises pour juguler la propagation du Coronavirus ont eu un impact direct sur le programme du ministère qui prévoyait l'organisation de salons au niveau de chaque wilaya avec application de prix préférentiels et offres promotionnelles.
S'agissant des décisions de suspension des activités commerciales prises par certains walis, le ministre a estimé que c'est le non-respect par le citoyen des conditions de prévention qui a motivé ces décisions.
Dans le cadre des dispositions prises pour l'organisation des marchés durant le mois du Ramadhan, le ministre a fait savoir que le repos hebdomadaire des commerçants a été suspendu jusqu'à la fin du mois sacré, expliquant que la prise du repos hebdomadaires (vendredi et samedi) au début de la première semaine a été à l'origine d'un dysfonctionnement dans l'approvisionnement du marché en divers produits, et partant d'une hausse des prix.
Pour ce qui est de l'augmentation enregistrée dans les prix des viandes rouges au début du mois du Ramadhan, le ministre du Commerce a affirmé que son département "a pris les mesures entrant dans le cadre de ses prérogatives contre les spéculateurs à chaque fois qu'il a été destinataire d'une plainte".
A ce propos, M. Rezig a ajouté que "l'importation ne relève pas des missions du ministère du Commerce et les éleveurs sont sous la tutelle d'un autre département ministériel".
Déplorant le non aboutissement de l'accord avec les représentants de cette filière pour des prix "raisonnables", le ministre a estimé que " le premier perdant n'est autre que le citoyen, malheureusement".
Pour ce qui est de l'importation pour couvrir la demande locale, le ministre a affirmé que "si le besoin est là, après l'organisation de cette filière, l'importation se fera auprès des pays du voisinage".
Par ailleurs, et concernant l'approvisionnement en lait en sachet subventionné, le ministre a fait état de perturbations de distribution dans 18 wilayas, assurant que son secteur veille au contrôle du circuit de distribution, des laiteries et des commerçants de détail.
Dans ce cadre, le ministre a évoqué une révision en cours du réseau des laiteries et de la carte de distribution dans les wilayas en vue d'offrir à chaque wilaya une autonomie dans l'approvisionnement de sa population, a-t-il indiqué.
Quant à la coordination avec les associations de la société civile, le ministre a admis qu'elles restent un mécanisme important et un instrument entre les mains du ministère pour l'aider dans la prise de décisions pertinentes visant l'amélioration des marchés et du processus de consommation et de contrôle.
Pour M. Rezig, les associations effectuent un travail honorable en tant que source de données et partenaire dans les actions de sensibilisation et dans le signalement des infractions.
= Covid-19 : Les chiffres des pertes des commerçants non précis=
A la question de savoir comment le secteur s'adapte au confinement sanitaire décrété par les pouvoirs publics pour freiner la propagation du nouveau Coronavirus, le ministre a souligné que les agents et personnel du secteur à travers toutes les wilayas du pays s'acquittent de leurs missions en dépit des contraintes liées au déplacement et à la situation sanitaire.
Par ailleurs, M. Rezig a estimé que les chiffres avancés par certains experts économiques sur les pertes subis par les commerçants durant la période du confinement "ne s'appuient pas à des règles scientifiques précises".
Il a indiqué, dans ce sens, que "plusieurs réunions ont été tenues avec les représentants des commerçants sans que nous puissions d'arrêter un chiffre exact ni les taux de préjudice pour les activités ( ). Les chiffres doivent être basés sur des études de terrain et pour l'heure nous sommes dans l'incapacité de donner un chiffre définitif car le confinement n'est pas encore levé", a-t-il poursuivi.
Compte tenu des disparités dans les activités, il est question de déterminer les pertes enregistrées dans chaque activité à part (activités complètement à l'arrêt, activités dont l'exercice est limité dans le temps etc) avec l'étude des demandes des commerçants qui diffèrent en fonction de la situation de chaque catégorie, a encore précisé le ministre.
Cinquante pour cent des activités commerciales avait été restreintes seulement mais malheureusement les citoyens n'ont pas respecté les consignes de prévention ( ) notre mission n'est pas de fermer le commerce mais lorsqu'il s'agit de choisir c'est bien sûr la préservation de la vie qui prime, a affirmé le ministre.
Nous oeuvrons néanmoins à nous adapter à la situation et dans ce sens nous avons fait obligation du port de maques pour les commerçants et leurs personnels, a-t-il ajouté rappelant les mesures de fermeture pour tout commerçant qui transgresse cette obligation et celle de désinfection de son local.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.