Réunion du gouvernement: examen du projet d'extension du port de Djen-Djen    L'armée sahraouie mène de nouvelles attaques sur les sites des forces marocaines aux secteurs de Mahbes et El Farsya    Algérie-Italie: des relations économiques en constante évolution    Judo: le parc sportif d'Oran est en mesure d'accueillir le championnat du monde    Incendies de forêts: un dispositif opérationnel de mobilisation générale et d'alerte maximale    MDN: Chanegriha supervise un exercice tactique dans la 2ème RM    Tizi Ouzou: ouverture du 2e Salon du livre "Mouloud Mammeri" d'Ath Yanni    Saïda: décès du président de l'APC de Youb    Ligue 1/WAT-ESS: les Sétifiens en quête de rachat    Affaire GB Pharma: Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal condamnés à 3 ans de prison ferme    Journée mondiale de l'Afrique: face aux défis de la paix, santé et agroalimentaire    Sahara occidental: une délégation US arrêtée par les autorités marocaines à l'aéroport de Laâyoune occupée    OMS : la transmission de la variole du singe peut être stoppée dans les pays non endémiques    Industrie: Zeghdar reçoit le président du Médef    Lutte contre la spéculation illicite: 53 délits enregistrés durant les quatre premiers mois 2022    Présentation à Alger du bilan du projet des parcs culturels    Real : Valverde n'a pas apprécié les déclarations de Salah    Tlemcen: Le changement climatique fait sa formation    Des mentalités à formater    Météo: Des températures «au-dessus des moyennes saisonnières»    Non, l'ennemi de l'homme n'est pas le singe !    Agression du domaine public et forestier: Des instructions pour intensifier la lutte contre les constructions illicites    MC Oran: Le Mouloudia pas encore sauvé    USM Khenchela: Un retour au premier plan    Tebboune met fin aux fonctions du Gouverneur de la Banque d'Algérie    Figure incontournable du cinéma algérien: Chafia Boudraâ tire sa révérence    La première règle de l'investissement    Amman condamne la décision de l'entité sioniste    Le Bénin se prépare à retirer ses troupes de la Minusma    La 3e guerre mondiale n'aura pas lieu    Les moteurs de la débrouille    «Les grandes firmes attendent de la visibilité»    L'ex-ministre de la Justice vide son sac    Les directeurs des CEM se rebellent    La société civile en question    Des nouveautés en attendant le 5 Juillet...    Les dernières retouches    Le Palais des sports fait peau neuve    Les Verts sans forcer    Prestation de l'association «Mezghena» d'Alger    «Tant de féminicides...»    Tribunal: 10 ans de prison ferme requis contre Tayeb Louh    Sahara occidental: Le Maroc détourne le thème de ses conférences pour quémander un soutien international    Un réseau de prévention mis en place    L'armée s'engage    «sauvegarder un pan de la Mémoire de la nation»    Ramtane Lamamra: Aucune médiation entre l'Algérie et le Maroc    Affaire du groupe Metidji: 10 ans de prison requis contre Sellal    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Contestée au Burkina Faso, la présence militaire française au Sahel décriée
Publié dans Algérie Presse Service le 21 - 11 - 2021

Le Burkina Faso a été depuis jeudi, le théâtre de manifestations monstres appelant à la fin de la présence militaire française dans ce pays du Sahel où le sentiment anti-français est arrivé à son paroxysme.
Selon les organisateurs et les habitants, des milliers de personnes ont manifesté vendredi à Kaya, chef-lieu de la région du Centre-nord du Burkina Faso pour s'opposer au passage d'un important convoi logistique de l'armée française en transit vers le Niger voisin, et réclamer le "départ des troupes françaises".
Signe de l'exaspération des manifestants, les slogans scandés pour dénoncer la présence française dans ce pays sahélien. "Armée française dégage!", "Libérez le Sahel", "Plus de convois militaires d'invasion et de recolonisation français", étaient notamment écrit sur des banderoles brandies par des manifestants, rassemblés à l'entrée de Kaya, selon des correspondants de presse sur place.
Samedi, au moins quatre personnes ont été blessées dans la même localité, où la tension est montée d'un cran entre les manifestants et les soldats de l'armée française.
En provenance de la Côte d'Ivoire et à destination du Niger, l'avancée du convoi avait déjà été bloquée mercredi et jeudi par des manifestants à Bobo Dioulasso (ouest), puis dans la capitale Ouagadougou où les forces de sécurité burkinabè ont dû faire usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, selon Roland Bayala, porte-parole de la Coalition des Patriotes africains du Burkina Faso (Copa-BF), qui a appelé à ces manifestations.
Ce sentiment anti-français qui s'est cristallisé au Burkina Faso à travers plusieurs mouvements de contestation fait suite à celui déjà observé au Mali, où des mouvements de la société civile et des partis politiques maliens ont décidé de braver le protocole sanitaire en investissant la rue dès le mois de janvier pour protester contre la présence française au Mali depuis 2013.
Ces manifestations, qui se sont poursuivies jusqu'au mois d'octobre, sont intervenues dans un contexte marqué par la multiplication des bavures militaires françaises au Sahel, dont la plus sanglante avait fait en janvier 19 morts, parmi les civils à la lisière du village de Bounti, dans le centre du Mali.
Lire aussi: Ethiopie: intensification des efforts pour négocier un cessez-le-feu
Plusieurs organisations nationales et internationales à l'instar de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l'Association malienne des droits de l'Homme (AMDH) avaient alors demandé une "enquête indépendante, approfondie et impartiale".
Suite à ces bavures militaires ayant entaché la réputation de la France, déjà ternie dans la région, le président français, Emmanuel Macron a fini par annoncer, le 10 juin dernier, la fin de la mission Barkhane dans ce pays sahélien, actant l'échec d'une politique militaire qui a duré huit ans, alors qu'un sondage réalisé début janvier par l'institut Ifop a révélé que la moitié des Français désapprouvent l'intervention française au Mali.
"Nous allons amorcer une transformation profonde de notre présence militaire au Sahel", avait déclaré le président français lors d'une conférence de presse, en référence aux 5.100 soldats déployés dans le cadre de la force française Barkhane.
Cette transformation impliquera "la fin de l'opération Barkhane en tant qu'opération extérieure" et la "mise en œuvre d'une alliance internationale associant les Etats de la région et tous nos partenaires, strictement concentrée sur la lutte contre le terrorisme", avait-il ajouté.
Auparavant, l'ensablement de l'opération française, en cours depuis 2014, avait poussé le Sénat français à programmer un débat public, le 9 février dernier, pour faire le bilan.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.