L'Algérie est parvenue à construire un Etat d'institutions    Le Sénégal s'impose grâce à Mané et Boulaye Dia    Atelier sur la mission des collectivités locales pour redynamiser l'investissement    Ligue 1 (5e j): le CSC prend les commandes, l'ESS sombre    Espagne: saisie de plus de 14 t de haschisch en provenance du Maroc, 49 personnes impliquées    RND: la consolidation de la place de la femme requiert un environnement sociopolitique concurrentiel    Ain Defla: la pièce théâtrale "Hna ou Lhih" au festival de Mostaganem    CNAL: le projet de loi sur le statut de l'artiste "prêt en 2023"    La manifestation scientifique "Semaine de la traduction" à Oran    Tizi-Ouzou/Elections communales: l'amélioration du cadre de vie, une priorité pour "Tasqamut N'Ussirem"    Tebboune préside l'ouverture    CHAN 2022: le compte à rebours du tirage au sort a commencé    Fédérations sportives: les médaillés olympiques et mondiaux intègrent la composante de l'AG    Relations bilatérales: le MAE sahraoui se félicite des déclarations du président kenyan    Saisie de quantités importantes de cigarettes dans les wilayas d'El Oued et d'Illizi    L'AARASD veut garantir à Sultana Khaya un retour au Sahara occidental sans crainte de représailles    Lamamra reçu par le président de la Guinée-Bissau    Le SG de l'ONU appelé à mettre fin à l'occupation sioniste    Algérie/Mauritanie: un protocole dans le domaine de la pêche et de l'économie maritime    6e RGPH: fournir une base de données pour couvrir les besoins de la population    Football - Ligue 1: Une journée favorable au CSC    Sahara Occidental: L'Algérie remet les pendules à l'heure !    ONU: L'Algérie se replace    Corruption: 10 ans de prison requis contre l'ex-wali de Skikda Fouzi Belhacine    Commune d'Oran: 5.000 trousseaux scolaires pour les enfants démunis    Djanet: Un minibus se renverse, 9 morts et 4 blessés    En l'espace de huit mois: Refus d'admission aux frontières de 495 cargaisons    Discordances    Prix à plafonner    Réunion du Gouvernement: Vers le plafonnement des tarifs des hôtels    «Gros» mots : les contre-chocs    Kamel Aoun n'est plus    Sanchez lâche Mohammed VI    Goudjil salue «l'homme d'Etat»    Ça recommence ou ça continue?    Le Cnese confirme    Alger et Moscou se concertent    L'université a besoin de sérénité    L'Etat de droit en point de mire    La nouvelle bombe de Mathias    Brèves Omnisports    L'heure de la retraite?    Un destroyer US accoste à Djen Djen    La justice, au singulier    Tamazight dans l'administration    Une délégation de l'Alecso à Alger    Des taurillons exportés de France, refusés de débarquer en Algérie, devront être euthanasiés .    Gestion des collectivités locales : va-t-on vers de nouveaux réflexes ?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le monodrame "Gilgamesh, comme vous en avez jamais entendu parler" présenté à Alger
Publié dans Algérie Presse Service le 18 - 08 - 2022

La générale de "Gilgamesh, comme vous en avez jamais entendu parler", un monodrame aux traits existentiels, a été présenté mercredi à Alger, devant un public relativement nombreux, qui a constaté que l'Histoire n'était, en fait, qu'"un éternel recommencement".
Accueilli au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA), le spectacle a été mis en scène depuis Londres, par l'Irako-Néerlandais, Rassoul Essaghir, sur un texte de Said Nadji, tiré de l'"Epopée de Gilgamesh", récit épique de la Mésopotamie antique (plaine alluviale du Tigre et de l'Euphrate, dans l'actuel Irak), que Abderrezak Rebiaï a revu et travaillé avec minutie, de manière à pousser encore les limites de la langue et gagner de nouveaux espaces d'expression.
Personnage héroïque de la Mésopotamie antique, perçu comme le Dieu des Enfers dans la mythologie mésopotamienne, Gilgamesh est le Roi de la cité d'Uruk où il aurait régné vers 2650 av. J.-C.
Il est le personnage principal de plusieurs récits épiques, dont le plus célèbre, l'"Epopée de Gilgamesh" qui a rencontré un grand succès durant la haute Antiquité.
Traitant, à l'origine de la condition humaine et ses limites, ainsi que de la vie, la mort et l'amitié, entre autres, ce récit épique aux enseignements riches, a été brillamment adapté à la réalité d'aujourd'hui à travers des projections et des allusions sur le monde d'aujourd'hui établissant ainsi, la cyclicité de l'Histoire sur la vie de l'Homme.
Prodigieusement rendu par , Halim Zeriby, le personnage de Gilgamesh, vêtu de vieux accoutrements, a intelligemment évolué sur le fil de deux temporalités, une antique, du temps des souverains régnants qui ont la faveur des Dieux, et l'autre contemporaine, par le poste radio qu'il portait, avec une voix anonyme qui orientait et dirigeait les moindres faits et gestes de ses récepteurs.
Gilgamesh, serait donc venu des temps anciens, pour dire aux actuels locataires de la terre, que la faveur des Dieux d'antan, pourrait être ces lobbies médiatiques qui règnent aujourd'hui en maîtres absolus sur le monde, portant haut et fort, la voix de la mondialisation et autres systèmes destinés à contraindre les individus et les peuples à la soumission.
"L'adversité et l'éternelle dualité entre le bien et le mal, n'ont, en fait, jamais cessé d'exister et ce monodrame aux contours existentialistes le montre si bien", a commenté un des spectateurs présents.
En présence de la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, le public a été tenu en haleine durant près de 50 mn, pour assister à la fin à l'ultime entrée sur scène de Halim Zeriby, en tenue d'infirmier, s'adressant au public pour jeter le discrédit sur ce personnage venu du bout de l'histoire pour mettre en garde l'humanité, contre cet ordre établi, aux desseins malveillants, qui traverse les siècles en se renouvelant à chaque époque.
Sur une scène quasi vide, à la scénographie minimaliste, œuvre de Ali El Hezati, le monodrame s'est suffi à quelques accessoires judicieusement utilisés dans différentes situations, ce qui a mis, en toute évidence, en valeur la teneur et la densité du texte.
Dans un jeu époustouflant, le comédien a occupé tous les espaces de la scène et même au-delà, promenant, par moments, son personnage au milieu du public, dans une belle harmonie d'interprétation, entre la déclamation du texte, les intonations données à chaque passage et la gestuelle et le mouvement du corps.
La bande son, signée Mohamed Zami, aux partitions inscrites dans le registre de la musique d'épopée, a créé de belles atmosphères, adéquates aux différentes situations de la trame nourrie d'extraits du texte originel, reliés par de belles transitions.
A l'issue de la prestation, le public a longtemps applaudi Halim Zeriby qui a livré une prestation pleine et réussi à porter un texte dense, aux exigences aigues.
Produit par la coopérative culturelle "Assatir", le monodrame "Gilgamesh, comme vous en avez jamais entendu parler" est reconduit jeudi et vendredi au TNA.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.