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Ces lieux qui « avalent » des dizaines de personnes
Puits, barrages, oueds, lacs et marais
Publié dans El Watan le 11 - 08 - 2008

Pas moins de 83 personnes ont péri dans ces lieux du 1er juin au 6 août, selon un bilan de la Protection civile. Depuis le début de la saison estivale, 67 personnes sont mortes par noyade. La Protection civile appelle à l'implication de toutes les institutions. Elle invite les parents à s'impliquer dans la sensibilisation contre ces dangers.
La saison estivale ne passe pas sans emporter son lot de noyades sur nos côtes. Les barrages, les puits, les oueds, les lacs, les marais ainsi que les retenues collinaires « avalent » aussi beaucoup de victimes durant la même période. Pas moins de 83 personnes ont péricd dans ces lieux du 1er juin au 6 août, selon un bilan de la Protection civile. Les barrages ont englouti 15 personnes, les puits 16, les oueds 15, les lacs 4, les marais 18 et les retenues collinaires 15.
Les victimes sont en majorité des enfants et des adolescents habitant dans les régions de l'intérieur du pays, qui subissent des pics de chaleur en été et un manque terrible en piscines et espaces de détente. C'est en raison des comportements imprudents des adultes ainsi que de l'inexistence de structures de loisirs, notamment les piscines, que les risques de noyade s'aggravent chaque année. L'année dernière à la même période, ce sont 310 personnes qui ont péri aux mêmes endroits. 318 interventions ont été effectuées et 87 personnes sauvées. En 2006, 279 sont mortes et 65 autres ont été sauvées. Elles ont été retirées pour la plupart de puits abandonnés, non nettoyés et construits sans aucune norme de sécurité. Ces puits sont donc pleins de gaz toxiques, ce qui accentue leur danger. De même que pour les barrages et les retenues collinaires qui sont remplis de boue. Pour la Protection civile, en ce qui concerne les noyades, « la responsabilité incombe en premier lieu aux parents ». Ce corps ne cesse, depuis le début de la saison estivale, de mettre en garde contre le danger de se baigner dans ces endroits, notamment les barrages. On estime qu'« il faut que tout le monde soit impliqué pour baisser ces taux ». « On veut l'aide des parents et de la société civile pour montrer ces dangers », nous dit une source de la Protection civile. Pourtant, le nombre d'accidents dans ces endroits doit inciter les pouvoirs publics à réfléchir aux dispositions à prendre en matière de prévention contre les risques de noyade.
Les propriétaires des puits doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter des drames pareils. La mer prend comme à chaque saison estivale son lot de victimes. Du 1er juin au 6 août, les éléments de la Protection civile ont recensé, au niveau des plages surveillées réparties sur les 14 wilayas côtières, 48,5 millions estivants. Ils ont eu à effectuer 33 538 interventions ; 16 805 baigneurs ont pu être sauvés. Sur les 67 noyades, 53 sont survenues sur des plages interdites à la baignade, 14 sur des plages surveillées et 4 en dehors des horaires de surveillance. La Protection civile a prodigué des soins sur place à quelque 15 000 blessés et évacué 1500 autres vers les structures sanitaires. Mostaganem vient en premier avec 19 noyés sur des plages interdites. Des plages qui manquent de surveillance et d'absence de services de sécurité. Il faut signaler que la majorité de ces noyades est due au non-respect par les estivants des recommandations des zones de baignade ou des horaires de baignade. La Protection civile lance toujours des appels afin que ces plages soient interdites à la baignade. Il est à noter que les heures de baignade surveillée s'étalent de 9h à 19h. Cet état de fait est expliqué par le manque de moyens, notamment les projecteurs sur les plages, ce qui ne permet pas à ces services de prolonger les horaires de travail ou d'assurer une permanence.
103 morts par asphyxie en 6 mois
La maison continue d'être un champ de mines pour les familles algériennes. Les accidents domestiques font de plus en plus de victimes à travers le pays. Il ne se passe pas un jour sans qu'on n'enregistre un décès à la suite d'un accident de la vie courante. L'asphyxie demeure le phénomène le plus meurtrier. De janvier à juillet 2008, les éléments de la Protection civile sont intervenus dans 297 cas d'asphyxie où 103 personnes sont décédées et 450 autres ont été blessées. Les victimes sont pour la plupart des adultes de sexe masculin (66 décès). En 2007, 182 personnes sont mortes et 974 autres, dont 43 enfants, ont été secourues pour émanation de gaz toxiques.
Les unités de la Protection civile ont par ailleurs effectué, durant les six derniers mois, 373 interventions pour des cas de brûlures. Pour ces cas-là, 17 personnes sont mortes et 413 autres ont été blessées. En 2007, 690 interventions ont été enregistrées dans le cadre de ce sinistre où 743 personnes ont été sauvées, 48 autres sont décédées. Pour ce qui est des intoxications dues aux médicaments, champignons, piqûres scorpionniques, morsures de serpent et produits caustiques, depuis le début de l'année 2008, 785 cas ont été enregistrés où l'on relève un décès et 1106 personnes secourues.
Durant l'année 2007, 2208 interventions ont été effectuées, où 917 hommes, 1026 femmes et 726 enfants ont été secourus. Autre danger qui ne cesse d'endeuiller les familles algériennes : les explosions de gaz. De janvier à juillet 2008, 13 interventions pour explosion de gaz ont été effectuées par les éléments de la Protection civile, qui ont pu secourir 42 personnes. Fort heureusement, il n'y a pas eu de décès. Mais en 2007, 23 personnes sont mortes suite à des accidents de gaz et électriques. D'autres accidents de la vie courante continuent d'endeuiller les familles : les chutes, évanouissements, arrêts cardiaques, etc. En 2007, 12 250 interventions de la Protection civile ont été effectuées à cet effet où 214 personnes sont mortes et 6406 autres secourues. Durant les six derniers mois, 80 personnes sont mortes soit à la suite d'une chute, d'un évanouissement ou autre.
C'est dire que les accidents domestiques présentent un sérieux problème de santé publique. Dès lors, ce phénomène constitue une cause importante de morbidité infanto-juvénile. Ainsi, n'est-il pas urgent pour les parties impliquées d'effectuer des études et de se pencher sur ces accidents qui ne cessent d'endeuiller des familles et de causer des pertes énormes au Trésor public ?


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