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Colloque sur Ibn Khaldûn
Publié dans El Watan le 19 - 06 - 2006


Ainsi, le talentueux chercheur marocain Abdesselam Cheddadi a présenté une remarquable communication portant sur le contexte et la réception des œuvres du cheikh Ibn Khaldûn. Pour M. Cheddadi, qui a élaboré en 2005 une édition critique de la Muqaddima, le premier public d'Ibn Khaldûn est constitué de souverains et d'élite de son époque. «Il proposa une nouvelle vision de l'écriture de l'histoire», relève le chercheur marocain, qui vient également d'achever une traduction de la Muqaddima en français publiée chez la Pléiade. M. Cheddadi souligne que la Muqaddima recèle l'histoire de la civilisation humaine, les luttes au pouvoir et les lois régissant la société. La place d'Ibn Khaldûn lui a valu d'être reçu à plusieurs reprises par le roi mongol. De son côté, Houari Touati, professeur associé au Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (Cnrpah), a voulu démontrer que les Arabes n'ont jamais cessé de lire Ibn Khaldûn à partir du XVe au XIXe siècles. Ainsi, le chercheur algérien, exemples à l'appui, a battu en brèche la thèse de l'Occident selon laquelle Ibn Khaldûn n'avait été lu qu'après avoir été exhumé par l'Europe. M. Touati relève qu'Ibn Khaldûn avait beaucoup de disciples en Egypte où il dispensait les sciences juridiques. Le plus en vue de ces adeptes était El Maqrizi qui développa une vision selon laquelle la grande corruption, l'injustice dans les administrations et les désordres sociaux sont mutuellement engendrés. Au Maghreb, El Maqari (Tlemcen) avait élaboré une explication de la Muqaddima au XVIe siècle. Durant la même époque, les Turcs découvrirent Ibn Khaldûn. Cependant, il aura fallu la construction de l'université de Caire et la thèse de doctorat de Taha Hocine sur Ibn Khaldûn pour que ce penseur reprenne place dans la sphère académique. Pour sa part, le professeur égyptien Hassan Hanafi a souligné qu'Ibn Khaldûn a pu transformer le droit éthique, qui régnait à cette époque-là, en droit socioéconomique. Reprenant la parole, M. Cheddadi a reconnu qu'il n'y a pas de travail systématique sur l'œuvre khaldûnienne dans le monde arabe, en soulignant l'importance, la complexité et la délicatesse de l'opération de la traduction.

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