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L'indifférence et l'abandon qui tuent
Publié dans El Watan le 21 - 10 - 2007

L'infirmité motrice cérébrale est, rappelons-le, un ensemble d'affections du développement touchant le mouvement et la posture, entraînant des limitations d'activités attribuées à des troubles survenus au niveau du cerveau en développement du fœtus ou du nourrisson. Cette infirmité s'accompagne souvent de troubles sensoriels, cognitifs, de la communication, des perceptions et du comportement. Aucun traitement ne peut venir à bout de cette affection ; seule la prise en charge de réadaptation fonctionnelle et sensorielle peut aider l'infirme à s'intégrer dans la société. Les quelque 500 enfants de Sétif, touchés par ce handicap, sont abandonnés, carrément ignorés par les décideurs. Nulle structure étatique ne les prend en charge, excepté le pavillon qui leur a été consacré au niveau de l'EHS de Ras El Ma, lequel reçoit des enfants de toutes les villes de l'est du pays. Les nombreuses structures du ministère de la solidarité se lavent les mains de cette partie du peuple algérien, et la traite avec le plus grand mépris. Des centres et des écoles sont construits pour les trisomiques, les malentendants et les non-voyants, mais les IMC, eux, n'ont pas droit à la solidarité et ce, malgré les déclarations des responsables. Seule l'association des parents d'infirmes moteurs d'origine cérébrale (APIMC) tente, tant bien que mal, et malgré ses moyens très réduits, de faire quelque chose pour ces laissés pour compte. Seule l'association, présidée par le Dr Saâdaoui, tente de ramener un peu d'espoir dans le cœur de ces enfants et de leurs parents. Son travail de rééducation, de guidance et sa prise en charge médicale, psychologique et sociale apportent un soulagement relatif dans le calvaire des infirmes. «Personne ne s'occupe de nos enfants IMC. On refuse de les prendre en charge au niveau des centres et écoles de la DAS sous prétexte qu'ils sont plus intelligents que les trisomiques, et peuvent se prendre en charge par eux-mêmes», déclarent des parents désemparés. «Au niveau des structures hospitalières, il faut batailler dur pour pouvoir bénéficier d'un suivi au service de pédiatrie, ou avoir des connaissances bien ancrées», ajoute Salim, père d'un enfant IMC. Ces malades sont généralement polyhandicapés, et c'est vrai que leur prise en charge n'est pas chose facile, mais est-ce une raison pour les ignorer complètement ? L'association a pris en charge, à ce jour, quelque 35 enfants dans son centre, situé au niveau du jardin des sports. Cela, malgré l'exiguïté des lieux et le manque de matériel et de moyens. Ce n'est que grâce aux dons de quelques âmes généreuses et aux 300 DA par enfant, octroyés par la CNAS, que la prise en charge est encore possible. De nombreux appels de détresse, lancés aux décideurs et aux personnes charitables, sont restés sans écho. Aucune subvention n'a été versée dans la caisse de l'association depuis 2004, et les tentatives d'acquisition d'un véhicule pour remplacer le tas de ferraille, qui sert de transport aux enfants infirmes, sont restées vaines. «Nous avons sollicité les autorités de la wilaya, le ministère de la solidarité, les industriels, nous avons même ouvert un compte bancaire pour y recevoir des dons, mais pas un sou n'a été versé.
Il faut croire que la générosité n'existe plus», dira le président de l'APIMC. C'est vrai que ce n'est qu'une association d'infirmes et pas un riche club de football.
Le wali de Sétif avait promis, il y a plus d'une année, lors de la célébration de la journée du handicapé, de faire construire un centre spécialisé dans la prise en charge de l'IMC, cependant, les handicapés attendent toujours la concrétisation de cette promesse. L'équipe pluridisciplinaire, elle, composée de 11 membres dont un psychologue, un orthophoniste et un kinésithérapeute, est une source d'inspiration et un modèle pour les nombreuses associations qui ne cessent d'émerger dans le pays. La prise en charge des handicapés est l'affaire de tous, étant donné que la situation de ces derniers est le reflet de la société. « Nos infirmes sont des personnes à part entière, les rejeter dénoterait de notre degré, bien bas, de civilisation et de conscience. Ce ne sont pas des tares, et ils ne doivent pas être une source de honte pour nous». Un programme d'éducation et de guidance parentale est mis en place par l'APIMC pour aider les parents à mieux prendre en charge leurs enfants infirmes, car leur amour est le meilleur des traitements.


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