Mohamed Louail, directeur de la gouvernance numérique et de la coordination numérique du secteur public, au Haut-Commissariat à la numérisation, a révélé, hier mardi à Alger, que le projet de loi sur la numérisation est actuellement en phase finale d'examen au Secrétariat général du Gouvernement.«Ce texte vise à réglementer et à normaliser le secteur numérique, notamment la gouvernance des données, les infrastructures, les services numériques, ainsi que la société et l'économie numériques», a-t-il dit. Intervenant sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale à l'émission »Invité du matin », Mohamed Louail a indiqué que le Système national de gouvernance des données est désormais opérationnel. Dans le cadre, a-t-il rappelé, d'une démarche stratégique visant à contrôler, organiser, protéger, orienter et exploiter les données, considérées comme un élément central dans le soutien à la prise de décision publique et le renforcement de la souveraineté numérique nationale. Faisant savoir que la gouvernance des données fait partie intégrante du processus de transformation numérique et s'inscrit dans la Stratégie nationale de transformation numérique 2025-2030, intitulée »Algérie numérique 2030 », l'invité de la Chaîne I de la Radio nationale a fait remarquer que l'étape actuelle exige le lancement effectif d'un système intégré de gouvernance des données, par l'adoption de mécanismes et de techniques technologiques modernes pour le traitement et l'analyse des données, ainsi que par la réorientation des systèmes d'exploitation adoptés dans les différents systèmes nationaux. Rappelant que le Système national de gouvernance des données est régi par le Décret présidentiel n° 25-320 du 31 décembre 2025, qui l'a officiellement institué, le directeur de la gouvernance numérique et de la coordination numérique du secteur public, au Haut-Commissariat à la numérisation a expliqué que ce système comprend plusieurs composantes essentielles. Notamment, a-t-il poursuivi, la classification des données, l'indexation des sources et le Système national d'interopérabilité, qui constitue la pierre angulaire des échanges de données entre les différents ministères, institutions et organismes publics, ainsi que les prestataires de services publics, via un réseau national sécurisé de transmission et d'échange de données. Pour l'invité de la Chaîne I de la Radio nationale, la mise en place de ce système national contribuera à une amélioration qualitative des performances du pays, en particulier en renforçant le classement de l'Algérie dans les indicateurs internationaux de gouvernance numérique, notamment l'Indice des Nations unies pour la gouvernance numérique (EGDI), qui mesure les progrès des pays en matière de services publics numériques. Faisant observer que la Stratégie nationale de transformation numérique 2025-2030, actuellement en cours d'élaboration, contribuera à la construction d'un système national moderne et attractif pour l'investissement, fondé sur un échange de données fluide, transparent et précis provenant de sources officielles et actualisées. Ce système, a ajouté le directeur de la gouvernance numérique et de la coordination numérique du secteur public, au Haut-Commissariat à la numérisation, renforcera la coordination et l'échange de données entre les différents organismes nationaux œuvrant dans le domaine économique, notamment les secteurs du commerce, de l'industrie, de la finance et des douanes, ainsi que les agences spécialisées. Il permettra, a-t-il dit encore, une utilisation optimale des données et facilitera la mise en relation des investisseurs et des porteurs de projets, dans un cadre favorisant la souveraineté numérique nationale. «Ces efforts contribueront à présenter une image plus moderne et cohérente de la transformation numérique en Algérie et à renforcer la confiance des investisseurs, tant au niveau national qu'international», a conclu l'invité de la Chaîne I de la Radio nationale.