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L'alternative
Publié dans El Watan le 04 - 05 - 2009

Le pouvoir d'achat est au centre des préoccupations d'une majorité d'Algériens affectés par la cherté de la vie et la disproportion entre des revenus globalement modestes et la pression des dépenses quotidiennes. Des catégories de populations très diverses sont concernées aujourd'hui par l'inadéquation entre le salaire et la loi souvent implacable du marché. Les flambées récurrentes des fruits et légumes, des viandes rouges et blanches, mais aussi de la basique sardine pénalisent essentiellement de larges effectifs de population en instance de paupérisation.
Une revalorisation du salaire minimum représenterait donc une bouffée d'oxygène pour des travailleurs qui peinent à faire la jointure de fins de mois ordinairement difficiles. Il y a simplement lieu de savoir si la proportion de l'augmentation portera sur 3000 plutôt que 5000 DA. Force est de relever toutefois qu'en l'état actuel des choses, cette revalorisation du SNMG fait figure d'Arlésienne dont tout le monde parle mais que personne ne voit. Les engagements pris à cet égard au sommet même de l'Etat ne dispensent pas de négociations entre toutes les parties impliquées par la problématique salariale en Algérie. Au-delà de cette étape qui demeure cruciale, la question est sous-tendue par une répartition plus juste du revenu national.
Cela ne peut pas être une opération mécanique, car la structure de l'augmentation ne pourra que dépendre de l'état des finances publiques liées aux ressources induites par la vente des hydrocarbures. La chute des cours du baril et le manque à gagner qui s'ensuit, le risque d'une inflation pour des raisons endogènes et exogènes, dans un contexte de crise économique mondiale, peuvent agir sur le volume des hausses de salaires qu'entraînerait une revalorisation du SNMG. En tout état de cause, l'aspiration légitime à une consolidation du pouvoir d'achat, qui aurait des effets bénéfiques pour la consommation, ne masque pas le fait que le thème de la productivité en restera sous-jacente.
Le bien-être des ménages serait, dans ce contexte, artificiellement maintenu si l'effort de tous les Algériens ne convergeait pas vers une réduction de la dépendance de biens d'équipement et de produits agroalimentaires importés et qui pèsent très lourdement sur les finances publiques. L'élévation du niveau de vie, avec en corollaire une plus large part pour une culture du loisir, ne pourrait pas être efficiente sans la mise en place de l'alternative au pétrole et la réhabilitation de la plus grande valeur qui compte, celle du travail. Dans le cas contraire, tous les sujets porteraient indéfiniment sur un partage de la rente. Dans de telles conditions, les paix sociales les mieux rémunérées resteront aléatoires.


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