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Jusqu'à quand ?
Accidents ferroviaires mortels à Sidi Djillai et Sidi Amer
Publié dans El Watan le 20 - 05 - 2009

« Ces accidents sont, d'une part, imputables à l'imprudence des victimes et de l'autre, à la lenteur accusée par la SNTF dans la réalisation d'ouvrages de protection ». L'autorail assurant la liaison Oran-Tlemcen continue de faire des victimes sur le tronçon meurtrier longeant les quartiers de Sidi Djillai et de Sidi Amer, au nord de la ville de Sidi Bel Abbès.
La dernière victime en date est un septuagénaire anonyme fauché, samedi dernier, par l'autorail alors qu'il tentait de traverser la voie ferrée. Gravement blessée, le septuagénaire est décédé peu de temps après son admission à l'hôpital de la ville. Ce décès, qui allonge considérablement la liste des victimes des accidents survenus le long de ce tronçon de la mort, ne semble pourtant pas inquiéter, outre mesure, les responsables locaux. Sinon comment expliquer l'absence de mesures préventives à même de préserver des vies humaines alors qu'il s'agit d'un phénomène qui prend de l'ampleur d'une année à l'autre. Décembre 2007, un enfant de 9 ans est fauché, à hauteur du faubourg Sidi Djilali, par le train de voyageurs assurant la liaison Oran - Tlemcen. Selon des témoins oculaires, le jeune garçon aurait été happé par la locomotive alors qu'il tentait de traverser la voie ferrée à sa sortie de l'école. L'innocente victime a été tuée sur le coup. Avril 2008, un homme de 60 ans est tué au même endroit, lui aussi percuté mortellement par le train. Le 16 juillet 2008, un jeune homme de 26 ans trouve la mort après avoir été heurté par le train reliant Oran à Sidi Bel Abbès. Le drame s'est produit sur la voie de chemin de fer jouxtant le populeux quartier de Sidi Amar. Quatre jours auparavant, un quinquagénaire, heurté par un train de marchandises au même endroit, a dû être amputé de ses deux jambes après son admission à l'hôpital. Presque à la même période, mais toujours au même endroit, l'on signale le décès d'un sexagénaire, mort déchiqueté. A peine quelques mois après, un adolescent de 17, heurté par l'autorail, se voit amputé des deux jambes. Sérieusement touché, il décède 24 heures plus tard des suites de ses blessures. Sévissant sans répit, la grande faucheuse moissonne, quelques jours après, un homme de 57 ans. Percuté de plein fouet par le train, il décédera une semaine après son accident. Ce ne sont là que quelques cas seulement rapportés par les journaux.
Situation insoutenable
Apparemment, ni la Protection civile ni la Société de transport ferroviaire (SNTF) n'ont pu établir un bilan chiffré concernant le nombre de morts et de blessés durant ces trois dernières années. Les seules données disponibles sont, en réalité, celles restituées par la presse. « La situation est devenue insoutenable ; chaque jour que Dieu fait, la mort guette sournoisement de nouvelles victimes sur ce maudit tronçon », rage une vieille dame du bidonville de Sidi Ameur. Cette semaine encore, l'un de ses voisins a failli être écrasé par l'autorail qui ne ralentit que rarement à l'approche de ces quartiers populeux. Une situation que ne cessent de décrier les habitants de ces quartiers défavorisés tout en exigeant plus de sécurité mais surtout « plus d'égards à la vie humaine », considère un jeune universitaire de Sidi Ameur. « Ces accidents sont, d'une part, imputables à l'imprudence des victimes et de l'autre, à la lenteur accusée par la SNTF dans la réalisation d'ouvrages de protection », estime un habitant du même quartier. Du côté de la direction des Transports, il est prévu la réalisation d'un mur de protection d'une hauteur de plus de trois mètres pour séparer la voie ferrée des lieux d'habitation qui la longent. L'étude de ce projet a été achevée, ajoute-t-on, mais sans préciser la date de lancement des travaux de réalisation.


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