L'APLS mène de nouvelles attaques contre les positions des forces de l'occupant marocain    Euro 2020 : Sonné, le Danemark chute face à la Finlande    Législatives: les électeurs plus nombreux dans les bureaux de vote durant l'après-midi à l'Est du pays    Législatives: clôture des bureaux de vote, début du dépouillement des voix    Belmadi: "Cette série d'invincibilité n'est pas le fruit du hasard"    AEP à Alger: instructions fermes pour un approvisionnent régulier    Coronavirus: 343 nouveaux cas, 236 guérisons et 5 décès    Législatives/Alger-est : une plus importante affluence dans l'après-midi    Foot/Amical: Algérie (A') - Liberia (A) le 17 juin à Oran    Covid-19: plus de 5 millions de cas en Afrique    Tabbou, Ihsane El-kadi et Drareni relâchés    Toute colonisation est un investissement perdu    La Sadeg élabore un plan d'action pour les examens de fin d'année    Yasser Bouamar et Kaouther Ouallal éliminés d'entrée    Vers l'extradition d'El Wafi Ould-Abbès    Lumières rend hommage à plusieurs artistes    Elles et ils militent contre l'oubli !    Hausse de 45,5% de nouveaux inscrits    Durcissement du Code pénal    Un vendredi calme sans Hirak    Khaldi : "Revoir la politique du football"    Coton Sport-JSK à Yaoundé    LE NOUVEAU STADE D'ORAN OU LE 5-JUILLET POUR ABRITER LA FINALE    Sévère rappel à l'ordre du parlement européen au Maroc    Un salon dédié à la santé de l'étudiant    Saisie de 10 000 comprimés psychotropes    Finalisation de l'examen des décrets exécutifs    L'EXECUTIF SE MONTRE OPTIMISTE    Une série de dispositions annoncées pour redynamiser le secteur    Utilisation optimale des caméras de surveillance    Afrique du Sud: une alliance politico-syndicale réitère son soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination    La Casbah d'Alger : L'artisanat disparaît peu à peu    L'ISACOM "salue la décision du Parlement européen condamnant le Maroc"    Véhicules de moins de 3 ans, tabac, fonds détournés...: Les nouveautés de la LFC 2021    Huit blessés dans 2 accidents de la route    Aïn El Turck: Retour en force de l'informel dans les localités côtières    Les habitants en appellent au wali: Une décharge sauvage en plein cœur de Haï Chahid Mahmoud    Complotisme : arme de la paresse intellectuelle et de la gouvernance institutionnelle    Les menaces de troisième génération    L'époux devenu loque    La Libye prend exemple de l'Algérie    Un quartier palestinien d'El Qods convoité par les sionistes    Neuf pays africains sur 10 pourraient ne pas atteindre l'objectif    Les défis de l'après-12 juin    Les avocats menacent de marcher    L'ami et le collègue de 56 ans!    Hommage à Fawzi Saïchi    «Unzipped Exposition», expo unique en Europe    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Université du 20 aout 1955 : Un nouveau pôle pétrochimique à l'étude
Publié dans El Watan le 16 - 03 - 2010

L'université de Skikda rêverait-elle de grandeur? Serait-elle déjà passée à une étape supérieure, ou n'est-ce là qu'une volonté politicienne centralisée? Pourquoi tarde-t-elle encore, après des années de gestation, à rayonner et à se confondre dans le paysage social, sportif et culturel de la ville ? Quelle sera donc sa vocation essentielle, et comment se dessine déjà l'esquisse de ce campus skikdi dans un futur très proche, lequel devra impérativement se hisser au rang de l'universalité, loin des métastases insipides d'un régionalisme de bas étage qui l'a longtemps miné ? Pour répondre à ces questions et à d'autres encore, Mr Kouadria, recteur de l'université du 20 Août 55, a courtoisement accepté de nous accorder cet entretien. De prime à bord, il reconnaît les lenteurs prises par l'université du 20 Août 55 à s'immiscer dans le vécu local: «D'abord, il y a lieu de rappeler l'absence d'un relais de l'université dans l'espace urbain de la ville; il y a aussi l'éloignement du campus, mais force est de reconnaître que nous travaillons à être plus présents. Nous avons, à titre d'exemple, organisé une soirée de jazz au palais de la culture et nous réfléchissons sérieusement à d'autres actions devant nous permettre de dresser des ponts entre Skikda et son université.»
De nouvelles filières à Bouzaâroura
Voilà qui est dit, reste maintenant à connaître les visées futures de l'université de Skikda, qui, faut-il le reconnaître, est relativement jeune par rapport aux grandes universités nationales. Pour répondre à cette question, le recteur a d'abord tenu à placer le campus dans son contexte socio-économique, estimant que les projections de développement doivent naturellement accompagner les réalités et le potentiel local. Il explique : «Compte tenu de la présence d'un grand pôle hydrocarbures à Skikda, nous avons retenu l'implantation d'un pôle de technologie orienté vers la pétrochimie pour assurer des formations en industrie pétrochimique. Ce pôle sera officiellement implanté à Bouzaâroura (à moins de 15 km à l'est de Skikda). L'inscription en étude est déjà acquise, le wali nous a accordé l'espace nécessaire et le ministère nous a déjà donné l'accord pour la réalisation de 12 000 places pédagogiques, 6 000 lits, 25 laboratoires ainsi que l'ensemble des commodités nécessaires.»
Pour la faisabilité du ce projet, le recteur estime que l'université de Skikda dispose des capacités en matière d'enseignants, et de tous les génies en mesure d'intervenir concernant l'industrie, comme le génie mécanique, civil, électrique et électrotechnique. Ce nouveau pôle semble être projeté par rapport au potentiel industriel de Skikda qui reste également un pôle agricole et touristique. Pourquoi donc ne privilégie-t-on pas d'autres filières en relation avec ce potentiel ? A cette question, le recteur répondra ainsi: «Nous sommes conscients de cette donne. Notre université avait lancé des filières en économie du tourisme, la restauration du vieux bâti, l'horticulture et l'économie portuaire, malheureusement, l'absence d'engouement chez les étudiants n'était pas pour nous encourager à les ouvrir. A titre d'exemple, dans la filière horticulture on n'a inscrit aucun étudiant. Là, je crois qu'on doit faire d'autres efforts dans le domaine de la sensibilisation.»
La prochaine rentrée se prépare déjà
Avec ce pôle, l'université de Skikda aura à vivre une « trilogie » de formation composée de l'actuel campus, du nouveau pôle et aussi d'une Enset. A ce sujet, le recteur dira: «Skikda a besoin de se développer, et on aura une Enset qui sera implantée à Merj Eddib, une école, dont le décret présidentiel a déjà été publié il y a trois ans. Pour son ouverture, il nous reste à attendre que le ministère décide enfin de la formule qu'il voudrait accorder à ce genre d'établissement. Au Ministère on est en train de réfléchir car il y a une nouvelle tournure, et décider s'il optera pour une Enset orienté vers la formation professionnelle ou une école normale supérieure pour former toutes les disciplines.»
Toujours concernant l'infrastructure, le recteur reviendra sur l'opération de réhabilitation des cinq anciens blocs: «Une grande opération de réhabilitation de l'ancienne ferme a également été menée à terme et nous avons réussi à en tirer pas moins de 1 300 places pédagogique pour une somme de 6 0 MDA (millions), alors que pour les construire on devait débourser 240 MDA. En plus de ce gain, nous avons surtout préservé l'aspect architectural des lieux qui font partie de la mémoire collective de la région.» Côté pédagogique, l'université de Skikda aura à bénéficier de 24 masters lors de la prochaine rentrée. «Je pense qu'on n'aura pas trop d'effectifs l'année prochaine et le volet d'accueil sera plus souple; à la prochaine rentrée universitaire, on aura en principe 4 000 lits; 1000 sont déjà presque achevés et on nous rassure que le reste sera prêt; ce volet allégera beaucoup les conditions d'hébergement qui ne sont pas convenables à l'heure actuelle vu qu'on a 4 étudiants par chambre; à cela, on aura éventuellement à réceptionner 2 000 places pédagogiques si la cadence des travaux promise par les entrepreneurs venait à être effective», conclut le recteur.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.