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Une commune sans transport
Publié dans El Watan le 21 - 11 - 2010

La commune de Bourouba (ex-La Montagne) est privée de transport de voyageurs. Aucun bus, ni de ligne directe ne dessert cette municipalité, située hors carte du transport urbain de la wilaya d'Alger. Les usagers sont contraints de se déplacer jusqu'aux arrêts des communes limitrophes pour vaquer à leurs occupations. Les différents points de la commune sont, quant à eux, reliés par des taxis clandestins, dont le commerce est des plus florissants.
Selon les habitants, cette situation dure depuis près de deux décennies. Quotidiennement, les citoyens de la commune de Bourouba doivent faire preuve de beaucoup d'ingéniosité et de débrouillardise pour échapper au problème de transport. La station urbaine la plus proche du chef-lieu de la commune est située à l'entrée de Bachedjerrah. Elle est distante de près de 600m du centre-ville de La Montagne, un trajet que les habitants parcourent à pied. «La grande majorité des citoyens font plus de 1 km pour prendre un bus, notamment ceux dont les demeures sont loin du centre-ville», confie un résidant. «Les personnes âgées ou malades attendent le passage d'un voisin ou d'un ami véhiculé pour les déposer à la station de Bachedjerrah», ajoute notre interlocuteur.
Les dizaines de taxis clandestins, qui assurent le service de transport public à Bourouba, travaillent, notamment, sur la ligne allant du centre-ville vers El Harrach, en passant par le quartier de Boubsila. Les véhicules utilisés sont souvent en mauvais état, exigus et inadaptés. «Le prix appliqué est de 10 DA, il est relativement acceptable et renseigne sur la qualité discutable du service proposé», fait remarquer un usager. Ces taxis clandestins ne prennent jamais le risque d'assurer le transport des voyageurs vers la commune de Bachedjerrah, par crainte des services de la police. Ils préfèrent, plutôt, assurer des navettes sur la route menant vers El Harrach, une destination, «importante et très rentable», explique-t-on. Les citoyens relèvent néanmoins, l'irrégularité de ce moyen de transport, qualifié par un homme d'un certain âge «de provisoirequi dure». «La commune de Bourouba est la seule, à l'échelle nationale, qui ne dispose pas de bus de transport des voyageurs», relève-t-il, ajoutant qu'il est «inconcevable de ne mobiliser ni bus privé ni public dans une municipalité à forte densité populaire».
Notre interlocuteur indique que jusqu'au début des années 1990, l'Entreprise de transport urbain et sur urbain d'Alger, l'Etusa, (ex-RSTA) était présente sur cette ligne. «La desserte a été supprimée, sans que l'on sache pourquoi ! Au lieu de renforcer la ligne, les responsables ont retiré le seul bus en circulation», s'étonne un autre citoyen. Il estime que la gestion des transports au niveau de la capitale ne répond à aucune logique. «Alors que certaines lignes desservant des communes de moindre importance sont saturées, d'autres lignes, pourtant indispensables, sont carrément supprimées», se désole-t-il. Les habitants affirment que les autorités locales et la direction des transports de la wilaya d'Alger sont au courant de ce problème qui constitue l'une des principales doléances des citoyens.


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