Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boujemaâ, a appelé jeudi à Blida la nécessité d'accélérer l'exécution des jugements en retard. Il a expliqué lors de sa visite effectuée dans la wilaya de Blida que l'exécution des jugements fondamentaux est essentielle à la réputation de la justice, en estimant que rien n'est plus pénible pour les citoyens et plus préoccupant pour les autorités qu'un jugement non exécuté, que ce soit en matière civile, familiale ou autre. «Il faut essayer de prioriser les affaires simples. Ne surchargez pas le juge avec 200 ou 300 dossiers en une seule session, même pour des délits mineurs, alors qu'il pourrait avoir besoin de consacrer plus de temps et d'efforts à des affaires plus importantes impliquant des litiges de fond, des conflits financiers», à souligné le ministre lors de la présentation du bilan de l'année 2025 à la Cour de Blida. «Bien que des efforts soient déployés, et nous les apprécions, une affaire non exécutée peut néanmoins causer des problèmes», a fait remarquer Lotfi Boujemaa avant de remercier le de Blida, Djamel Eddine Hashas pour le soutien qu'il accordé j'ai au secteur de la justice dans la wilaya de Blida. «Nous œuvrons discrètement à la réalisation des objectifs du plan gouvernemental visant à promouvoir la justice par la mise en place et le développement de diverses structures. Cela constitue, bien entendu, un élément fondamental du développement que je souhaite souligné», a indiqué le ministre en estimant que l'environnement de travail dans la wilaya de Blida est propice à la réussite. «Mes remerciements vont également aux honorables juges et au personnel, qu'ils travaillent au greffe, aux services inter-secteurs ou à l'administration pénitentiaire. Accompagné par le wali Djamel Eddine Hashas, du président de la Cour de Blida, du procureur général et du président et le président du Conseil algérien de relance économique, Kamal Moula, le ministre a procédé a l'inauguration du siège du tribunal commercial spécialisé de Boufarik et du tribunal administratif d'Ouled Yaïch. On inspectant les nouveaux tribunaux, Lotfi Boujemaa à expliqué que son ministère attache une grande importance à la formation des juges spécialisés, notamment pour ce type de tribunal afin de promouvoir le secteur de la justice. Devant des magistrats, le ministre que le défi demeure même s'il constate les efforts déployés par le système judiciaire. «Chacun s'efforce, de par sa fonction, son travail et son dévouement. Vous, au sein du pouvoir judiciaire administratif, êtes le seul garant et arbitre entre le plaignant et le plaigne.» «Bien entendu, la situation n'est pas simple. La responsabilité incombe au pouvoir judiciaire administratif, qu'elle soit générale ou qu'elle englobe les demandes d'indemnisation, d'annulation et divers autres litiges. Cela exige une vigilance constante de la part du juge, car le système judiciaire actuel repose sur la formation des juges et du personnel, en particulier des juges administratifs, qui ont besoin d'une formation continue», a tenu à préciser le ministre, en expliquant aux juges qu'il convient d'être objectif, d'étudier les problèmes et de les traiter avec sagesse et impartialité, en accordant à chacun ce qui lui est dû, toutes en avantageant la réconciliation entre les deux parties, car selon lui, est un moyen efficace de résoudre les litiges commerciaux qui exigent rapidité et flexibilité, permettant de réduire le nombre d'affaires portées devant les tribunaux et d'accélérer leur résolution, notamment les litiges bancaires et de dettes. Enfin, selon Abdelmadjid Djebbari procureur général de la Cour de Blida, plusieurs détenus condamnés à effectuer des travaux d'intérêt commun, entre autres dans les tribunaux, ont exprimé le voeux d'y rester travailler. A ce sujet, le ministre a donné son accord pour les recruter.