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Baguage de poussins flamants roses : Record à la Sebkha d'Ezzemoul
Publié dans El Watan le 10 - 09 - 2009

Six cent-trente-huit ! Nombre record qui n'a rien à voir avec le nombre de pulsations par minute qu'ont enregistrées les protagonistes du projet. Pour sûr que leur pression cardiaque a dû frôler le plafond.
Non, il s'agit du nombre record de baguages de poussins flamants roses. Et qu'on ne s'y trompe pas : le nombre est record puisqu'il dépasse de loin tous les baguages effectués en 2009 par les ethnologues d'Europe et d'Afrique. ça s'est passé ici, en Algérie à quelques kilomètres de la capitale avec pour théâtre une zone humide des plus difficiles d'accès.
Rétrospective
Le rendez-vous était donné pour le 31 juillet dernier dans le lac d'Ezzemoul pour une opération délicate de baguage de poussins flamants roses. Pas moins de 120 volontaires ont participé à l'opération réunissant ainsi enseignants et étudiants des universités de Guelma, Oum el Bouaghi, Ouargla et Constantine. On savait que pas moins de 10 000 couples de flamants roses séjournaient sur le site et les observateurs avaient pu dénombrer la naissance d'environ 6000 poussins. De quoi mettre à mal l'idée longtemps reçue que les flamants roses trouvés en Algérie étaient de passage pour l'hiver. La nidification a été prouvée une première fois en 2004 et depuis, le nombre de naissances ne cesse d'augmenter. Le flamant rose couve son œuf durant 30 jours, puis une fois éclos, les poussins sont élevés en crèche durant 12 semaines. C'est à l'âge de deux mois et demi qu'ils prennent leur envol et c'est à ce moment-là qu'il faut les baguer, avant qu'ils ne partent mais aussi quand ils sont suffisamment robustes et grands pour optimiser l'opération de baguage. L'opération se prépare donc longtemps à l'avance par un repérage du site, une observation rigoureuse de l'espèce et la sensibilisation à grande échelle de la population locale. En effet, on avait vu des tentatives capoter parce que les œufs avaient été vilipendés par la population locale. Mais cette fois-ci, il n'en fut rien.
Le professeur Samraoui, du laboratoire de recherche et de conservation des zones humides à l'université de Guelma, tient au contraire à préciser que tout a été possible grâce aux gens du village avant d'ajouter qu'ils seront certainement ceux-là mêmes qui protégeront efficacement à l'avenir le flamant rose. 10 000 couples, 6000 poussins, 120 volontaires répartis en 6 équipes de six couleurs différentes pour 655 bagues que le professeur Samraoui avait naïvement pris avec lui. « Je pensais baguer quelque 200 poussins mais j'ai pris 655 bagues, comme ça, sans vraiment réfléchir », avoue-t-il. La chance était avec eux mais pas uniquement. Car dans une opération délicate comme celle-ci, la chance ne suffit pas. Délicate, parce que l'îlot de garaêt Ezzemoul, situé dans la wilaya d' Oum El Bouaghi, est difficile d'accès et comme s'ils l'avaient pressenti, les flamants étaient enfoncés bien à l'intérieur de la sebkhet. Délicate aussi, parce que les poussins flamants roses sont fragiles et peuvent succomber au stress.
Il a fallu les réunir en troupes, réussir à faire éloigner les parents et les nourrices, les amener sans trop de brusquerie dans un enclos aménagé pour l'occasion, pis, il faut les saisir un par un pour procéder au relevé de plumes (pour l'ADN) et les mensurations et finir par leur poser une bague autour de la patte. A retenir que dans le monde, il existe environ 30 sites de reproduction et que dans le pourtour méditerranéen, ils sont encore moins nombreux. En France, la Tour du Valat avait réalisé en 1970, en Camargue, un îlot artificiel où nichent 10 000 couples. L'îlot de garaêt Ezzemoul n'est pas artificiel et regroupe également quelque 10 000 couples. Une zone extraordinaire de reproduction de flamants roses, heureusement éloignée du passage des routes et autoroutes…
Photos disponibles sur le site www.flickr.com/photos/bsamraoui


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