L'Iran a utilisé le système Sol-Air Khordad pour abattre le drone de reconnaissance Furtif US RQ-4A    Un long combat pour l'émancipation    La conjoncture impose des solutions structurelles    Mauritanie: El-Ghazouani élu président, l'opposition conteste    Rassemblement devant le tribunal de Sidi M'hamed pour réclamer la libération des manifestants détenus à El Harrach    Une récolte de plus de 2 millions de quintaux attendue    Explosion de la consommation de gaz en Algérie    Premiers incidents post-congrès    La procédure enclenchée à l'APN    Large vague de dénonciation    Le président Keïta prépare le dialogue politique inclusif    Ben Badis aurait-il été le 23e ?    Karim Ziani raccroche les crampons    Garder l'entraîneur et réviser les salaires des joueurs    L'intruse    L'état interpellé à s'impliquer… dans les affaires du club    L'USM Alger fait appel    Qui a demandé à la potiche de parler ?    Quand Bouchareb bloque le FLN    1 281 morts et 12 914 blessés en 5 mois    Un fonctionnaire arrêté en flagrant délit de corruption    Arrestation du voleur de téléphones portables qui semait la peur dans la ville    Déclaration    Lounès Matoub, la révolution dans l'âme    Les trois manifestants arrêtés à Tamanrasset libérés    Curieuse distribution gratuite du Coran dans la rue    Paroles et images de femmes    Lancement au Maroc d'une exposition itinérante    Les études se poursuivent pour la reconversion de la prison de Serkadji en musée    EN : Bounedjah remercie les supporteurs et leur fait une promesse    Ammal : Une cinquantaine de familles oubliées du relogement    Habitat: L'agrément des promoteurs immobiliers désormais du ressort des walis    Abderrahmane Hadj-Nacer: Les contours d'une sortie de crise «acceptable par l'armée et le Hirak»    Sept plaquettes de kif saisies, quatre arrestations    La commission de contrôle à pied d'œuvre dans les communes côtières: Les infrastructures touristiques passées au peigne fin    Tlemcen: «Plaidoyer» pour les personnes handicapées    Tlemcen: L'ex-PDG d'Algérie Télécom devant le parquet général jeudi    Les papys font de la résistance    Avec une croissance à la peine : Le marché pétrolier s'inquiète de la demande    Sahara occidental : Des eurodéputés interpellent le Maroc sur le sort de militants sahraouis    L'Algérie et la ZLECAF : Une occasion pour conquérir le marché africain    Police aux frontières : Des instructions pour fournir les meilleures prestations sécuritaires au citoyen    Entretien : La Tunisie et Naïm Sliti veulent "passer un cap"    "La banqueroute de Lehman Brothers paraîtra une simple gaminerie": Deutsche Bank lutte pour sa survie ?    Bourses : L'Europe termine en baisse avec les tensions USA-Iran    Reddition d'un terroriste    Mandat de dépôt pour 18 manifestants    Les Houthis affirment avoirabattu un avion militaire saoudien    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Congrès réunificateur libyen de Ghadamès : Haftar et Al Sarraj ont-ils conclu un deal ?
Publié dans El Watan le 25 - 03 - 2019

Les observateurs assurent que la population civile de l'Ouest libyen attend avec impatience l'entrée de l'armée de Haftar. Laquelle population aspire à retrouver la stabilité vécue à l'Est, grâce à l'armée, voire même le regain rapide de quiétude, constatée au Sud, suite à la campagne de l'armée.
Toutefois, cette euphorie citoyenne n'est pas partagée par une partie de la classe politique et des groupes armés, notamment les mouvances proches de l'islam politique. Lesquels groupes expriment également des craintes par rapport au congrès réunificateur de Ghadamès, susceptible de passer un accord intronisant Haftar.
Les notables de Misrata, réunis jeudi 21 mars, veulent être mieux informés concernant les invités du congrès réunificateur de Ghadamès, prévu du 14 au 16 avril par l'envoyé spécial de l'ONU. Ghassen Salamé dit que la position majoritaire sera adoptée par le congrès et appliquée sur le terrain.
Les gens de Misrata ne veulent pas se retrouver minoritaires au congrès réunificateur, de facto, au cas où Salamé aurait déjà invité des profils favorables à un deal entre Khalifa Haftar et Fayez Al Sarraj. Les gens de Misrata expriment, surtout, des craintes par rapport au caractère civil de l'Etat et ne veulent pas que Haftar ait la mainmise sur l'Etat libyen, d'une manière ou d'une autre.
Les mêmes réserves ont été exprimées par le président du Conseil de l'Etat, Khaled Mechri, lors de sa visite à Moscou. Le frère musulman Mechri a demandé à Moscou de garder la structure de l'article 8 de l'accord de Sekhirat de décembre 2015, soulignant que c'est le Conseil de la présidence qui nomme la hiérarchie militaire.
Les craintes de ces parties libyennes sont suscitées par les bruits courant, ici et là, sur un deal passé à Abu Dhabi entre le chef d'état-major de l'Armée nationale libyenne (ANL), le maréchal Khalifa Haftar, et le président du Conseil de la présidence libyenne, bénéficiant du soutien de la communauté internationale, Fayez Al Sarraj.
Les principaux termes de ce deal consistent en trois points. D'abord, la réduction à trois des membres du Conseil de la présidence : Fayez Al Sarraj et deux vice-présidents de l'Est et du Sud. Ensuite, il y aura une instance supérieure des forces armées, comprenant Al Sarraj ou son représentant, Haftar et un militaire, choisi par Misrata.
Les décisions prises par les deux instances citées, politique et militaire, se prennent à l'unanimité. Enfin, un gouvernement de technocrates, indépendant du Conseil de la présidence, veillera aux affaires courantes du pays. Le Conseil de la présidence est chargé de la transition politique.
L'ombre Haftar
Tout le monde est convaincu en Libye que Haftar est assimilé pour les islamistes au Al Sissi libyen. Les mouvances islamistes, proches des Frères musulmans et de l'axe Doha-Ankara, craignent la montée en puissance de Khalifa Haftar et veulent éloigner ce scénario de la Libye. Toutefois, la réalité du terrain a montré que l'homme fort de l'Est libyen est parvenu à se faire de la sympathie partout dans le pays.
Il s'est même imposé à la communauté internationale, qui était réticente au départ. Haftar est perçu comme l'unique autorité militaire par les puissances étrangères puisque Fayez Al Sarraj n'est pas parvenu à monter une armée régulière, ni à stabiliser l'Ouest libyen.
Le juge Jamel Bennour, ex-chef du Conseil local de Benghazi entre 2012 et 2013, alors qu'elle était la capitale de la révolution, explique la réussite diplomatique et populaire de Haftar par deux raisons.
D'une part, Haftar a fait preuve de la rigueur d'un homme d'Etat dans la question du pétrole ; il n'a pas cherché à créer des problèmes avec la Banque centrale et l'Entreprise nationale du pétrole malgré sa mainmise sur les trois quarts du pétrole libyen. D'autre part, l'Armée nationale libyenne a fait preuve de discipline dans sa campagne du Sud. Il n'y a pas eu d'incidents interlibyens, sauf quelques affrontements à Merzek, vite cernés par l'ANL.
Par ailleurs, la campagne s'est accompagnée de la stabilisation de la région, à travers une réduction notable de l'influence des terroristes et des réseaux criminels, sans oublier l'amélioration de l'approvisionnement de la région en carburant, vivres et cash dans les banques.
«Tout simplement et sans faire trop d'analyses, la population du Sud soutient clairement Haftar puisqu'elle voit son quotidien s'améliorer depuis l'arrivée de l'armée ; la population de l'Ouest attend impatiemment Haftar pour les mêmes raisons de stabilité», conclut le juge. Il est également vrai que les islamistes le craignent parce qu'il s'inspire d'Al Sissi. Mais, attendons de voir avant de tirer des conclusions définitives.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.