Alger: Marche des étudiants sous haute surveillance policière    «Sans préalables ni conditions»: Le FFS propose une «conférence nationale de concertation»    CROYANCES ET CONVICTIONS    Retrait des passeports de responsables de banques: L'ABEF dément    Tlemcen: La Justice enquête sur le détournement de foncier    Des membres de la société civile, des politiques et des universitaires réagissent    Le déclic    Sidi Saïd sévit contre ses adversaires    Le professeur Chems Eddine Chitour : "Le spectre de l'année blanche universitaire peut encore être écarté"    Chacha TV pourra-t-il concurrencer Netflix en Algérie?    Après les voitures moins de 3 ans, les crédits sans intérêts    Le peuple algérien se classe premier de l'Afrique    Le drapeau palestinien flotte sur l'Eurovision    Erdogan persiste et signe    Quand l'URSS aspirait à rejoindre l'Otan    Le dernier coup de maître de Ribéry    Kanté à nouveau dans le viseur du PSG?    L'ES Tadjenanet dernier qualifié pour les demis    L'alternative de la dernière chance    La semaine de Dame justice    La Protection civile, le ventre creux, mais déjà un pied dans l'eau    A quand un fichier national?    Importations Opérations de contrôle drastique durant le premier trimestre    Les étudiants ont marché    La nouvelle scène de la chanson chaâbie au rendez-vous    Almodovar ne tourne pas rond, tant mieux!    Wilaya d'Alger : La dernière opération de relogement à la Casbah "entachée de plusieurs dépassements"    Sahara Occidental-Maroc : Une loi instrumentalisée contre la liberté de la presse    Coupe d'Angleterre: Troisième trophée domestique pour Mahrez et Manchester City    Championnat d'Angleterre de Rugby : Northampton miraculeusement en demi-finales    En 11 ans : Nissan s'attend à son plus mauvais résultat    Actions et rendements baissent : L'actualité commerciale domine les bourses    Japon : Probable contraction de l'économie au premier trimestre    Saisie de 16,5 quintaux de kif traité,    Des législatives sur fond d'enjeu climatique    La force tranquille du Hirak    La classe politique et les personnalités nationales réagissent    L'Algérie 8e en garçons et 13e en filles aux Mondiaux d'athlétisme    «Apprenons à gagner et à perdre en toute sportivité»    Frifer se rapproche du CS Sfax    Concert en hommage à la diva Fayrouz    Rabah Asma : "J'adore faire la fête dans mon pays !"    Témoin de plusieurs siècles d'histoire    Ali-Yahia, Taleb Ibrahimi et Benyelles appellent l'armée à dialoguer    Nouvelle attaque de Daech en Libye    La troupe du Renouveau du théâtre amazigh demain à Tizi Ouzou    Flan de poulet    Détournement de 32,3 milliards de centimes et 100 000 euros au CPA de Bouira : Trois cadres du CPA placés sous mandat de dépôt    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Aokas : Le bras de fer autour du projet de célibatorium continue
Publié dans El Watan le 23 - 04 - 2019

Depuis le 23 mars dernier, au moins sept militants issus du mouvement associatif d'Aokas ont été entendus par la police au sujet de l'opposition de la population au projet de réalisation d'un célibatorium au chef-lieu communal.
Selon l'un d'eux, Lyes Touati, un des membres de Aokas collectif, «officiellement, c'est l'entrepreneur qui a déposé plainte contre les représentants du collectif pour avoir empêché la reprise des travaux sur le chantier».
Pour lui les pouvoirs publics «tiennent absolument à ce projet dans une ville pourtant dépourvue d'équipements publics d'intérêt général pour sa population de plus de 16 000 habitants».
Aujourd'hui, les sept convoqués se préparent, disent-ils, à affronter, dans les tribunaux, l'administration, même si l'auteur de la plainte est l'entrepreneur.
Ce bras de fer va inévitablement être matérialisé sur le terrain par une marche populaire à Aokas pour dénoncer ce que les opposants considèrent comme une «manœuvre» ainsi que le bradage du foncier. Selon notre interlocuteur, «une action de rue qui doit intervenir au moment opportun est en préparation pour réitérer le rejet de ce projet par la population».
En octobre 2018, le mouvement associatif a signé un PV avec les responsables de l'APC qui s'apparente à un pacte où le collectif a rappelé le «rejet de la construction du célibatorium de police en invitant le maire à ne pas délivrer le permis de construire, à la remise en l'état du terrain et à l'engagement d'une procédure légale pour sa récupération». La réponse de l'exécutif de l'APC était sans détour : «Accord pour l'ensemble de cette revendication.»
Pour rappel, le maire de la ville a rendu publique la même année une mise en demeure qu'il a adressée à l'entrepreneur pour arrêter immédiatement les travaux, constatant que l'entreprise continuait «les travaux de construction d'un célibatorium illicitement et illégalement, sans permis de construire au POS n°3, cité 215 Lgts, à côté du CSP Aokas».
Bien avant la survenue de ce conflit, le mouvement associatif d'Aokas s'est retrouvé obligé de se battre sur plusieurs fronts car le célibatorium n'est pas le seul projet contesté.
D'autres assiettes de terrain sont déclassées pour recevoir des projets qui n'ont pas d'intérêt aux yeux de la population, qui y voit un bradage intensif du foncier de la localité.
A ce propos, le collectif cite «l'affaire Gouraya» qui «consiste en l'achat d'un lot de terrain par des militaires par l'intermédiaire d'une agence immobilière locale dans le but de réaliser des logements au profit des militaires.
Face à l'opposition de la population, les militaires ont revendu le lot à des particuliers après l'avoir parceller», dénonce Lyes Touati qui voit, avec ses camarades, une tentative de militariser la région.
A Aokas, explique-t-il, «il existe déjà une caserne militaire, une grande unité de la gendarmerie qui occupe un terrain immense au centre ville et une base pour une unité républicaine de sécurité (CRS)».
Il a ajouté que «dans le périmètre de la bande boisée, on parle d'un projet de centre de repos pour le personnel de la DGSN, et une extension pour la brigade de gendarmerie». Aujourd'hui, le collectif demande à l'APC la récupération de ce lot d'environ 5 hectares.
Un autre dossier chaud a défrayé la chronique, celui de l'affaire de la bande boisée d'Aokas, convoitée par des investisseurs ayant déposé des dossiers dans le cadre du Calpiref.
Pour les opposants, la réalisation d'hôtels et d'infrastructures touristiques nuirait à cet environnement fragile et défigurerait une partie du littoral.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.