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Le mal-être de la société vue en jaune
Seen Art Gallery, à Dely Brahim
Publié dans El Watan le 19 - 11 - 2019

L'homme jaune revient pour sa deuxième exposition en solo à la Seen Art Gallery avec plus d'une vingtaine d'œuvres des plus décalées les unes que les autres. C'est toujours avec la couleur jaune que l'artiste exprime le mal-être et la dérive de la société. Son travail se focalise sur la dénonciation politique, économique et sociale sans violence ni brutalité, mais plus dans une réalité subtile connue de la population. L'exposition à la couleur de «l'hypocrisie humaine» reste visible jusqu'au 16 décembre.
Connu sous le pseudonyme de «L'homme jaune», Yasser Ameur, 30 ans, s'inspire d'une expression populaire «dahka safra» (sourire jaune, ndlr) pour réaliser ses tableaux. Une hypocrisie humaine qui ronge la civilisation actuelle déconnectée de tout lien social. Il expose une nouvelle fois entre les murs de la Seen Art Gallery.
En effet, c'est la seule galerie d'art qui lui a donné la chance de s'exprimer sans limite ni censure vu que ses œuvres sont très politiques. «On a voulu mettre en avant la jeune génération, mais tout en exposant les artistes confirmés. Yasser Ameur est un artiste qu'on suivait depuis un moment. Son travail fait dans la dénonciation politique.
Il a une certaine manière très subtile de la dénoncer, pas dans la violence, mais plus dans l'humour», précise la galeriste Randa Tikou. Pendant des années, les tableaux de l'homme jaune voyageaient dans toute l'Europe, tandis que lui est dans sa ville d'origine, Mostaganem, en pleine création artistique. Il a également participé à de nombreuses expositions collectives, mais sans vraiment y être physiquement.
Mais si l'homme jaune ne préfère pas s'afficher dans ses expositions, il l'a été pour la première fois au vernissage, ce samedi, dans sa seconde exposition en solo. «La raison pour laquelle je n'assiste jamais à mes expositions, c'est pour garder une certaine distance par rapport à l'importance que prend mon personnage. Il a pris son envol, il voyage un peu partout en Europe, mais au final, je reste à Mostaganem, là où personne ne me connaît. Mes œuvres voyagent et parlent à ma place», confie avec le sourire Yasser Ameur, l'homme jaune.
L'essentiel de ses œuvres a été réalisé avant le hirak, et pour beaucoup d'autres, depuis des années, mais qui restent d'actualité avec les événements actuels. 23 tableaux avec cinq multiples techniques graphiques, entre autres l'acrylique sur toile naturelle, sur toile, sur isorel ou sur plexiglas. Nous pouvons voir un tableau d'un homme demi-nu sur un tonneau de pétrole fait en acrylique sur isorel du nom de «Miziriya wa tahia El Djazaïr» (La pauvreté, mais vive l'Algérie, ndlr).
Plus d'une dizaine de toiles en acrylique sur toile simple représentant par exemple des natures mortes. De plus, pour la première fois, l'artiste s'adonne à une nouvelle technique qui consiste à réaliser des tableaux en impression digitale sur toile backlite rétro éclairée mettant en scène la planche à billets, le visa schengen ou encore Youtube sous le «sandouk el aadjab» (la boîte à trouve-tout, ndlr).
Conception du journal
Une nouvelle création s'est également ajoutée à l'exposition de Yasser. Il s'agit d'un recueil de pages sous forme de journal. En effet, l'artiste a voulu faire quelque chose qui lui tenait à cœur depuis longtemps, c'est de pouvoir réaliser un journal où il n'y a pas d'écrit, juste des images ou des suggestions de mots en reprenant ces mêmes sujets qui reviennent depuis les années 1990 à aujourd'hui, notamment la crise politique, la crise financière, la chute du dinar ou la planche à billets, puis ensuite les retravailler.
Afin de rester dans le style contemporain à toute époque, l'homme jaune essaye de créer un art intemporel. Ses inspirations, il les doit aux gens qui l'entourent et qui n'ont pas forcément une éducation scolaire. Des inconnus qu'il rencontre dans les cafés populaires, notamment dans celui où il travaille tous les jours.
«En fait, je suis un artiste public comme un écrivain public. Je m'installe de 8h à 17h dans les cafés populaires à Mostaganem, et ce sont les gens qui me donnent toutes ces idées et à qui je dois toute ma philosophie de l'art. Ce sont eux les vrais artistes, je ne fais qu'interpréter en images les idées qu'ils me donnent», précise l'artiste.
Avant de pouvoir se consacrer à l'art, l'artiste explique qu'il avait des difficultés à communiquer avec l'extérieur depuis l'âge de trois ans à cause des événements de la décennie noire. En effet, il avait assisté à des scènes qui sont restées gravées dans sa mémoire et qui l'ont complètement bouleversé. Donc, devenir artiste n'a jamais été un choix pour lui. Bien au contraire, c'était l'unique moyen pour lui de s'exprimer.


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