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La loi sur la gratuité des plages bafoiée : Les barons assurés de l'impunité
Publié dans El Watan le 22 - 07 - 2010

Les estivants les moins nantis sont évidement la cible de ces vautours assurés de toute impunité.
Quoique mis en évidence à l'entrée de chaque site de baignade, les écriteaux de l'APPL assurant que l'accès aux plages est gratuit conformément à la loi, font juste office de décor. Des plages de Bordj El Kiffan, en passant par celles de Bordj El Bahri, El Marsa, Aïn Taya, de Heuraoua, ou encore de Réghaïa, le constat est pratiquement le même. il révèle en somme une toute autre réalité. Hormis les largesses et le laisser-faire accordés aux jeunes qui exploitent les plages illégalement en imposant des tarifs d'accès exorbitants aux estivants, ce sont paradoxalement les agents de l'EGCTU qui versent dans ce créneau illégal. A l'entrée de Decca Plage, dans le littoral est-algérois, ces derniers profitent du laxisme des services de sécurité, pourtant présents sur les lieux en grand nombre, pour percevoir les droits de stationnement à leur profit, et ce, en ne remettant pas de tickets aux automobilistes. « Nous ne donnons pas de tickets à partir de 19h », s'entête à expliquer un jeune planté à l'entrée de la plage, qui plus est, arbore un gilet portant le sigle de l'établissement en question. Le directeur de l'EGCTU à qui nous avons soulevé le problème affirme de son coté, que « ce genre de pratiques est l'apanage des agents qui sont recrutés au niveau local. Il est du ressort des services de sécurité présents sur place de lutter contre ce genre d'abus.
Néanmoins, les citoyens peuvent nous faire part de ces agissements inacceptables pour que nous prenions à notre niveau les dispositions qui s'imposent en pareils cas, à savoir l'élimination immédiate des éléments qui sont derrière ces actes ». Au niveau des plages, c'est une autre forme d'arnaque que les estivants subissent. A Bordj El Kiffan, par exemple, les vacanciers qui tenteront de planter leurs parasols à même le sable se verront systématiquement refoulés de la plage, qui se trouve en fait fractionnée en périmètres d'exploitation reconnaissables par des cordes qui délimitent chacune des parcelles. Des gros bras veillent ainsi au grain et délogent, sans hésitation aucune, les « intrus » récalcitrants. Il n'est par ailleurs pas rare que les citoyens payent les deux cents dinars d'usage deux fois de suite. « J'ai dû payer la somme de 400 DA pour cette place », affirme une mère de famille, et d'ajouter : « Un jeune m'a, une première fois, réclamé les 200 DA, et quelques instants plus tard se présente un autre jeune pour me réclamer la même somme. » A Bordj El Bahri, notamment à la plage des Ondines, la situation qui prévaut est similaire aux autres sites. En plus du parking qui devient, au delà d'une certaine heure de l'après-midi, la propriété de jeunes qui s'imposent par la force, la plage est également payante. Sous prétexte de location de parasols, des jeunes gens font payer aux estivants le droit à une place sur le sable. Sur un autre registre, à Tamentfoust, le droit à l'exploitation des parkings n'est pas réservé uniquement à l'EGCTU, car l'APC d'El Marsa, dont dépend la localité, a donné l'autorisation à des jeunes du quartier pour exploiter les trottoirs en guise d'aire de stationnement. Les automobilistes qui refusent de s'acquitter des 50 DA auront affaire à l'exploitant qui affiche une allure qui dissuaderait les plus récalcitrants des propriétaires de voiture souvent en compagnie de leurs familles. Les pouvoirs publics de par cette situation anarchique ont démontré leur incapacité à faire appliquer la loi, et ce sont les couches les plus défavorisées qui payent le prix. Jusqu'à quand ?


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