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Epidémie du Covid-19 à Béjaïa : Le CHU gère son espace
Publié dans El Watan le 31 - 05 - 2020

La propagation de la Covid-19 met sous pression autant le personnel médical que les structures hospitalières. Le CHU de Béjaïa, qui comprend les deux hôpitaux Khellil Amrane et Frantz Fanon ainsi que la clinique d'accouchement, Mère-Enfant, de Targa Ouzemmour, subit les conséquences de la persistance de la crise sanitaire qui ne connaît toujours pas un recul notable.
Pas plus loin que la veille de l'Aïd, les responsables de l'hôpital Khellil Amrane ont été contraints de transférer un autre service pour renforcer le dispositif d'accueil et de traitement des malades du nouveau coronavirus.
L'établissement a continué à recevoir de nouveaux malades, ce qui lui a imposé le choix de ces réaménagements à l'intérieur de la structure. Après les services de la neurochirurgie et de la médecine interne, le service de l'orthopédie a été aussi versé dans la lutte contre la Covid-19. Pour élargir les capacités d'accueil face aux cas affluant vers l'établissement, le CHU a dégagé de l'espace après avoir transféré le service de la chirurgie infantile (CCI) vers la Clinique Mère-Enfant de Targa Ouzemmour.
Le manque de places a aussi dicté l'installation de box au niveau des Urgences. Si la propagation de l'épidémie perdure, le Centre hospitalo-universitaire sera dans l'obligation de réquisitionner les espaces d'autres services pour la prise en charge des cas contaminés et suspects du Sars-CoV qu'il continue de recevoir. Parallèlement, il devra aussi transférer ces services vers d'autres structures.
Ces réquisitions, transferts et réaménagements forcés, sont une contrainte imposée par le gel du projet de construction d'un CHU qui connaît tant de tergiversations et de retard. Si l'épidémie n'affiche pas une tendance à la baisse, le CHU continuera à gérer le peu d'espace dont il dispose après la saturation de l'hôpital Frantz Fanon et la Clinique Mère-Enfant de Targa Ouzemmour avec ses 64 lits.
Seul le service de réanimation, recevant les malades atteints de détresse respiratoire aiguë, n'est pas encore au maximum de ses capacités d'accueil.
Si le problème d'espace est, pour le moment, plus ou moins gérable, en comptant sur l'apport des structures hors chef-lieu de wilaya dont celles qui sont à réceptionner, le problème du personnel médical et paramédical risque de ne pas l'être.
Chaque service transféré hors structure-mère voit le nombre de son personnel divisé en deux, une moitié restant sur place pour prendre en charge les malades habituels. A croire des professionnels de la santé, le problème se posera autant pour le personnel médical que celui paramédical, les recrutements n'étant pas possibles. «Si les chiffres de l'épidémie viendraient à exploser, nous n'aurons pas les moyens humains pour faire face», nous dit, inquiet, un employé du CHU. Les inquiétudes du personnel médical sont alimentées par le peu de rigueur dans la prévention contre la maladie observé dans la rue. La dernière entorse à la règle sanitaire est le non-respect de l'obligation du port de masque.
Elle s'ajoute aux entorses contre l'éloignement social et tous les gestes barrières. Les deux jours de l'Aïd, l'interdiction formelle de circulation automobile a été un grand vain mot, tout comme continue à l'être par une partie de la population le confinement sanitaire. 572 personnes, 424 véhicules et 64 motos ont été d'ailleurs contrôlés les deux jours de l'Aïd par la police. 43 voitures et 18 motos ont été mises en fourrière, tandis que 108 personnes ont été verbalisées et fait l'objet de «procédure judiciaire». Jusqu'à vendredi dernier, la wilaya a déploré 25 morts de la Covid-19.
La veille, 24 cas ont été confirmés en 24 heures, un chiffre atteint au moment où le laboratoire de dépistage de l'université n'avait pas encore repris ses fonctions après un arrêt faute de kits d'extraction PCR. Ce n'est que jeudi que la reprise a eu lieu après que le laboratoire ait été alimenté en 250 kits importés.


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