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Abdelmadjid Tebboune à la réunion gouvernement-walis : «Des forces d'inertie œuvrent contre la stabilité du pays»
Publié dans El Watan le 13 - 08 - 2020

Abdelmadjid Tebboune a insisté, dans son discours, sur l'existence d'un «complot» fomenté par la «îssaba (la bande)» qui tente toujours de revenir aux commandes.
Forces d'inertie», «blocage volontaire de décisions», «complicité avec la bande»… C'est en ces termes que le président Abdelmadjid Tebboune exprime sa colère contre ceux qui freinent, selon lui, la mise en œuvre de son programme et de ses décisions.
En effet, le chef de l'Etat est apparu courroucé, hier matin au Palais des nations de Club des Pins, où s'est ouverte la réunion gouvernement-walis, la deuxième du genre après celle tenue en février dernier.
Cette rencontre est programmée justement pour évaluer «l'application des orientations présidentielles sur le terrain». Et le bilan est, visiblement, mitigé. «Certaines wilayas ont bien réagi, tandis que d'autres patinent», affirme-t-il, dans un discours prononcé à l'ouverture de cette réunion.
Le chef de l'Etat exprime ainsi son mécontentement. Sortant à chaque fois du discours écrit, Abdelmadjid Tebboune se montre menaçant à l'égard de ces responsables locaux qui «agissent toujours avec la même mentalité d'avant» héritée de l'ancien pouvoir.
Il fustige, dans la foulée, ceux qu'il appelle «les forces d'inertie» qui «œuvrent contre la stabilité du pays». «Il y a des forces d'inertie qui œuvrent contre la stabilité du pays et espèrent toujours parvenir à une situation de chaos», lance-t-il.
Le chef de l'Etat annonce, à cet effet, des enquêtes lancées pour démasquer les complices. Poursuivant, Abdelmadjid Tebboune revient sur les limogeages de chefs de daïra et de P/APC, décidés mardi dernier.
Cette décision est motivée, selon lui, par «le blocage de décisions prises en Conseil des ministres». «Ces blocages sont parfois volontaires.
Les responsables limogés seront soumis à des enquêtes pour déterminer quelles étaient leurs intentions», affirme-t-il. Parmi les mesures souffrant de cette pratique, indique-t-il, il y a le versement de la prime Covid-19 accordée au personnel médical et l'indemnité décidée au profit des familles démunies.
«Pendant trois mois, cette prime n'a pas été versée. Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que c'est la contre-révolution ? Il y a des complicités à l'intérieur de l'administration. De toute façon, des enquêtes sont en cours pour savoir qui a fait quoi et qui bloque quoi», déclare-t-il.
«Servir le citoyen ne mène pas à El Harrach»
Selon lui, certains responsables locaux invoquent leur crainte d'être accusés de mauvaise gestion et d'être emprisonnés. «Servir le citoyen ne vous mènera pas à El Harrach.
C'est le détournement des deniers publics qui est combattu», précise-t-il, en s'adressant directement aux walis, qu'il invite à faire usage de leurs prérogatives pour solutionner les problèmes du citoyen.
Sur la même lancée, le président Tebboune évoque aussi une autre pratique en vogue chez les responsables, qu'il qualifie de «cinéma». «Nous assistons à des pratiques révolues.
Des responsables viennent devant les caméras pour faire croire qu'ils ont pris en charge les doléances des citoyens. Mais dès qu'il n'y a plus de projecteurs, ils abandonnent tout. C'est du cinéma. Il faut que ça cesse», fulmine-t-il. Et d'ajouter : «On ne peut pas gagner la confiance du citoyen en ne faisant rien.»
«La bande agit toujours»
Enchaînant, Abdelmadjid Tebboune insiste également, dans son discours, sur l'existence d'un «complot» fomenté par la «îssaba (la bande)» qui tente toujours de revenir aux commandes. «Il y a un complot contre la stabilité du pays (...). Il y a des gens que la stabilité n'arrange pas, ils espèrent toujours revenir en force.
Ils rêvent. Le peuple est sorti dans la rue. Le train a démarré, personne ne peut l'arrêter», lance-t-il. Estimant que «80% des citoyens sont contents de la stabilité sociale», il accuse la «bande» d'exploiter la détresse des citoyens pour tenter de provoquer des révoltes sociales.
«Ils (les représentants de la «bande», ndlr) achètent des citoyens avec l'argent sale», dit-il, invitant à nouveau les walis à être à l'écoute des Algériens.
Il évoque, dans la foulée, la nouvelle affaire Ali Haddad, concernant la conclusion d'un contrat avec un cabinet de lobbying pour un montant de 10 millions de dollars, mais sans nommer l'ancien président du FCE.
«Ils sont en prison et leurs millions de dollars sont distribués à l'étranger. Qui a donné les ordres ? Qui a sorti ces millions de dollars ? Le peuple doit savoir», déclare-t-il.
Selon lui, l'époque «où les responsables sont désignés par téléphone avec des sacs d'argent et durant la nuit est complètement révolue». «Les portes de la repentance sont ouvertes pour ceux qui ont été dupés. Mais ceux qui ont choisi la voie de la traîtrise en travaillant contre l'intérêt de leur pays assumeront leurs responsabilités», souligne-t-il.
Assurant que le changement demandé par le «hirak béni» sera concrétisé, Abdelmadjid Tebboune appelle les membres du gouvernement et les walis à se préparer à l'étape du référendum sur la révision de la Constitution. Il annonce, à cet effet, «qu'un texte sera prochainement publié englobant les propositions de tous et chaque article inclura toutes les propositions soumises».
Avant de conclure son discours, le chef de l'Etat invite les participants à la rencontre à faire une évaluation complète des problèmes et à proposer des solutions pratiques pour en finir avec cette situation.
Quatre walis atteints de Covid-19
Quatre walis n'ont pas pu participer, hier, à la rencontre avec le gouvernement. Ils ont contracté le nouveau coronavirus.
C'est ce qu'a annoncé le président, Abdelmadjid Tebboune, à l'ouverture de cette rencontre au Palais des nations du Club des Pins.
«Quatre walis sont absents. Ils ont contacté la Covid-19 et je leur souhaite un prompt rétablissement», explique le chef de l'Etat. M. M.


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